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 Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart

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Message(#) Sujet: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mar 4 Oct - 22:33

Jun Callahan
   If only. Those must be the two saddest words in the world
   
prénom(s) et nom Jun Callahan. Ses parents avaient déjà décidé du prénom qu'ils allaient lui donner bien avant sa naissance. Sa mère voulait honorer la mémoire de son père décédé et souhaitait lui donner le même prénom que ce dernier. C'était sa façon de lui rendre hommage, mais aussi de connecter son fils à son grand-père, sachant qu'ils ne pourraient jamais se rencontrer. Elle espérait ainsi qu'il hérite du caractère de son père, qui avait été un grand homme, de par son intelligence et sa bravoure. Mais aussi de par sa sensibilité. surnoms Ayant un prénom déjà court, il est difficile de le raccourcir. Son frère l'appelait cependant « Ju » à une époque, pour une raison encore inconnue à ce jour. Il ne l'appelle plus comme ça aujourd'hui. âge 27 ans depuis le 02 octobre nationalité Japonaise et canadienne orientation sexuelle Jun ne s'est jamais vraiment posé la question. Il vivait en décalé par rapport aux autres. A 14/15 ans, alors que l'on se posait les premières questions sur notre orientation, que l'on était curieux, que l'on s'intéressait aux garçons ou aux filles, Jun était enfermé. Il ne voyait que des murs, et son ravisseur. En sortant, cette question-là n'était pas la première sur laquelle il s'était penché. Ce n'était pas non plus un sujet par lequel il était spécialement préoccupé.
Il se considérerait comme hétérosexuel. Il n'était sorti qu'avec des femmes. Cependant aucune relation n'avait jamais tenu bien longtemps. Jun avait du mal à faire confiance, et se lancer dans une relation signifiait accorder sa confiance à l'autre, les yeux fermés. Il n'en était pas capable. statut civil Célibataire emploi/études Serveur situation financière Moyenne. Ses parents l'ont aidé à ses débuts dans la vie active, l'aidant à s'installer et à se lancer. Il arrive  bien gérer le tout à présent. Son salaire lui suffit, et il n'a pas besoin de plus. avatar Okura Tadayoshi crédit écrire ici.

   ~ question une
   à quoi ressemblait ta vie au lycée?
   La vie lycéenne de Jun ne se résumait à pas grand chose. A cause de son kidnapping, Jun avait pris du retard par rapport au programme et par rapport aux autres. Refusant de sortir de chez lui après avoir pu y retourner, ses parents avaient fait appel à un professeur particulier pour l'aider. Et quand le professeur partait, sa mère prenait la relève, l'aidant du mieux qu'elle le pouvait. Pour les domaines qu'elle ne maîtrisait pas, c'était son frère qui intervenait. Etant passé par le lycée il connaissait tous les sujets traités.
Ses résultats baissèrent, sans grande surprise. Jun avait toujours été un élève studieux et régulier. Il avait toujours de bonnes notes. Avant. Après, c'était différent. Sa concentration n'était plus la même, et tout semblait difficile. Le retard semblait s'accumuler plus vite qu'il n'avançait. Néanmoins cette période permit à la famille Callahan de se souder. Chacun y mettait du sien pour aider Jun. Tetsuo était sans doute celui qui avait le plus changé.
Ses camarades ? Jun ne les connaissait pas. Ce n'était que des noms et des visages qu'il ne retiendrait pas. Il n'eut pas le temps de les retenir non plus, étant donné qu'ils déménagèrent.
Il resta ensuite quelques mois dans une école à The Pas, avant de la quitter. Il ne passa pas une année scolaire entière dans le même établissement. Il ne prenait pas le temps de se lier d'amitié avec les autres, et de toute façon, il n'en avait pas envie.
Cette période-là avait été un vrai calvaire pour lui. Pas à cause du retard qui l'avait ralenti, ni à cause de leurs déménagement, mais à cause du traumatisme subit.

