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 take me to church ♦ ft. chance

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Message(#) Sujet: take me to church ♦ ft. chance Mer 21 Sep - 19:26

Take me to church


« Vous êtes prêt Prince ? »

Prêt, pas vraiment. En tout cas le visage de l'homme qu'il contemplait dans son miroir était loin d'être prêt, à des années lumière même. On y lisait même une angoisse grandissante. Jamais au grand jamais il n'avait été aussi stressé de toute sa misérable vie. Le vsage de Martha apparu à ses côtés. Alors que sa mère était partis promener ses deux toutous avant la cérémonie et que son père patientais avec monsieur Kingsley dans l'Église, Martha elle était resté avec son protégé. Son ancienne nourrice avait toujours été là avec lui dans les moments les plus compliqués. Et elle le savait, aujourd'hui était une journée terrible pour son fils de cœur. Elle le lisait dans ses yeux et quand au siens, ils étaient presque baignés de larmes.

« Tu as grandis si vite... »

Elle était passé au « tu ». Le « tu » c'était pour les moments moins formels, quand ils étaient juste tous les deux et que quelque chose 'allait pas. Ou qu'il avait besoin de se confier. Madame Benjamin avait toujours refusé que Martha tutoie son fils, alors c'était resté entre eux.

« Arrête chui pas vieux... »
« Tu n'es pas obligé... »
« Refuser maintenant ? Ça serait salop. »

Il y avait pensé, vraiment. La main de Martha attrapa la sienne. Elle lui ajusta ensuite son nœud papillon et complimenta son costume. Vu le prix de ce dernier, elle pouvait toujours en faire des compliments. Martha était la seule personne ces derniers mois avec qui Prince avait eu de réels conversations. Il avait envoyé un message à Chance. Il avait refusé d'être son témoin et l'affaire c'était terminé là. Quand à ses parents... son père avait été en voyage deux mois et sa mère était une potiche, aucun intérêt pour Prince d'aller lui faire la conversation. Non, celle qui considérait presque comme une varie mère c'était elle, elle qui le préparait pour le jour de son mariage, qui l'avait aidé à peaufiner son discours, qui séchait ses larmes quand il le fallait, elle qui le connaissait si bien qu'elle avait compris il y a bien des années que Prince ne serait jamais marié à une femme. Un dernier câlin et elle s’éclipsa. C'était à lui. Il soupira quand il vit Madame Benjamin rentrer dans la petite salle au fond de l'église. C'était son père qui avait insisté pour le faire ici, elle voulait à tout prix d'une cérémonie dans leur immense jardin. Résultat, église puis grande réception dans le jardin des Benjamin pour mettre tout le monde d'abord.

« Ça va être à nous mon chou ! »

Une moue s'afficha presque aussitôt sur son visage. Ils avaient décidé que Prince rentrerait après Valentine. Et puisque la musique avait déjà commencé à retentir, il allait devoir y aller à son tour. Évidement comme le voulait la tradition, c'était sa mère qui le conduirait à l'autel. La poisse. Ce mariage était nul jusqu'au bout. Il avait tenté de suggérer que Martha le fasse, afin que sa mère n'ai pas à se... Mais non. Prince était son fils unique, elle y tenait, au grand malheur de ce dernier. Elle avait enfilé une tenue des plus tape à l’œil, chic jusqu'au bout des ongles avec un chapeau à la parisienne complètement... ridicule du point de vu de Prince. Lui qui avait opté pour une tenue sobre.

« Tu m'avais pas dis que tu porterais du blanc ? »
«  La ferme, on y va. »
« Mon chou, le bleu sombre c'est... »

Il la tira presque hors de la salle. Son costume bleu nuit, il l'adorait. Il était magnifique à ses yeux. Et il avait demandé son avis à Valentine qui avait accepté. Sa mère n'eut pas le temps de remettre en place une mèche de son brushing qui partait en vadrouille que déjà il était lancé sur le chemin menant tout droit à l'enfer. « Pas très catholique tout ça... » C'était certes une métaphore mais honnêtement...

« Arrête de trépigner. ».., souffla-il.

Sa mère ne tenait quasiment plus en place. Déjà il pouvait apercevoir la jolie robe de Valentine. Nul doute qu'elle devait être renversante là-dedans. Quand il arriva enfin à sa hauteur et que sa mère lui lâcha le pas il pu confirmer ses pensées.

« Tu es très belle », murmura t-il.

Il était honnête avec elle. Toujours. Il tenta de sourire, de paraître heureux. Mais au fond, il était triste comme une tombe. Il n'avait pas vu Chance. Il avait donc boycotté son mariage. C'était bel et bien le pire jour de sa vie. La musique cessa, on commença à chanter. Et la cérémonie commença.
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Message(#) Sujet: Re: take me to church ♦ ft. chance Jeu 1 Déc - 15:16

