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 it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah

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inscription : 11/05/2016
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Message(#) Sujet: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Jeu 1 Déc - 0:09


Moriah & Alix

Une dizaine de jour de trek en Nouvelle Zélande… c’est pas de tout repos. Je préfère largement les séjours all-inclusive dans les cinq étoiles des plus belles îles paradisiaques du monde. Mais ça, c’est plutôt le programme pour les magazines de l’été. En ce moment, les gens ont envie de trek en Océanie. Bon… donnons-leur des randonnées avec des sacs à dos aussi lourd que moi alors. Siii ça peut leur faire plaisir. Et si ça peut me faire gagner ma vie.

C’était rare de partir de la maison aussi longtemps. J’avais toujours peur de revenir et de retrouver la baraque cramée ou avec un mur en moins. Vu le prix que j’ai mis dedans pour la retaper, ça m’emmerderait que l’un de mes adorables colocataires y causent un accident. Mais en arrivant chez moi ce coup-ci, elle semblait en état. De l’extérieur du moins. Elle paraissait seulement triste comparée aux autres maisons déjà décorées pour les fêtes. Mais je savais que personne à part moi ne penserait à noëlifier notre demeure. J’espérais juste qu’ils étaient préparés à aller chercher tout ce qu’il fallait dès mon retour.

Le soleil venait à peine de se lever et je connaissais les marmottes avec lesquelles je vivais. J’évitais donc l’entrée principale qui grinçait comme celle d’un manoir hanté et passait par l’arrière, débarquant aussitôt dans la cuisine. J’étais accueillie par une petite culotte blanche. Et un cul en dessous. Un cul ultra bombé à cause de la position de la jeune femme à qui il appartenait. J’arquais un sourcil en déposant bruyamment ma maison-sac à dos par terre. La propriétaire du cul se retourna pour m’observer. Heureusement pour ma vue, elle portait également un t-shirt qui lui offrait un tout petit peu de pudeur. « Bonjour ? » tentais-je après qu’elle ait fini de m’inspecter. Elle me salua à son tour. En jugeant par sa tenue et par le fait que je ne connaissais absolument pas cette personne, je supposais qu’il s’agissait d’une conquête d’un de mes colocs. Restait plus qu’à savoir lequel. « Vous êtes là pour qui ? » Je lui laissais le temps de répondre en me dirigeant vers la machine à café qu’elle avait eu la bonne idée de faire couler avant mon arrivée. Bon ptit cul ça.

La jeune femme sembla hésiter. Trop longtemps pour qu’un de mes colocs aient par magie trouver une meuf régulière ces dix derniers jours. « Euuuh… Isaiah ? » Je rigolais dans ma tasse à café fumante. Elle avait dû comprendre que c’était pas possible. « Jonah ? » « Toujours pas. » Dernière tentative avant de la faire dégager : « Je sais ! Noah ! » Je hochais négativement la tête, les lèvres pincées comme pour dire « bien essayé… mais toujours pas ». Je sirotais mon café en attendant qu’elle ponde autre chose. Rien ne semblait venir et la scène commençait à m’ennuyer. Je décidais donc d’en finir. « Moriah peut-être ? » Ses yeux s’écarquillèrent soudain et je la félicitais d’un grand sourire.   « Ouaiiis… bravo ! Sauf que lui c’est mon mec donc si tu veux pas que je te botte ton cul dévêtu... tu. te. barres. » C’était hyper faux, mais petit cul n’avait pas besoin de le savoir. Elle jugea mon agressivité avant de décider que je risquais réellement de la frapper si elle restait là plus longtemps. Elle disparut alors dans la véritable entrée, choppa chaussures et manteau posés là-bas et disparut de chez moi. « Ah… ça m’avait manqué. »

Quelques minutes plus tard, le temps de terminer ma tasse et d’en remplir une autre, je débarquais dans la chambre d’Isaiah/Jonah/Noah. Il était en mode dépression sur son lit. Je l’y rejoignais après avoir déposé son petit dej sur la table de chevet à côté. « Il y avait une meuf désagréable dans notre cuisine. Elle a massacré ton prénom donc j’ai menacé de massacré sa gueule. Elle a préféré partir, j’espère que tu m’en veux pas. » annonçais-je très joyeusement. A en croire mon altercation un peu plus tôt, il avait dû accueillir cette « charmante » demoiselle dans son lit. Mais vu sa tête en ce moment, ça n’avait pas dû être un moment très réussi. Il ne m’en voudrait pas. « T’es triste parce que je t’ai manqué c’est ça ? Tu veux que je te remonte le moral ? » Il avait pas besoin de savoir que ça impliquerait de passer la journée à chercher des décos pour Noël. Surtout que ça n’améliorerait certainement rien à son moral. Au mien, ouais, carrément. Mais lui aurait envie de se convertir juste pour éviter ça.