   ~ question deux
   es-tu heureux présentement?
   Question difficile pour quelqu'un comme lui.
En général, il s'efforçait de dire que oui, qu'il était heureux. Mais au fond, ce n'était pas tout à fait vrai. Il n'était pas heureux. Il n'était pas malheureux non plus et sa situation n'était pas à plaindre. Physiquement parlant. Psychologiquement, c'était autre chose.
White Oak Station aurait dû sonner comme un nouveau départ pour lui. Ca ne l'avait pas été.

Après avoir terminé ses études, Jun ne voulut pas continuer. C'était dommage, pourtant, d'après ses parents. Il en avait les capacités. Il avait toujours été curieux et n'avait toujours demandé qu'à apprendre. Trait de caractère qui avait drastiquement changé après son enlèvement. Il n'avait plus envie. L'école ne lui disait plus rien. Apprendre non plus. Il avait alors commencé à travailler, une fois dans un restaurant, une autre fois dans un supermarché. Il avait enchaîné les petits boulots avant de trouver une stabilité dans l'établissement où il travaillait actuellement. Ses parents l'avaient aidé à s'installer, ils l'avaient aidé financièrement à se lancer dans la vie active. Il aurait pu décider de rester avec eux. De continuer à vivre avec ses parents. Mais il ne se sentait plus à sa place dans ce foyer. Il voulait être seul, totalement seul. Il n'avait pas envie d'affronter le regard de sa mère tous les jours. Il n'avait pas envie de se forcer à rassurer son père tous les matins. Vivre seul lui était donc sa seule option.
Le petit appartement dans lequel il vivait lui suffisait. Il n'avait pas besoin de plus grand, de toute façon. Son frère n'habitait pas très loin, et venait souvent lui rendre visite, restant parfois chez lui quelques jours. Juste comme ça.
Après son kidnapping, Tetsuo s'était rapproché de lui. Et il veillait sur lui depuis. Du moins, autant qu'il le pouvait. Il prenait souvent de ses nouvelles. Il passait souvent au restaurant.

Jun n'avait plus aucun contact avec ses amis de Sudbury. Il ne voulait plus avoir un quelconque lien direct avec cette ville.

   ~ question trois
   où te vois-tu dans dix ans?
   N'était-il pas difficile d'imaginer un futur alors que l'on était toujours coincé dans le passé ?
Pour Jun, c'était le cas. Il n'arrivait pas à s'imaginer un « demain ». Il n'y pensait pas, non plus. Il n'était pas tourné vers cette direction-là. Il lui donnait le dos, et faisait face à son passé. Il vivait son passé. Ce « hier » qui le hantait rythmait douloureusement son « aujourd'hui ». Il n'arrivait pas à oublier. Il n'arrivait pas à passer outre ce traumatisme. C'était toujours présent, là, dans le fond de son esprit, de son cœur, de son âme.
Chaque image de cette période-là était encore ancrée dans sa mémoire. Tellement ancrée qu'il pourrait en donner le moindre détail, même le plus insignifiant. Chaque sensation lui brûlait encore la peau, comme s'il était toujours enfermé dans cette pièce humide.
Il avait réglé sa vie actuelle en fonction de ces souvenirs-là. Il aurait pu s'en servir, en faire une force, mais non. Plutôt que de changer ça, il avait changé lui. Chaque geste de son quotidien était réfléchi par son passé.
Plutôt que de mettre son passé de côté, de l'oublier, il le traînait avec lui.

