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 Breezy days deserve the union of two old friends + ft. Juliet

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Message(#) Sujet: Breezy days deserve the union of two old friends + ft. Juliet Jeu 1 Déc - 0:45


Juliet & Elliot

Quelqu’un sonnait à la porte. Si je n’avais pas entendu la sonnette, ce sont les aboiements interminables de Moriaty qui m’aurait signalé un visiteur. Je baissais le son de la télévision, déposais mon énorme tasse de café sur la table basse et rejoignais le chien à l’entrée. Je jetais d’abord un coup d’œil par la fenêtre, écartant quelque peu le rideau pour avoir une meilleure visibilité de la personne dehors. Mais il faisait tellement noir que c’était impossible de reconnaitre qui était là. C’est à peine si je pouvais dire s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. « Faudrait peut-être que je pense à changer l’ampoule dehors à l’occasion… » Mais c’était tout moi ça. Une ampoule grillait, et il me fallait trois mois pour songer à la remplacer.

J’attrapais une écharpe qui trainait par là et l’enroulait autour de mon cou avant d’ouvrir la porte. Le temps aujourd’hui avait été calamiteux. Il avait d’abord commencé à pleuvoir, rendant la route et le chemin qui menait à ma maison quasiment impraticable. A moins d’avoir un tout-terrain, personne n’osait s’aventurer par ici. Désormais, c’était de la neige qui tombait, offrant du verglas à ceux que la boue ne suffisait pas. Quiconque s’était décidé à venir me rendre visite à une telle heure et avec une telle météo… avait bien du courage. Et de bons pneus. Ou de bonnes chaussures. Peut-être même des raquettes à neige.

Enroulé dans mon écharpe, j’étais prêt à affronter les bourrasques de vent qui allaient fouetter mon entrée (et mon corps) dès que j’ouvrirais la porte. J’avais parfois l’impression d’habiter en Laponie et pas au Canada. C’était peut-être le Père Noël qui était derrière ma porte. En parlant d’elle, je me décidais enfin à l’ouvrir après que la sonnette retentit de nouveau. La pauvre personne de l’autre côté devait être frigorifiée à force d’attendre. « Oups. »

Je frémissais en sentant le vent et les flocons de neige frapper mon visage. Il me fallut quelques secondes pour rouvrir les yeux après avoir ouvert l’entrée. Mon regard se posa d’abord sur les pieds de mon visiteur. Ou plutôt ma visiteuse. Je connais peu d’hommes qui appréciaient porter des escarpins d’une dizaine de centimètre de haut. Enfin. Ce qu’il pouvait rester de ses escarpins. La pauvre jeune femme avait perdu un talon en route et avait de la boue jusqu’aux genoux. Monsieur Louboutin pleurerait devant un tel spectacle.

Mon regard remontait doucement le long du corps de la jeune femme. Jupe crayon, chemisier, trench élégant, valise Vuitton à la main… ou du moins ce qu’il restait de tout ça. Qui est-ce que je connaissais d’assez bête pour porter une telle tenue aujourd’hui à White Oak Station ? Je continuais donc mon analyse et posais enfin mon regard sur le visage de la jeune femme ravagée par les intempéries. Les mots sortirent de ma bouche avant que j’ai le temps de penser à les prononcer : « Mais qu’est-ce que tu fous là ? ». Juliet. Mon ancienne amie. Mon ancienne collègue. Mon ancienne vie. C’était probablement la dernière personne que j’envisageais voir à ma porte ce soir. Ou même n’importe quel soir. WOS et Juliet n’étaient simplement pas compatibles. Les chèvres et Juliet n’évoluaient pas dans le même monde. Elle pensait certainement que les briques se remplissaient toutes seules comme par magie et qu’il n’y avait pas de petites mains comme les miennes pour aller les chercher à la source. « Bon attends, rentre. » Avant que j’ai le temps de trouver toutes les raisons qui rendaient impossible sa présence ici. Je l’attrapais par le bras pour la faire rentrer et refermais aussitôt derrière elle.

La pauvre femme était recouverte de boue, de pluie, de… pailles – je crois. Elle commençait à devenir bleue à cause du froid, sa valise avait perdu une roulette et ses cheveux dégoulinaient dans mon entrée. Elle était dans un sale état. Ses proches ne l’auraient probablement pas reconnue aussi vite que moi. Pour limiter la casse, j’attrapais un plaid posé dans l’entrée et l’enroulais autour d’elle. On trouverait une meilleure solution plus tard, mais pour l’instant c’était toujours mieux que rien. « Tu m’expliques ? » Elle avait peut-être mieux à faire maintenant, mais j’avais besoin de savoir. Les grandes lignes au moins.