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“So, baby, pull me closer in the back seat of your Rover that I know you can't afford. Bite that tattoo on your shoulder. Pull the sheets right off the corner of that mattress that you stole from your roommate back in Boulder. We ain't ever getting older.“

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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Jeu 1 Déc - 20:12


Alix w/ Moriah


Dix jours s’étaient écoulés depuis le départ d’Alix pour l’un de ses séjours d'activiste greenpeace latent. Des centaines d’heures, grosso modo, il ne s’était pas amusé à convertir les jours en heures ou les heures en secondes ( à peine, en tout cas). Moriah n’avait clairement pas que ça à  faire. C’était le temps d’une météo aussi salope qu’imprévisible. Les gens commençaient sérieusement à se cailler les miches et inventaient diverses stratégies incluant vaguement des briquets, des installations chinoises de contrefaçon; le nombre de fuites de gaz avait augmenté, sans parler de celui des incendies involontaires. Le conseiller en assurance qu’il était avait passé dix jours à suer sang et eau , mettant à l’épreuve la moindre de ses fibres nerveuses, se répétant des maximes has been pour survivre aux envies de meurtre inspirées par la clientèle à l’autre bout du fil (qui pour la plupart, n’avait pas inventé l’eau chaude). Il n’avait jamais été aussi po-pu-laire que ces dix foutus derniers jours et, à la coloc, son souffre-douleur privilégié n’était même pas là pour encaisser son humeur merdique, ses crises de fureur et ses discours grandiloquents de mec bien pensant (qu’il servait à toutes les sauces, même celles qui ne se trouvaient la plupart du temps pas au menu du tout). Il venait de passer une semaine à porter la croix et la bannière et , c’était peu de dire qu’il en avait chié.
Certains s’éclataient comme des petits fous – dans la mesure du possible -, d’autres s’éclataient, tout court, derrière un desk en formica, calés de part et d’autre par des piles de dossiers.

Lorsqu’il portait le regard sur les pochettes en carton de toutes les couleurs – de la palette pastel-, il avait l’impression de porter le regard sur l’étendu des tortures dont il allait forcément faire l’objet pour  les prochains mois à venir.
C’est dire que si certains commençaient à sortir les vieilles cassettes à face A et B ou les cds de chants évangélistes – de noël, bien entendu - , se parant de leur plus bel enthousiasme, Moriah, lui, passait en revue les raisons pour lesquelles il détestait cette période.

Au fond, il n’y avait que ces fichus père-noël postés çà et là  pour faire la quête, les chorales moisies qui venaient s’installer dans l’allée pour lui offrir du « Jingle Bells» et toutes ces décorations extrêmement kitsch dégainées par les voisins qui l’embêtaient salement. Les fêtes le renvoyaient toujours à la période où son père avait décidé de quitter le paysage, emportant dans son sillage les traditions familiales qu’il avait crée. A cause de lui, plus jamais Moriah et sa mère n’avaient bu du lait de poule à la cannelle, plus jamais ils n’avaient installé de vrai sapin, plus jamais ils n’avaient écrit de liste au père noël, en espagnol (non, il n’avait jamais essayé de comprendre cette tradition, mouton qu’il était. Il était content, vous comprenez, tellement content d’écrire sa maudite liste alors, en espagnol ou en lituanien ça n’aurait fait aucune différence!). A Noël se distendaient les « plus jamais » ceci ou cela.Une rengaine poussiéreuse qui le poussait constamment à squatter le premier bar en vue. A jeter son dévolu sur la première pintade rencontrée et, baiser avec. Sans scrupule, ni remord, sans avoir l’intention de prolonger l’accolade au-delà des chiottes. Moriah n’était qu’un grand romantique dans l’âme qui avait vu sa vie sentimentale observer quelques loupés ( du genre à filer le tournis et à encourager le sacerdoce). Il en était à son deuxième whisky on the rocks lorsqu’il avait échangé l’œillade de trop avec l’espèce de poupée au brushing parfait (et au séant du même acabit). Quelques paroles avaient suffi pour l’envoyer au pays des « allumés » ainsi qu'une interprétation très personnelle du « Oops i did it again » de Britney Spears. Avec les étoiles qu’elle lui avait projeté dans les yeux, Britney Bis avait réussi à le rendre fou amoureux ( elle et probablement les deux whiskies, la bière et le sex on the beach qu’il avait déjà descendu).

Le réveil fut bien loin d’une chute de conte de fée. Il n’y avait plus rien de très attrayant seule une magnifique gueule enfarinée, la gorge sèche , régnait dans sa bouche un goût pâteux, dans sa tête une migraine royale, somme toute, il se payait une tronche dégueulasse et il ne pouvait remercier pour ce joli cadeau personne d’autre que ce père-noël à la con.

Il se passa une main lasse sur le visage lorsqu’il entendit la porte de sa chambre s’ouvrir,  il pria intérieurement que ce ne soit pas sa conquête de la veille. Moriah ne se souvenait plus de son prénom, d’ailleurs, il n’était même pas sûr qu’il le lui ait demandé à un moment ou à un autre pré , pendant ou post coït sale. Il n’était même pas sûr d’avoir été suffisamment futé pour utiliser une capote et préférait oublier l’expérience. Cela ne lui ressemblait pas tant que ça. Entre ces murs, il était surement celui qui ne trempait pas sa queue dans tout ce qui se tapait de jolies jambes.