Il était néanmoins sûr de toujours habiter à White Oak Station. Il n'avait pas de raisons de quitter cette ville. Pour le moment, du moins.
Peut-être serait-il toujours serveur au même endroit ? Peut-être aurait-il changé de travail d'ici là ?

   
le questionnaire (pour la répartition des groupes) :
 

   
hors-jeu
   citation
   
prénom/pseudo Chonchon âge 23 ans. 24 dans pas longtemps  :laugh:  pays France présence Tous les jours certainement. Mais pour les rps, une ou deux fois par semaine ~ comment tu as connu le forum Grâce à Lauly  :coeur: elle a cherché le bon forum, et elle l'a trouvé ~ personnage inventé/scénario inventé autre chose à ajouter? Hellooooo ~ Comme l'a dit Lauly dans sa présentation, le forum a été un vrai coup de cœur  :love4: On espère pouvoir faire évoluer nos persos ici, avec vous, surtout que vous avez l'air adorables !!  :coeur:

   


Dernière édition par Jun Callahan le Sam 8 Oct - 16:15, édité 4 fois
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mar 4 Oct - 22:34


   You can’t start the next chapter
   if you keep re-reading the last one

   
Osaka ; 1989.
Le mois d'octobre venait à peine de commencer. La température commençait doucement à chuter. Chaque heure semblait perdre un peu plus de sa chaleur de hier alors qu'un vent frais s'élevait silencieusement à l'horizon. Il allait et venait, soufflant faiblement parfois, soulevant à peine les quelques feuilles qui jonchées le sol. Et d'autres fois, il soufflait plus fort, cognant contre les arbres, les faisant trembler, avant de s'écraser mollement contre les murs de la bâtisse.
A l'intérieur, on ne le sentait pas. On ne l'entendait pas non plus. On l'apercevait à peine. Toute l'attention était tournée vers autre chose. Vers quelqu'un d'autre. Dans le couloir d'un étage précis, le personnel médical s'activait, allant et venant au rythme du vent qu'aucun ne suivait délibérément. L'agitation se fit un peu plus sèche au fil des minutes qui passaient. Puis le silence. Plus rien. Plus un bruit. Plus une respiration. Même le vent paraissait être silencieux à l'extérieur.
Et là, un cri. Suivi de pleurs. De larmes. D'exclamations de joie. Jun était là.
L'on était le 2 octobre, et Jun venait de naître.

Né de l'union d'une mère japonaise et d'un père américain, Jun était le second enfant de la petite famille Callahan.
Contrairement à Tetsuo – son grand frère de trois ans son aîné – Jun avait hérité des traits japonais de sa mère. Du bout de son nez à la fin de ses petits yeux bridés, il était une copie presque conforme à sa génitrice. Tetsuo lui, n'avait que le prénom de japonais. Son physique était comme celui de son père, les traits de son visage était plus prononcés. C'en était tel qu'on demandait souvent s'ils étaient frères. La génétique ne choisissait pas. Les gènes se répartissaient au hasard. Non ?
Au début, les Callahan ne restèrent pas au Japon éternellement. Jun n'eut pas vraiment le temps de découvrir son pays de naissance. Il n'eut jamais le loisir de se promener sous les cerisiers en fleur, ni d'errer silencieusement dans un temple. Ses parents avaient dans l'idée de déménager. Ils auraient pu s'installer dans une autre ville du pays du soleil levant. Ils auraient pu décider de s'installer dans la capitale par exemple, mais non. Leur choix fut tout autre. Le père de famille avait cette envie folle de partir de l'autre côté du globe. Il était un grand voyageur et aimait découvrir de nouvelles choses à chaque fois. Hors, à ce moment précis, il souhaitait s'installer dans un endroit familier. Un endroit qu'il appréciait, et où il faisait bon vivre. Une ville dans laquelle il s'était déjà arrêté dans le passé. Une ville qu'il l'avait marqué et dans laquelle il rêvait de revenir : Sudbury. Il ne pourrait expliquer ce qui l'avait charmé là-bas. Peut-être était-ce le paysage fabuleux qui s'élançait à l'horizon en hiver. Peut-être était-ce la nature chaleureuse des habitants. Il ne saurait le dire.
Mais il avait envie d'y vivre. De voir ses enfants grandir et s'épanouir là-bas. De voir sa femme découvrir et aimer cette ville tout autant que lui.