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Message(#) Sujet: Re: Breezy days deserve the union of two old friends + ft. Juliet Sam 3 Déc - 23:50


Juliet & Elliot

Tu avais initialement décidé de réserver une chambre d’hôtel dans laquelle tu comptais te reposer une fois arrivée à White Oak station  pour n’aller frapper à la porte d’Elliot que plus tard, voire même le lendemain. Mais tu as finalement changé d’avis, sans trop savoir pourquoi. Probablement étais-tu trop pressée de le revoir et de finalement avoir des explications… Ô combien t’es-tu trompée. Si tu avais suivi tes plans, tu serais au chaud, pieds nus sur la moquette, les cheveux mouillés d’avoir pris une douche brûlante, une tasse de café à la main. Au lieu de ça, tu es dehors sous des trombes d’eau, les pieds noyés dans tes escarpins -dont un a tristement rendu l’âme-, les cheveux plaqués contre ton visage par la pluie battante, la valise détrempée à la main. Tu n’es pas belle à voir. Chaque seconde qui passe te fait haïr viscéralement un peu plus cette ville. Quelle idée.

Les chèvres, la boue, la campagne… Tu te demandes vraiment ce qui a pu se passer dans la tête de ton ancien collègue. Et si tu comprenais, au début, son burn out, tu as toujours pensé que ça serait temporaire. Pendant ces deux ans tu as attendu, peut être espéré, le voir arriver penaud devant ta porte, une fois sa raison retrouvée. Mais les semaines, puis les mois, se sont fait longs, et il n’est jamais arrivé. Et te voilà. Et puis la neige.

Comme si tout ça n’était pas suffisant, il faut en plus que de gros flocons blancs s’écrasent contre tes joues. Tes mâchoires se crispent. Tu commences réellement à être frustrée, et si tu n’avais pas la carapace aussi épaisse, on pourrait presque croire que tu es prête à pleurer. Mais non, pas toi. La porte s’ouvre enfin. « Mais qu’est-ce que tu fous là ? »

Ton corps hésite entre rire et écraser une gifle sur sa joue, alors tu ne fais rien. Tu restes là, à la porte, stoïque, jusqu’à ce qu’il t’attire à l’intérieur. Alors qu’il passe un plaid autour de tes épaules, tu te résignes à abandonner tes chaussures sur le parquet, perdant immédiatement 10 centimètres de hauteur, au moins. Ce que tu détestes ça. « Tu m’expliques ? » Tu lèves les yeux vers lui avant de te décider à parler, enfin. Et tu perds un peu ton calme. «  Je t’explique ? Tu ne crois pas que de nous deux c’est plutôt toi qui as des explications à donner? Je n’ai pas disparu pendant deux ans sans laisser de trace. Je… Je suis restée, moi, j’ai pas bougé, j’ai fait mon boulot. » Le volume de ta voix faiblit considérablement à chaque mot que tu prononces alors que tu te sens t’enfoncer dans le sol. Ca parait ridicule comme ça, mais abandonner la hauteur de tes talons te fait perdre tes moyens. Tu te sens diminuée, amputée dans ton amour propre. Et le fait de te mettre à nu de la sorte devant Elliot n’aide pas. Car si cette conversation, dans la bouche de n’importe qui d’autre, pourrait paraitre banale, chaque syllabe qui franchit la barrière de tes lèvres écorche ton honneur. Tu sais pertinemment qu’il comprend exactement ce que ça représente pour toi d’être ce soir sur son porche. Il sait que ceux qui peuvent déclencher ton courroux se comptent sur les doigts d’une main, les autres ne parvenant à récolter que ton indifférence, ton mépris au mieux. Il sait très bien que ça te coûte beaucoup plus que tu ne l’avoueras jamais, et il a sacrément intérêt à arrêter de faire le con, parce que ta patience a des limites qui auraient du être franchies il y a des années lumières.