Il accueillit la remarque d’Alix avec un grognement. «Bonne fille » - souffla-t-il, se redressant, décalant sa carcasse pour offrir à Grayson un peu de place pour ajouter son poids au sien sur son lit.« J’suis triste parce que j’peux dire adieu à ma nique matinale » - il se frotta le bras droit et jeta un coup d’oeil au plateau où trônait son petit déjeuner. Dix jours, il serait bien le dernier à le reconnaître mais elle lui avait manqué, c’était un fait indéniable qu’il ne formulerait certainement pas à voix haute. « Le petit dej » - lança-t-il, plissant les paupières suspicieux « Carrément ? » - il poussa un long soupire et allongea le bras pour attraper la tasse de café posée sur sa table de chevet. Ces petites attentions ne présageaient rien de bon au pays d’Alix. Ni à celui de Moriah, d’ailleurs. « Tu rentres à peine, tu mets  à la porte ma conquête et, tu me fais le petit dej. Je ne sais pas ce que tu as derrière la tête mais les signes avant-coureur sont loin d'être rassurants ». Il but une gorgée de la décoction à laquelle il dédiait une partie de sa ferveur et se mit – pour la deuxième fois en l’espace de cinq minutes – à prier. Alix était la reine des plans foireux, elle avait assez de joie de vivre en elle pour écœurer tous les Moriah qui n'aspiraient à rien de mieux qu'à un peu de calme et de solitude. Il ne voyait pas de mal à déprimer. Chez lui, c'était même une norme qu'il respectait, déférent.« Ton jeu de paupières, là, c'est censé me préparer au pire ? Qu'est-ce que tu veux de moi, Grayson ? ».






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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Lun 5 Déc - 19:07


Moriah & Alix

Pas sauvage, Moriah me laissait un peu plus de place sur son lit. Il aurait aussi bien pu me virer. J’appréciais cet accueil si chaleureux. Chaleureux pour lui en tout cas !  Il pouvait dire adieu à sa fameuse « nique matinale » mais ne semblait pas trop m’en vouloir non plus. Il ne mettrait pas bien longtemps à trouver une nouvelle proie. Il lui suffisait de chercher. Il ne mettait jamais bien longtemps à trouver. Comme chaque personne dans cette baraque. Nous étions certainement la maison des canons. Le monde entier nous enviait, c’était sûr !

Le jeune homme remarquait enfin ma petite attention. « Eh ouais mon chat. Si ça c’est pas être une coloc parfaite ! » Les deux autres étaient les pires spécimens sur Terre. Je devais supplier et pleurer pour qu’ils m’apportent ne serait-ce qu’un café. Chez moi, c’était plutôt naturel. D’accord, comme il le voyait venir, cette fois-ci j’avais une arrière-pensée derrière mon geste. Mais ça ne veut pas dire que je ne l’aurais pas fait même sans ça ! Je jouais néanmoins les innocentes, lui lançant mon plus beau sourire et papillonnant des yeux. On aurait pu me donner le bon Dieu avec une tête pareille ! Elle m’avait sorti de toutes les galères à travers le monde. « Pourquoi est-ce qu’il faudrait forcément que je trame quelque chose ? » Parce qu’il me connaissait bien. Voilà pourquoi.

Je faisais durer le suspense encore quelques temps et feignais de me reposer à côté de lui tandis qu’il sirotait son café. Laissons-le se réveiller avant de lui annoncer le programme de la journée. Ce n’est que lorsqu’il reposait sa tasse sur la table que je me sortais de mon faux repos. Je lui donnais une petite tape sur le corps (j’ignorais où atterrissait ma main) et bondissais hors du lit, direction ses vêtements. « Laisse-moi chercher quelque chose… » Je farfouillais dans ses affaires, en quête d’un truc que j’étais certaine qu’il avait. Tout le monde a déjà eu droit à ce cadeau, ironique entre jeunes, très sérieux venant d’une personne de plus de soixante ans. Jeans, non. Chemises, nooon. Pull, ah… ça devient bon. « Ouuuh… Eh eh eh. Il est parfait. » Je dépliais un pull bien caché derrière tous les autres et me retournais pour faire face à mon coloc surpris par ma trouvaille. Le pire pull de Noël au monde. « Aujourd’hui, on va acheter de quoi décorer la maison pour les fêtes ! » annonçais-je fièrement en balançant le pull sur son lit. « Et t’es obligé de dire oui ! C’est dans le contrat de coloc ! » Le document que nous regrettions tous d’avoir signé un soir où nous étions tous bourrés. J’étais en droit de réclamer un coup de main à n’importe lequel de mes colocataires sans que celui-ci puisse refuser, auquel cas il serait obligé de porter pendant toutes les fêtes de l’année un slip kangourou. Noël, Pâques, la Fête Nationale, la St Valentin... Et je voyais mal Moriah lever de la belette en slip kangourou le jour où les filles étaient les plus en chien dans l’année. En chien ne voulait pas dire aveugles.