Ils s'installèrent alors dans un petit quartier paisible. Le genre de quartier que l'on voyait dans les films. Celui où chaque petite maison était identique à celle d'à côté, et se démarquait que par son numéro sur la porte et la marque de la voiture garée devant le garage. Le gazon n'était jamais plus vert chez le voisin, il était exactement le même chez tout le monde, à quelques détails près. Il pouvait y avoir des nains de jardins posés sur l'un, une balançoire décorant l'autre, ou bien un tapis de fleur déposé sur le suivant. Mais le vert brillait du même éclat sur chaque terrain.
Le calme régnait toujours dans ce petit quartier. Le tranquillité était le maître mot de cette petite bourgade. Elle était le stéréotype même de ces quartiers où rien ne se passait. Où tout était toujours ordonné, et rangé. Où rien ne venait perturber le quotidien de ses habitants. C'était comme si le quartier lui-même était figé dans le temps. Comme s'il défiait toutes les lois de physique et qu'il s'élevait au-dessus de tout, et tout le monde. Il y avait rarement des problèmes. Il n'y avait que des solutions. Chacun aidait son voisin, lui prêtant outils et ingrédients. En été, la plupart des personnes vivant là se réunissaient autour d'un immense barbecue, et échangeaient dans la joie et la bonne humeur. Ils partageaient leurs plus beaux moments avec les personnes de la maison d'à côté. Ils discutaient avec la famille vivant à l'autre bout de la rue de leur travail.
Bref, ce quartier était encore plus calme que le Paradis lui-même. Rien ne semblait les atteindre, ici. Tout était parfait.
Car il ne s'y passait rien. Jamais. Aucun événement troublant ne venait secouer les maisons dans la peur et la panique. La douceur dominait l'endroit. La sécurité, aussi.

En apparence, du moins.
Celles-ci étaient trompeuses, c'était bien connu. Évidemment, chaque être humain avait un secret. Certains plus pervers et sombres que d'autres.
Cela faisait maintenant 11 années que les Callahan vivaient ici. Le père de famille n'avait rien à redire. Il était fier du lieu qu'il avait choisi pour élever ses enfants.
Jun avait 14 ans. Son frère en avait 17. La tension était parfois palpable entre les deux garçons mais ce n'était jamais rien de bien méchant. Parce que tout finissait toujours par s'arranger ici. Les problèmes se résolvaient rapidement en ces murs.
Sauf un. Un problème qui en devint un énorme, remettant tout en cause. Secouant les consciences de chacun. Affaiblissant les murs de chaque maison. Faisant douter chaque habitant de sa propre innocence. Insinuant la peur dans le regard de chacun.
Quel était le problème ? Quel était donc cet immense souci qui apeurait chaque habitant ?
La disparition inquiétante de Jun.

C'était un jour normal qui commençait. Une journée qui s'annonçait ensoleillée, d'après les paroles que disaient le météorologue dans la petite télévision de la cuisine.
Comme d'habitude, la famille se réunissait pour partager leur petit-déjeuner ensemble. Ils s'éveillaient tous ensemble autour de bonnes assiettes que la mère de famille avait préparé. Le père, quant à lui, lisait le journal. Comme toujours. Il se tenait toujours informer de ce qu'il se passait ici, et dans le monde. Tetsuo traînait déjà sur son portable, souriant comme un idiot à chaque fois qu'il pianotait les touches de l'appareil. Jun, lui, était dans la lune. Comme souvent le matin.
Il n'était pas quelqu'un de matinal. Il avait toujours du mal à se lever, mais surtout à se réveiller. Son esprit n'arrivait jamais à se décoller du sommeil et souhaiterait même y rester plongé un petit peu plus longtemps.
L'adolescent s'éveilla peu à peu tout en mangeant, souriant aux paroles de sa mère à ses côtés, ronchonnant face aux commentaires de son aîné face à lui.
Un matin comme les autres, en somme.