« Alors, tu m’expliques? » Tu m’as manqué.
Dans ta bouche, c’est pareil.
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Message(#) Sujet: Re: Breezy days deserve the union of two old friends + ft. Juliet Lun 5 Déc - 20:13


Juliet & Elliot

En ouvrant la porte ce soir-là, je ne m’étais pas attendu à recevoir une leçon de vie d’une ancienne amie. Non, je m’étais attendu plutôt à un voisin qui m’informait qu’il avait retrouvé un mouton gelé sous la neige dans ses champs. J’aurais été triste, mais j’aurais pu rapidement retourner à mon canapé et passer à autre chose. Là… c’était compliqué de passer à autre chose. Je me voyais mal pousser Juliet de l’autre côté de la porte et lui dire de retourner à sa vie de rêve. Loin d’ici. Très loin d’ici. J’étais obligé de l’écouter parler, critiquer ma disparition soudaine, mon mutisme de plus de deux ans. Mais qu’est-ce qu’elle voulait que je lui dise ? Elle savait pourquoi j’étais parti, ce n’était un mystère pour personne. Soit on pensait que j’avais pété un plomb à cause de mon renvoi suite à une erreur monumentale. Soit comme Jules, on savait que j’avais pété un plomb parce qu’on m’accusait à tort sur quelque chose que je n’avais pas commis. L’un dans l’autre, je ne pouvais pas revenir. Et à quoi bon donner des nouvelles ? En quoi ma vie entourée de chèvre pouvait l’intéresser ? Elle m’aurait simplement pris pour un fou. « Je sais pas quoi te dire. » lançais-je finalement après un silence interminable.

Je haussais les épaules, ne sachant quoi faire de mieux. « A quoi ça pouvait bien servir que je laisse une trace ? Je suis à peu près sûr qu’en ce moment tu regrettes de l’avoir retrouvée. » J’illustrais ma phrase d’un geste de bras vers elle, pour désigner l’état pitoyable dans lequel elle était. Si elle était restée tranquillement chez elle, rien de tout ça ne serait arrivé. « Je pouvais plus continuer à faire mon boulot, moi. Donc je peux pas revenir. Et très honnêtement je ne veux pas revenir. » Mon père était certain que ce n’était qu’une phase, que j’allais vite me lasser de la vie rurale mais le fait est que je n’avais jamais été aussi heureux. L’adrénaline ne me manquait pas. La pouvoir non plus. L’argent… j’avais toujours plusieurs millions qui prenaient la poussière sur mon compte et dont je me fichais royalement. Alors si Jules pensait qu’elle pouvait débarquer comme ça pour demander des explications ou en pensant pouvoir me faire quitter White Oak Station, elle se mettait le doigt dans l’œil.

« Ecoute, ça me touche de voir que t’as fait tout ça pour moi. Mais tu vois bien que c’est pas un endroit pour toi ici. » reprenais-je en la voyant grelotter sur place. Je posais mes deux mains sur ses épaules et la rapprochais de moi de sorte à pouvoir passer mon bras autour d’elle. « Alors tu vas te réchauffer, rester là cette nuit et repartir quand ça ira mieux. » Mon bras toujours autour d’elle, je la guidais vers une des chambres du rez-de-chaussée. Je trainais sa valise avec nous et me permettais de l’ouvrir pour lui trouver des vêtements chauds et secs. Sauf que… elle ne devait pas avoir vraiment compris où elle mettait les pieds. Je rigolais tout seul alors qu’elle m’observait de haut, toujours dans son plaid. Je trouvais néanmoins un pantalon et un sous-pull avec des manches longues, ainsi que des sous-vêtements. J’allais les déposer dans la salle de bain attenante sans lui laisser le choix. « Je te laisse aller prendre une douche pendant que je vais te chercher des vêtements plus… appropriés pour la saison. » me moquais-je gentiment en la laissant seule dans la chambre. J’allais fermer la porte que je m’arrêtais pour poser un dernier regard sur elle. « Et tu m’as manqué aussi Jules. » Parce que je savais que c’était ce qu’elle avait voulu dire en débarquant comme ça chez moi.

Je lui avais apporté un gros pull et des chaussettes épaisses pendant qu’elle prenait sa douche et lui avais laissé sur le lit. Je l’attendais désormais dans le salon chauffé par le feu de cheminée, une tasse de thé fumante sur la table basse pour elle. Je me demandais ce qui l’avait bien poussé à venir maintenant. Pourquoi avait-elle attendu deux ans ? Pourquoi n’avait-elle pas appelé plutôt que débarqué comme ça sans rien dire ? Elle pensait vraiment qu’elle allait réussir à changer ma vie après autant de temps passé loin l’un de l’autre ? J’avais tellement de questions à lui poser. Mais au fond, j'avais surtout envie de parler avec elle. C'est vrai qu'elle m'avait manqué.

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