« Je te donne quinze minutes pour te préparer, je t’attends en bas. » Je quittais la chambre sans lui laisser le temps de trouver une excuse et filais m’habiller de mon côté. Petite douche, enfilage de pull dégueulasse à mon tour, quête de bottes fourrées qui me permettraient de survivre au froid quasi-hivernale, j’étais rapidement prête. Emmitouflée dans une grosse parka, un bonnet à pompon enfoncé sur la tête, écharpe qui me recouvrait presque entièrement le corps, j’attendais Moriah qui arrivait en trainant la patte. N’importe lequel de nos autres colocs auraient surement été ravi de m’aider. Mais où était l’intérêt dans tout ça ? Autant réconcilier Grumpy Cat avec les fêtes. Je lui tendais les clés de la voiture. « C’est toi qui conduis. Je peux rien faire avec ces chaussures. » Impossible de sentir les pédales avec des bottes pareilles. On allait foncer dans un mur avec moi.  

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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Mar 6 Déc - 19:40


Alix w/ Moriah


Lorsqu’il observait silencieusement ses petites mimiques qui déjouaient toutes les grandes confusions du monde ( les siennes, surtout), Moriah tombait en pâmoison, idiot ayant perdu toute volonté de rébellion, même  celle profondément ancrée dans son matériel génétique. Un coup d’oeil mal placé, une fossette aperçue , surpiquant ses joues et, bim, bam, boum, il abdiquait sans protestation, pliant sous le joug d’une force naturelle , complètement admiratif d’un visage aux traits réguliers, d’un sourire partant légèrement de traviole, de sourcils expressifs – enquiquinant, la plupart du temps, okay ?- . Dans d’autres circonstances, face à des mots réducteurs pareils – castrateurs surtout- il aurait tapé du poing, hurlé à qui veut que ça ne se passerait pas comme ça, bon sang ! Il n’était le chat de personne et encore moins son chat à elle. Mais, temps faisant, il s’était ramolli et, c’était tout. Il n’arrivait toujours pas à trouver une explication possible à ses comportements tellement contradictoires qu’il observait en sa présence. L’expression d’un instinct paternel ou un truc ambigu du genre, qu’il ne vallait mieux pas creuser, des fois qu’il tombe sur le cadavre d’un chiot (ou quelque chose de plus dérangeant, des sentiments plus confus, plus profonds, beurk, dégueulasse). « Parce que je te connais, Alix. Parce que tu laisses trainer tes sous-vêtements partout, parce que tu psychotises à la moindre erreur de rangement à l’inverse ...je veux dire, c’est important que ce soit en haut ou en bas ? » - non, ça ne l’était pas. Sauf pour la brunette et sa signature personnelle de grande drama queen. Il leva les yeux au ciel – si une aide devait être attendue de là, elle ne vint pas à  son secours, non, elle se fit porter pâle comme sa grande compagne chance – empotée - et sa rivale ,poisse, elle, toujours au rendez-vous, ponctuelle, même en avance des fois. Pourtant, malgré son ton bourru, il y avait ce sourire qui jouait les prolongations d’un match, sur ses lèvres, atteignant ses yeux qui brillaient, malgré la mauvaise volonté qu’il pouvait y mettre pour le planquer. Putain, elle était forte. Il faillit recracher la dernière gorgée de  café  qu’il avait dans l’gosier lorsqu’il sentit une main frôler son aine et , retint même un cri , à grande peine. Il déglutit bruyamment, suivant du regard la démone. « C’est ça, fais comme chez toi » et de fait, elle se trouvait chez elle. Bien que Moriah le locataire renfrogné lui ait fait signer un contrat stipulant qu’il lui était interdit de se faufiler dans sa piaule sans son consentement. Évidemment, Grayson avec sa démarche de lutin sous amphétamine et ses manières de petit-rayon-de-soleil explosait tous les accords. Sans exception.

Thielsen vint se placer au bord du lit, se frottant les yeux, assez curieux de voir ce qu’elle s’apprêtait à lui pondre comme plan limite et comment il allait bien pouvoir, éventuellement, s’en soustraire. Il scrutait le moindre de ses faits et gestes, craignant qu’elle tombe sur l’un des trucs pas très net qu’il planquait dans son armoire – des souvenirs d’antan comme des accessoires paumés au cours des relations chaotiques qu’il avait entretenu. Il avait peur qu’elle découvre quel type bizarre il pouvait être, parfois. « Repose ça tout de suite, petit scarabée. Et éloigne-toi le plus possible» - un pull vert tricoté par sa tante et qui arborait une tête d’élan déformée par – la maille surannée et l’absence de talent de sa tante, ouais, était agité dans sa direction. Avec ça sur le dos, il pouvait cracher, pisser, déféquer sur tout sex-appeal et probablement sur ses chances d’emballer de la gonzesse – où qu’elle ait voulu l’embarquer avec elle. Vraiment, était-il possible qu’elle  retourne  se la jouer immersion totale en nouvelle Zélande ? Finalement, il aimait bien lorsqu’elle ne sautillait pas dans tous les sens sous son regard en invoquant la règle la plus débile inventée (à laquelle il avait consenti – merci alcool). «Je crois que je vais passer mon tour, si tu crois qu’un slip kangourou suffit à ce que je me démonte » - elle avait raison, il était irrévocablement obligé, c’était dans le contrat – en tout cas, il allait porter ce fichu pull mais, elle devrait s’attendre à des représailles furtives de sa part. Il trouverait un moyen de lui renvoyer la balle avec plus de force et de précision (histoire que ça fasse aussi mal).
Non, il n’était pas aussi vindicatif.