A l'école aussi, tout se passa comme d'habitude. Les cours se suivaient et s'enchaînaient à la même vitesse que les autres jours. Et la fin de la journée pointait déjà le bout de son nez.
Marchant dans les couloirs avec ses amis, Jun discutait joyeusement de ses projets pour le week-end. Il parlait avec enthousiasme de ce musée que son père lui avait promis d'aller visiter. Mais aussi de ce livre qui n'attendait que lui sur son bureau.
A peine eut-il un pied dehors qu'une large grimace étira son visage. De la pluie. Ce n'était pas prévu. Il salua ses camarades de classe, soufflant discrètement avant de s'élancer sous les gouttes qui frappaient sa peau.
Et plus il avançait, plus il avait l'impression que la pluie devenait de plus en plus violente. Il n'y voyait presque plus rien. Le son de l'eau qui martelait le sol résonnait bruyamment à ses oreilles.
Mais il la voyait. Sa maison. Il n'était pas loin. Il pressa le pas, souhaitant se mettre à l'abri le plus rapidement possible.
Sauf qu'il n'arriva jamais chez lui.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Jun avait disparu.
Au début, la police rassura ses parents. Ce n'était qu'une petite fugue. Une petite crise passagère. Il finirait par rentrer. Bientôt. Il n'avait pas besoin de s'inquiéter.
Il ne rentra pas.
On l'avait arraché brutalement à sa famille. On l'avait arraché à ses proches. Pourquoi, lui-même ne le savait pas. L'homme qui l'avait emmené avec lui n'avait jamais rien dit. Ce n'était pas comme s'il s'en souciait. Il avait bien trop peur pour demander. Et au fond, il n'avait pas spécialement envie de savoir.
Le pire était sans doute qu'il le connaissait, cet homme au sourire victorieux face à lui. C'était un voisin. Il ne se souvenait pas de son nom, mais il reconnaissait son visage. Il l'avait souvent croisé lors des barbecues annuels qui étaient organisé dans le quartier.
Jun avait 14 ans. Et un homme venait de le kidnapper.

Les premiers jours, Jun était perdu. Perdu, et apeuré. Pourquoi cet homme l'avait-il emmené avec lui aussi sauvagement ? Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Que voulait-il ?
Mais il espérait. Il croyait qu'on le retrouverait. Parce qu'on allait le retrouver, n'est-ce pas ? Dans les films, les gens biens se faisaient toujours sauvés. Et les vilains mouraient, ou étaient enfermés. Tout allait bien se passer. Quelqu'un allait venir le chercher. Cela n'allait pas durer longtemps et il oublierait cet événement aussi vite qu'il s'était produit.

Ce ne fut pas le cas, malheureusement.
Les jours défilaient. Lentement. C'était comme si le temps s'était figé, le torturant un peu plus à chaque fois que le soleil se levait. Et lui restait là, enfermé dans cette pièce, à attendre une aide qui ne viendrait sans doute jamais. Il avait cessé d'espérer, à force. Il savait que personne ne viendrait. Peut-être même que personne ne le cherchait. Peut-être même qu'on en avait oublié jusqu'à son existence.
Et de cette manière, deux années s'écoulèrent. Deux longues et horribles années.
L'espoir l'ayant totalement quitté, Jun avait attendu, désespérément, que son calvaire prenne fin. Il avait attendu que la mort elle-même ne vienne le chercher. Puisque de toute façon, à part elle, plus personne ne viendrait le secourir. Elle était la seule à pouvoir le libérer. A pouvoir l'apaiser. Il pensait à cette fin comme la seule façon de panser ses blessures. Comme la seule manière de se sentir libre à nouveau. Retrouver ses parents, et son frère, avait longtemps été ce qui le faisait tenir. Mais à force, cela n'était devenu qu'une vague idée folle. Un rêve qui s'effaçait en même temps que la lueur dans son regard. Les retrouver ne changerait rien. Plus maintenant. Trop de temps s'était écoulé. Il souhaitait juste les revoir une dernière fois. Comme une récompense pour avoir tenu jusque là.
Et parfois, il se sentait assez fou pour essayer d'amener la fin à lui. Pour expirer son dernier souffle, afin que tout ceci ne s'arrête. Il ne voulait plus se réveiller. Il ne voulait plus sentir cette solitude, ce froid, cette peau.
Durant ces moments-là, ces moments de folie, il se débattait. Il criait. Il cognait contre les murs. Il faisait tout pour mettre l'homme en colère. Pour l'agacer. Pour qu'il se débarrasse de lui une bonne fois pour toutes. Et à chaque fois il se disait que, peut-être, la vie serait clémente avec lui. Qu'elle lui offrirait enfin le repos qu'il méritait.
Mais non. L'homme semblait mettre tout en œuvre pour le garder en vie. Il lui offrait de la nourriture, assez pour qu'il tienne encore. Et s'il refusait de manger, il trouvait un moyen de lui faire avaler quelque chose. Il prenait soin à ne pas le laisser plonger dans un sommeil trop profond. De toute façon, Jun n'arrivait pas à dormir. S'il le faisait, ce n'était que quelques heures par-ci par-là, s'effondrant souvent à cause du manque de force.

Il ne savait plus où il se trouvait. Le temps, l'espace... tout ça n'était devenu que des termes vagues qu'il ne saurait définir. La vie, la mort... il n'en comprenait plus le sens. Il en venait à se demander si c'était ça, vivre. Si oui, à quoi cela servait-il ? Pourquoi l'avait-on mis au monde ? Pourquoi était-il ici, sur Terre ? Pourquoi devait-il subir ça ? Avait-il fait quelque chose de mal ? Si oui, qu'on lui dise quoi. Qu'on lui explique.
Subir la cruauté d'une autre personne, ce n'était pas vivre. Subir sa folie, non plus. C'était survivre.

Il ne s'était pas rendu compte que deux années s'étaient écoulées. Non. Pour lui, le temps lui avait paru plus long.
Il ne saurait expliquer avec précision comme tout ceci avait pris fin. Il savait qu'un jour, il s'était retrouvé dans un hôpital, enroulés dans plusieurs couvertures chaudes.

Il aurait espéré que ce jour-là, ce policier ne le retrouve pas. Il aurait souhaité que ce médecin ne le guérisse pas. Que ses infirmières ne s'occupent pas aussi bien de lui, comme s'il était leur propre enfant. Il aurait souhaité qu'on l'oublie. A tout jamais. Qu'on le laisse s'en aller. Qu'on le laisse être libre.
Ses parents avaient dû faire le déplacement jusqu'à Winnipeg, la ville où son kidnappeur l'avait emmené. Il n'avait même pas remarqué qu'ils étaient partis aussi loin.
De toute façon, pour lui, l'image de sa maison était éloigné de son esprit.

Maison qu'il retrouva quelques temps plus tard. Maison qu'il observa étrangement, debout à côté de la voiture. Il lui semblait différente. Elle ne dégageait plus la même chose que dans ses souvenirs. Elle semblait... morte. Pouvait-on dire d'une maison qu'elle était morte ? Non, probablement pas.
C'en était de même pour chaque habitation. Dans tout le quartier. L'herbe n'était plus aussi étincelante qu'autre fois. Le climat n'y était plus aussi doux et reposant. Il était angoissant, maintenant. Les voisins ne s'arrêtaient plus pour discuter. Ils passaient leur chemin et rentraient directement chez eux. Les regards se faisaient insistants, curieux, mais aussi apeurés.
Les semaines suivantes, Jun ne quitta pas la maison. Il n'en sortit pas. Pas une seule fois. Il restait dans sa chambre, sur son lit généralement, et contemplait silencieusement le mur face à lui. Au moindre bruit, il allait se réfugier dans un coin de la pièce, et sous ses couvertures.
On toquait souvent chez eux. Des journalistes, parfois. De simples curieux d'autres fois. On posait de nombreuses questions à ses parents, à son frère. Et la première fois qu'il mit le pied dehors, on lui en posa énormément aussi.
Les habitants ne cessaient de le fixer, comme s'il était devenu une bête de foire. Leurs regards n'exprimaient rien, si ce n'était la pitié. Les plus courageux, si l'on pouvait les qualifier de la sorte, tentait de s'approcher, de lui parler.
Mais à chaque fois, il fuyait.
Ils étaient tous pareils. Ils portaient tous un masque. Ils cachaient tous un lourd secret.
La maison du kidnappeur à l'autre bout de la rue restait vide. Personne ne semblait vouloir s'y installer. Dès qu'il l'apercevait, ses pires cauchemars refusaient surface. Et son monde tournait dans le mauvais sens.
Tout avait changé ici. Et la pression était trop lourde, trop puissante, pour qu'il puisse la supporter. Il n'osait plus rien faire. Il n'osait plus parler. Plus rien. Il avait peur de tout, et de tout le monde.