Il ne lui fallut même pas huit minutes pour se présenter en bas des escaliers, l’effroyable pull sur le dos et un bonnet sur la tête, lui donnant l’apparence d’un hybride Hipster/Clodo. Il attrapa les clés au vol, satisfait d’avoir l’occasion de caresser la pédale, néanmoins, toujours prêt à contredire, parce qu’il faisait partie de cette école-là : les objecteurs de conscience. « Tu n'as vraiment trouvé personne pour te servir de larbin ? Les deux autres ne pouvaient pas ou tu t’es dit qu’il fallait vraiment que tu me pètes les couilles aujourd’hui ? Pour le sport, peut-être ? » - il se dirigea vers le véhicule, ouvrit la portière et s’installa, en soufflant. La migraine se profilait. Charmante dans son genre. De quoi le clouer au lit pendant trois jours. Oh qu’il avait hâte. « On va où Sadam Hussein ? » - lança-t-il après avoir entreprit de quitter l’allée. « Je te préviens que je fais une intolérance aux vendeurs de guirlandes ». En sortant, il percuta l’une des décos de la voisine et en   fut - oh que oui diablement enchanté.





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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Mar 6 Déc - 23:11


Moriah & Alix

J’étais à peu près sûre que Moriah savait que je l’avais choisi simplement pour l’emmerder. Mais je n’étais pas près de l’avouer. Il faudrait ensuite que j’explique pourquoi je prenais un tel plaisir à le faire et… j’en avais aucune idée. Peut-être que c’était facile avec lui. Et j’aimais céder à la facilité. « Ne le dis pas aux autres mais… » Je me penchais vers lui comme pour murmurer un secret.  « C’est toi mon p’tit préféré. » J’accompagnais ma phrase d’un clin d’œil. Ça se voulait ironique et suffisant pour lui faire arrêter les questions… mais c’était aussi vrai. J’adorais les deux autres idiots, mais c’est avec l’papa que j’étais la plus à l’aise. C’est pour lui donner le sourire que je l’embarquais avec moi, mais c’était aussi pour me le donner à moi-même.

Installée dans la voiture, je bidouillais l’autoradio pour trouver une station qui diffusait des chants de Noël. Il n’y aurait que ça une fois arrivés en ville, autant se mettre directement dans l’ambiance. « Manning Place mon brave ! » ordonnais-je sans relever son petit surnom pour moi. « Ça tombe bien, parce qu’on va acheter un sapin et pas des guirlandes ! » l’informais-je d’un grand sourire, simplement pour lui donner tort. Peuuuut-être qu’on ferait un détour guirlandes à un moment ou un autre, d’accord. Mais seulement au moment où je le jugerai capable d’assister à un débat d’une demi-heure entre le vendeur et moi quant à savoir si sa guirlande était plutôt dorée jaune ou dorée rose. C’était important de savoir faire la différence entre les deux é-vi-de-mment.

Je cachais mon sourire dans mon écharpe alors que le renne lumineux de notre voisine perdait la tête suite au passage d’un peu trop près de Moriah. Pauvre Rudolph. Et pauvre vieille. J’aurais rêvé voir sa tête en découvrant son précieux en si mauvais état. « Rudolph the Red-Nosed Reindeer… had a very shiny nose ! » commençais-je à chanter, mon regard posé sur le conducteur enchanté. « And if you ever saw it… you would even say it glows ! » Je continuais en sifflotant la chanson, me délectant du visage décomposé du jeune homme à mes côtés. La journée s’annonçait absolument fabuleuse.

Lors d’une pub à la radio, j’en profitais pour offrir un peu de répit à Moriah et changeais de station pour des musiques qu’il serait plus apte à apprécier. Quelques minutes de répit avant la descente aux enfers, il méritait bien ça. Le pauvre. « Sinon… je t’ai pas trop manqué ? Ça fait quoi de vivre dans une maison calme pendant dix jours ? » Calme était peut-être un bien grand mot. C’était certes moins dingue que d’habitude sans moi, mais c’était surement exagéré de penser que la sérénité avait régné chez nous ces derniers temps.   « Parce que d’accord, la Nouvelle Zélande c’est top et ça paie les factures mais… plus jamais je repars seule autant de temps. » Les gens là-bas étaient adorables, les quelques guides qui m’avaient accompagné à certains moments aussi mais… j’avais fini par me parler à moi-même. Et si ça c’est pas le début de la fin pour ce qui me reste d’équilibre mental, je sais pas ce qu’il l’est. Mais bon, voyager tous frais payés et recevoir un cachet pour chaque mot écrit sur mon expérience… c’était quand même le taf le plus cool sur Terre. « Rien d’excitant au boulot toi ? Une nouvelle couleur de dossier peut être ? Un joli petit rose pastel ? » Je penchais la tête vers mon coloc, l’air moqueur. Un jour je comprendrai peut-être pourquoi quelqu’un d’aussi génial faisait un boulot aussi chiant. Un jour, peut-être, il le comprendrait lui-même.

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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Ven 9 Déc - 19:10


Alix w/ Moriah


Appuyer sur le frein, piler et faire en sorte que la gravité et un système sécurité pourri envoient Alix dans le décor fut une image qui traversa son esprit machiavélique de part en part, pour finir – comme toutes les autres images vaguement gores – dans un coin oublié de sa mémoire ( qui alimentera ses rêves ). Moriah poussa un long grognement, qui résonna dans l’habitacle , accompagnant les paroles d’une chanson de noël marquée dans les grands classiques et qui adjurait une impressionnante envie de voir la foudre s’abattre sur le siège d’à côté. Lorsqu’il jeta un regard à Grayson, il l’avait déjà tué de trente six milles façons différentes dans la boîte d’allumettes qui lui servait de crâne. « A votre guise, Miss Daisy » - siffla-t-il, entre ses dents, actionnant son clignotant droit, prêt à prendre la première sur sa droite lorsqu’il aura dépassé le feu tricolore  - s’il arrivait à survivre jusque là, après tout, la chanson de merde semblait vouloir s’immiscer dans les méandres de sa cervelle pour s’y installer confortablement et prendre du tour de taille. All of the other reindeer used to laugh and call him names. Seigneur Dieu tout puissant, il n’était pas encore arrivé à Manning Place qu’elle commençait déjà à effiler ses nerfs pour en faire des nœuds difformes. Avec ces maudites paroles encerclant son intelligence profonde, il se sentit incapable de fomenter une stratégie visant à le sauver des griffes de cette liesse indémontable inspirée par cette fête neuneu à laquelle il devait échapper par tous les moyens. Il avait l’impression qu’à côté de lui, un diplomate dépêché par le pôle nord ( et sa seigneurie le Père Noël) essayait par tous les moyens de le convertir à un culte (celui de la barbe blanche et des grosses bottes). Il n’était même pas certain d’être armé contre les techniques de persuasion nordiques qui seraient déployées contre lui, dans le seul but d’en faire un sbire.

« Je te vois venir à des kilomètres avec ton sourire espiègle et ton tic, là » - il hocha la tête et poursuivit : « si tu crois que je ne vois pas ta paupière tressauter à chaque fois que tu m’sors un bobard » - pour qui est-ce qu’elle le prenait ? Un débutant ? Il n’était pas né de la dernière pluie, d’ailleurs, à bien y réfléchir, il n’était pas né de celle d’avant, ni celle d’avant. La vie lui avait suffisamment fait des coups de pute pour qu’il l’observe avec des yeux candides. La dernière fois qu’il l’avait suivi lors d’une de ses virées, il s’était retrouvé à jouer les arbitres entre le tenancier  et elle, dans une épicerie fine du quartier italien. Après tout, fallait-il réellement polémiquer à propos du parmesan et du prix de la motte un mois de juillet ? Comme si ça avait un quelconque intérêt ou une valeur économique importante. La vérité, c’est que ce jour là, il avait appris qu’il était tout simplement mieux de ne pas s’engager dans un débat – dont il ne maitriserait pas les composantes – avec une fille pareille .Rudolph the red-nosed reindeer had a very shiny nose. Nan, honnêtement, il était prêt à tout, à cet instant, pour que cette chanson débile quitte ses pensées.

« Ça fait l’effet que devrait faire le fait de vivre dans une maison calme...tout le temps. Parce que la plupart du temps, j’ai l’impression d’vivre sur l’une des avenues les plus bruyantes de New York, pile face à une caserne d’pompiers » ou dans une garderie pour enfants que des carriéristes avides auraient pondu, pour embrasser le grand schéma de la vie, s’inscrire dans un plan au-delà de tout entendement (davantage au-delà du sien). Il se passa une main sur le visage, à deux phalanges d’un infarctus cérébral, déclenché par des goûts musicaux à chier et une énergie intense provenant – encore une fois – du soldat survitaminé qui lui contait son périple en nation Kiwi. « Je  le savais ! Je le savais que t’allais m’poser cette question pour embrayer sur ô combien ton job te fout des palpitations jusqu’dans ta petite culotte ». Entre Rudolph le renne et ses blocs-notes aux couleurs chatoyantes, il était bon pour une réservation de choix dans la plus proche institution psychiatrique d’État. « Rien de tout ça, figure-toi. Une photocopieuse-trieuse-agrapheuse flambant neuve et » - un aperçu du décolleté de « Minnie-la-salope », devant la machine à café, lui offrant une place sur le canapé d’un psy. Il considéra quelques secondes l’éventualité de démissionner avant d’abandonner l’idée. C’était une ligne directrice, chez lui, l’abandon.

La voiture était garée, verrouillée et prête à se recevoir une prune lorsqu’il décida d’emboîter le pas d’Alix. Avec un peu de chance, ils se perdraient de vu dès qu’ils s’engageraient dans l’allée marchande.
Tout le monde portait des bonnets et des écharpes.

Cependant, il était le seul à subir le pull vert, à tête d’elan.

Partout pullulaient les vendeurs de confiseries, les cannes géantes, le houx et les faux flocons de neige. They never let poor Rudolph play in any reindeer games. Misère. « J’aimerai savoir pourquoi tu aimes cette période, toutes ces couleurs, vraiment, y’a de quoi filer une crise à un épileptique ».