A nouveau, ils déménagèrent.
Ses parents, et son frère tout comme lui n'arrivaient plus à supporter les regards des autres et leurs questions. Ils n'arrivaient plus à supporter ce quartier qui leur rappelait tellement de choses.
Alors ils s'en allèrent, sans prendre le temps d'y réfléchir à deux fois. Ils ne pouvaient pas rester à Sudbury. Ils devaient s'éloigner.

Leur premier arrêt fut The Pas. Où ils restèrent quelques mois avant de bouger à nouveau, la vie là-bas ne leur convenant pas. Ils reprirent donc la route, s'arrêtant plusieurs fois, résidant dans de nombreuses villes mais ne trouvant jamais le « bon » endroit.
Jusqu'à ce que leur chemin ne croise celui de White Oak Station. Où ils décidèrent finalement de rester.

Mais même ici, à des milliers de kilomètres de Sudbury, Jun n'arrivait pas à oublier.
Il essayait pourtant, de vivre à nouveau. Mais c'était sans succès. L'auteur du crime n'était plus en liberté. Il était enfermé, loin de lui. Pourtant, sa vie était rythmée par cette ombre qui le suivait. Par cette ombre qui se cachait derrière un arrière, au coin d'une rie, derrière lui. Par cette ombre qui s'accrochait à lui et qui l'empêchait d'avancer. Par cette ombre qui l'enchaînait littéralement au passé. Chaque jour était une nouvelle angoisse. Une angoisse qui lui nouait le ventre à chaque pas, qu'il le faisait suffoquer à chaque souffle.
Il apercevait souvent le visage de cet homme. Il croyait le voir partout. Ces jours étaient hantés par la crainte qu'il ne croise à nouveau son chemin. Ces nuits étaient hantées par les souvenirs douloureux de ces deux années.

Rien ne s'était effacé. Ni les images. Ni les sensations. La peur était toujours là. Au fond de lui. Ces impressions d'étouffer et d'être enfermé étaient toujours présentes. Il se souvenait de tout. De chaque détail. De chaque son. De chaque odeur. Du sourire sur les lèvres de son ravisseur. Du timbre de sa voix. De la couleur de ses cheveux. Tout.
Un rien le replongeait à cette période-là. Un rien le terrorisait.

Il avait souvent souhaité faire de longues études. Devenir médecin ou avocat. Il avait ce rêve de faire un métier noble, et respectable. Rêve qu'il oublia totalement.
Il ne fit pas de grandes études. Il n'en avait même plus envie. Il se contenta du minimum et s'arrêta là. Il passa de travail en travail, jusqu'à trouver un emploi stable en tant que serveur, dans un restaurant pour lequel il travaillait depuis quelques temps.
Ce n'était pas le travail du siècle, mais c'était un travail. Ca payait ses factures. Ca l'aidait à vivre. Il ne demandait rien de plus.