Dernière édition par Moriah Thielsen le Dim 11 Déc - 18:10, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Sam 10 Déc - 22:56


Moriah & Alix

Moriah pouvait se plaindre autant qu’il voulait de sa supposée vie dans une rue bruyante de New-York, tout ce que j’entendais c’était « Oh Alix quel calvaire c’était de vivre dans cette maison sans toi ! ne me quitte plus jamais si longtemps, autant faire vœux de silence et devenir moine sinon ! ». Ou quelque chose dans le genre. Je rigolais toute seule en pensant à ma version de l’histoire. Je revenais sur Terre lorsque j’entendais parler de mes sous-vêtements. « Hey ! Laisse ma petite culotte en dehors de ça ! » J’avais vraiment du le traumatiser à force de les laisser trainer un peu partout chez nous, il ne cessait d’en parler ! « C’est vrai que ton nouveau jouet à l’air vaaaaachement plus intéressant. » Il allait peut-être pouvoir photocopier la raie de son cul en couleur et l’envoyer à tous ses collègues en pièce jointe maintenant. Chouette. Je préférais carrément les kiwis.

Je laissais mon chauffeur à ses rêveries le temps qu’il nous gare. Ni lui ni moi ne nous préoccupions de payer au parcmètre en face duquel nous étions pourtant garés. C’était Noël, pas de raison que les flics passent pendant une telle période ! Ce qui m’inquiétait plus, c’était que mon chevalier servant profite de la cohue en ville pour me semer. J’étais sûre qu’il essayerait. Je me collais alors aussitôt à lui et me cramponnais à son bras comme une petite vieille dont la hanche la faisait souffrir. Je l’amadouais du sourire qu’il détestait le plus et plantais mes ongles dans son avant-bras. Il ne s’en sortirait pas sans une belle bataille et des blessures de guerre !

Je relâchais ma prise lorsque Moriah me posa LA question qu’il avait certainement au bord des lèvres depuis que je lui avais explosé ma folie des fêtes à la figure un peu plus tôt aujourd’hui. Je ne répondais pas tout de suite, cherchant les mots justes. Je n’étais pas juste complètement folle, en surdose de sucre due aux cookies de Noël et autres douceurs hivernales. « Crois-le ou pas mais… c’est mon premier vrai Noël. » Voilà, la bombe était lancée. C’était peut-être difficile à croire lorsqu’on voyait mon amour pour cette fête, mais je l’aimais justement avec le regard d’une enfant qui en profite pour la première fois. « Tu sais comment j’ai grandi, avec mes parents on était toujours à l’autre bout de la planète et fêter Noël normalement sous une tente ou à l’hôtel c’est… pas facile. » Surtout quand on se trouvait dans un pays dont ce n’était pas dans la culture de fêter la naissance du bébé Jésus en décorant de gros arbres de plein de boules brillantes. « On revenait toujours le fêter ici avec ma grand-mère mais genre… en février, quand toutes les décorations ont disparu partout ailleurs. Va trouver des décos de Noël en dehors du mois de décembre, c’est pas évident ! » Mais on tenait à le fêter tous ensemble, avec une dinde, des cadeaux et un sapin qui faisait tâche dans le paysage. C’était cool, c’était l’occasion de passer du temps ensemble mais… ce n’était pas le Noël que je voyais à la télévision ou dans les magazines. Je voulais flâner dans les marchés de Noël, choisir un sapin avec mes proches, le décorer autour d’un bon chocolat chaud en écoutant des chants traditionnels.

« C’est pour ça que j’ai décidé d’habiter ici, de me poser pour la première fois de ma vie. J’ai loupé tous ces trucs classiques clichés et… énervants pour toi. Alors peut-être que je vais me lasser moi-même… » Me connaissant et voyant le plaisir que j’éprouvais déjà… il y avait peu de chance. « Mais j’ai envie d’essayer d’avoir un Noël normal. Et… » Là ça devenait un peu plus gênant. Si j’assumais fièrement et complètement mon éducation en décalée avec le reste du monde, être honnête sur ma situation actuelle était un peu plus compliquée. « C’est vous ma famille maintenant. Toi notamment. Alors j’ai envie que tu partages ça avec moi. S’il te plait. » Je faisais une petite moue, suivie d’un sourire auquel Moriah ne pourrait pas dire non. Ce n’était pas la personne la plus chaleureuse qui soit, mais il avait réussi à se trouver une place de choix dans ma vie et j’avais la prétention de croire que c’était réciproque. Alors même si ça l’emmerdait royalement d’être là avec moi aujourd’hui, j’avais envie de croire que l’effort ne serait pas si insurmontable maintenant qu’il savait mes raisons. Et avec un peu de chance, l’expérience serait complètement foirée. L’année prochaine, je promettais de le laisser tranquille ! Si on vivait toujours ensemble d’ici là et qu’il n’avait pas perdu la tête à cause de nos conneries. Evidemment.

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Message(#) Sujet: Re: it's beginning to look alot like christmas + ft. Moriah Dim 11 Déc - 18:45


Alix w/ Moriah


Teigneuse comme un joli spécimen  morpion, accroché fermement à un poil pubien (son bras, dans le cas présent). Il sentit les griffes dans sa chair et se contenta d’esquisser un sourire. Il pensa  «  grillé » et se défit de l’idée de pouvoir s’éloigner de tout ce chmilblik festif auquel il commençait à trouver un charme relatif, bien malgré toute la bonne volonté qu’il mettait à en abhorrer jusqu’à la définition même. « Répète un peu ce que tu viens d’dire ? » - ahuri, ses sourcils s’arquèrent , tout connaisseur aurait trouvé une ressemblance avec Boy George, pas au meilleur de son look. Il grimaça à l’idée qu’elle n’avait jamais connu de réelle fête et qu’en ce sens, cela leur faisait un énième point commun. Un de trop. « Jusqu’à aujourd’hui, je trouvais que tu t’en sortais plutôt bien » - nonobstant l’enfance à laquelle elle avait eu droit. Certains jours, pas, qu’on s’entende. C’était difficilement supportable, l’entrain au quotidien. Avec un passé comme le sien, il était plutôt compliqué de voir les verres à moitié pleins ou encore le « bon côté des choses ». Moriah avait ce quelque chose d’assez lunaire, il ne voyait que ce qui pouvait exploser au visage, la vie revêtait tant de réalisme, regardée à travers le prisme de ses yeux noisettes. Quelque part, entre ici et ces ailleurs dans lesquels ils avaient tous deux mis les pieds à travers le temps, les deux gosses lésés s’étaient déjà rencontrés. Les chemins empruntés par les déçus se ressemblaient tous. C’était décourageant, de se dire que les parents suivaient les mêmes schème, quelque chose qui les amènerait invariablement à faire éclater les dernières bulles d’inconscience, de naïveté que leur marmaille avait. Thielsen pouvait cracher sur la dinde, les cadeaux, sa liste en espagnol mais, pas sur cette confession maladroite, lancée sur ce ton là, surtout pas par Alix.
« C’est pour ça que j’ai décidé d’habiter ici, j’ai loupé tous ces trucs classiques clichés » entonna-t-il, d’une voix de crooner,  taquin, il poursuivit ;  singeant ses paroles, pourtant brillant dans sa pupille, la tendresse stupide à laquelle elle avait toujours eu droit, depuis le macciato qui les avait réunis  : « c’est pour ça que je bois à la bouteille...dis donc, on dirait le début d’une chanson country » - à quelques détails près, de toute évidence.  En fait, il avait encore le souvenir d’un vrai noël, là, derrière ses paupières et il suffisait qu’il les ferme pour voir son coeur battre légèrement plus fort, pour qu’il ressente le goût du lait de poule à la cannelle, la chaleur de l’âtre, la texture du papier cadeau brillant qui enveloppait tous ces petites breloques que son père réussissait à dégoter dans des endroits incongrus. A cet instant, il se sentit compris. Et il se sentit désolé, démuni.
Il vivait des paradoxes. Coincé entre ce qui était à portée de main, proche et ce qu’il ne pouvait décemment concevoir, éloigné.
Il savait qu’Alix s’était un jour dressée quelque part, entre les deux.  
Comme  un phare. Et même à travers le brouillard, à travers ces journées ‘sans’ qu’il vivait parfois, à travers les problèmes qui formaient un nuage opaque dans sa tête, il était capable d’en distinguer la lumière. C’était peut-être cliché, comme conception et comme comparaison.
Elle l’emmerdait, en principe, il n’aurait même pas dû la considérer avec autant d’estime.
Au mot famille, il retint un rire gêné. Il évita soigneusement son regard et il  posa le sien sur un stand à bonhommes en pain d’épice. Si ça, c’était pas un « must » en cette période. Si elle voulait tant que ça une immersion totale dans l’univers quitte à se choper une indigestion, Moriah décida qu’il serait bien la dernière personne à venir foutre en l’air ce délire. « Donald Trump renoncerait à son mandat, sous le feu de ce genre de regard, Grayson ». Il n’était pas très effusion mais, l’abdication lui parut  comme une réponse adéquate à donner. Il la considérait comme sa famille, lui aussi.
Mais n’était pas prêt à formuler les paroles qu’il avait, un jour de janvier,  juré de ne plus jamais prononcer. Elles incluaient un registre sentimental auquel il n’accordait plus aucune once d’importance. Il allongea le bras  et de sa main droite attrapa l’avant bras de la  jeune femme, pour la ramener vers lui et l’obliger à le suivre vers le stand. « Si tu veux fêter noël comme il se doit, il faut que tu acceptes de prendre quelques kilos çà et puis aussi là » - lança-t-il, désignant les hanches d’Alix et ses fesses. Il n’avait jamais compris la folie des femmes, leur transformation en hyènes enragées lorsqu’il était question de balance... « Deux bonhommes , s’il vous plait m’sieur » - commanda-t-il, déposant un billet de dix dollars sur la table. «Comprends bien que j’essaye de gagner du temps. Je te connais suffisamment pour savoir que je ne vais pas échapper au moment-sapin, ni au moment-guirlande, ni au moment-boule et tralala » - il agrippa sa commande et la tendit  dans sa globalité à Alix. « Je déteste ces trucs » - pour ne pas changer (complètement, en tout cas).







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