Si Jun paraissait souriant au travail, ce n'était pas le cas lorsqu'il était seul chez lui.
Au restaurant, un sourire se glissait sur ses lèvres. Parce qu'il fallait être présentable face aux clients, qu'il fallait l'accueillir et le servir. Il gardait ce même sourire quelque peu faux face à ses amis. Il n'évoquait jamais le passé. Ni avec eux, ni avec les autres. Si on le lui demandait, il ne s'y attardait pas longtemps et n'évoquait que peu de détails sur son adolescence.
Jun avait 27 ans aujourd'hui.
Et il n'avait pas encore réussi à surmonter ce traumatisme qui avait perturbé toute sa vie.


Dernière édition par Jun Callahan le Mer 5 Oct - 20:52, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 11:59

Bienvenue parmi nous Jun ! :eyes:

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 19:01

bienvenue à toi (=

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 19:32

bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche :eyes2:

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lost souls in revelry

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 19:47

la deuxième du duo. :eyes: :eyes: bienvenueeeeee. :coeur2: je ne sais pas si lauly t'as dit, mais j'avais une idée de lien du coup, avec mon dc. mon temps sur le pc est en peu compté, en semaine, mais dès que j'ai davantage de temps je te mpotterais pour t'en parler. :luv: :omg1: bonne rédaction!

_________________

i've been waiting for you way too long won't you come and take me home oh i'm praying this ain't all a dream can you wake me up before you leave
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 20:50

Merci beaucouuuuup tout le monde !! :luuv:

Azel > Elle a passé le message oui ! Et l'idée me plaît beaucoup ** j'ai hâte qu'on en discute un peu plus !
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mer 5 Oct - 22:21

Bienvenue parmi nous Jun :bong: c'est top les arrivées en duo :sun:

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   and i just can't stop loving you.


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glowing in the dark

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Jeu 6 Oct - 19:14

bienvenue sur flt, si tu as la moindre question, n'hésites pas ! :**:

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Jeu 6 Oct - 19:55

l'autre membre du duo :luuv: bienvenue sur flt et bon courage pour la suite de ta fiche :coeur: amuse-toi bien parmi nous :bong:
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Jeu 6 Oct - 20:48

bienvenue par ici coeur

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if you would take this chance then I'll take it too I have these thoughts I keep I wanna share with you. ৩
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Ven 7 Oct - 20:57

bienvenue parmi nous ! coeur
bonne chance pour la suite & si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas ! :omg1:
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Sam 8 Oct - 16:07

Merci tout le monde, c'est gentil !! :blush: :heart2:

Circe & Julianne > J'hésiterai pas si jamais, merci **
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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Dim 9 Oct - 13:22

Bienvenue sur FLT, Jun ! :heart3:

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Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Dim 9 Oct - 14:16

Bienvenue :heart:

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    occupation : travaille dans l'humanitaire › hôtesse d'accueil de la salle de sport

    Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart Mar 11 Oct - 12:23

    Félicitations, tu es l'un des nôtres !  
       
    ta plume est aussi géniale et agréable à lire que celle de laury. j'ai hâte de pouvoir lire tous vos rps, et même de pouvoir se trouver un petit lien avec vous, ce serait cool.
    toutes nos excuses pour le retard de la validation, et bienvenue officiellement parmi nous :heart3:

       

    © CHONCHON

       
    D'après tes réponses au questionnaire, tu seras dans le groupe : memories don't go.

       La catégorie gestion du personnage est là pour t'aider à bien démarrer. Tu peux aussi recenser ton personnage, ou bien rechercher des liens. Tu peux créer un ou plusieurs scénarios ou des bandes. Enfin, pour faciliter ton intégration, n'hésites pas à aller dans le flood ou sur la chatbox et à participer à la lotos des rps. Finalement, des parrains sont à votre disposition; si vous en ressentez le besoin, vous pouvez en faire la demande.
       
    Toute l'équipe du forum te souhaite
       la bienvenue sur Feels Like Tonight !  :heart3:
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    Message(#) Sujet: Re: Jun Callahan × the past beats inside me like a second heart

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