Take me to church
Le caillou ricocha violemment à la surface de l'eau. Comment ce salopard avait-il pu dire oui ? Non ! Ce n'était même pas ça, il n'avait même pas accepté, il était simplement resté… silencieux. Prince avait accepté ce que leurs parents leur imposaient sans même chercher à discuter, sans dire que clairement, il n'était pas amoureux de Valentine. Sauf si bien sûr, tous ces mois avec Chance n'avait été qu'un jeu, un passe-temps. Amoureux, le pianiste aurait très bien pu ne pas voir que Prince ne faisait que jouer et passer du bon temps avec lui. Il était le roi de con. Chance balança un nouveau caillou à la flotte pour le voir couler directement, sans prendre ne serait-ce que la peine de ricocher une fois. Un parfait résumé de sa vie tiens : couler directement sans même pouvoir profiter de quoi que ce soit. Il avait aimé Prince, et Prince s'en allait avec sa sœur, comme un voleur, sans un regard en arrière. Dans le fond, le fils Kingsley savait que cette situation faisait souffrir Valentine, qu'elle avait rêvé de beaucoup de choses dans sa courte vie mais certainement pas de finir ses jours avec le meilleur ami – et amant, mais elle ignorait ce détail – de son frère aîné. Mais comment d'habitude, Chance Kingsley, au bord de son ruisseau, n'écoutait que son stupide égoïsme. Un troisième caillou s'envola et arracha une grimace de douleur au musicien. Ses brûlures, quoi que bien soignées, le faisaient toujours autant souffrir. Comme ça pas de regret, tu sais que Prince n'aurait plus voulu de toi. Monsieur Parfait ne pourrait pas s'encombrer de moi hein, surtout pas avec la jolie, la splendide Valentine à côté... Leur dispute de l'hôpital avait été l'apothéose de ces derniers mois, et l'histoire venait maintenant s'achever avec le mariage.

Quelques heures plus tôt.
« Putain mais aïe ! » « Oh pardon mon chéri, je… » La mère Kingsley lissa le costume de son fils d'un air empressé, les mains tremblantes de peur. Entre le mariage de son unique fille et le comportement incompréhensible de son fils (la naïve mettait ça sur le compte de l'accident de Chance lors du grand incendie), elle ne savait plus sur quel pied danser. « Mais sois un homme un peu ! » Monsieur Kingsley ponctua sa phrase par un regard dur. Son fils lui faisait honte. Son fils lui avait toujours fait honte. « Et puis fais un effort, c'est le mariage de Valentine avec le fils de nos chers amis les Benjamin al... » Chance claqua la porte, disparaissant dans l'immense propriété dans un regard en arrière.

Il était parti complètement débraillé, sans cravate ni nœud papillon, le costume complètement ouvert. Et alors, ce n'est pas comme si j'allais y aller à cette superbe, magnifique « fête » hein... En plus il était complètement ivre et il ne savait même pas s'il aurait pu arrivé jusqu'à l'église sans tomber dans un fossé ou se faire renverser avant. L'avantage avec l'alcool, c'est qu'il avait moins mal. Et tout lui paraissait venir de si loin qu'il ne sentait inatteignable, perdu dans quelques hautes sphères qui… Il finit les pieds dans le ruisseau en essayant de se relever.  Sa bouteille de Vodka à la main ( il avait opté pour un truc fort, rapide, qui ne laissait pas le temps de réfléchir avant d'être déjà cuit), il se retrouva tout de même sur le chemin. Pourquoi, mais pourquoi y allait-il ?

« Mais c'est... » « Oui oui, c'est le fils Kingsley. » « Il est dans un état ! » « Complètement bourré, tu crois ? » « Je trouvais ça bizarre qu'il ne soit pas là... » « Ça aurait été peut-être mieux en fin de compte. » Les murmures provenaient des derniers rangs dans l'église. Chance était entré plutôt discrètement dans le bâtiment mais l'esprit embrumé par la vodka, il avait essayé de se glisser au milieu d'un rang, causant une certaine pagaille – discrète. Et puis il fallait le dire, il sentait l'alcool à plein nez. « Oh la ferme vous autres... » Il agita une main insolente, fit tomber un chapeau démesuré. « Fichtre, ridicule vot'chapeau madame ! » Il parlait un peu fort mais qu'est-ce qu'il en avait à foutre de cette cérémonie ? Tout était grotesque dans cette église (lui le premier). Et puis le maître de cérémonie posa une question à l'assemblée, et Chance ricana. « Ah oui, oui ! Moi j'm'y oppose haha ! » Il leva le mauvais bras pour faire coucou au prêtre et le geste lui fit monter les larmes aux yeux. Du coin de l’œil il vit sa mère ouvrir une bouche grande comme un gouffre sans fond, et son père jaillir de son inconfortable banc en bois, le visage luisant de rage. Il avait vu son fils entré et il avait fermé les yeux, priant pour que personne ne reconnaisse en ce petit con l'aîné des Kingsley. Et maintenant Chance… Le père Kingsley traversa l'église à grandes enjambées, se glissa dans le rang pour attraper son fils sans se soucier de son cri de douleur et le traîna en direction du péron. « Ben quoi, je peux même plus répondre aux questions maintenant ! » « Silence ! » lui siffla à mi-voix son père d'un ton assassin.
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Message(#) Sujet: Re: take me to church ♦ ft. chance Mar 6 Déc - 20:38

Take me to church


Il ne voulait rien de tout ça. Il était resté le visage figé pendant quasiment toute la cérémonie, se contentant de sourire quand il sentait que le moment était le bon, d’acquiescer de temps en temps. Il avait l'air tellement à l'aise au fond, maître de lui. Et rien que pour ça, on pouvait lui décerner un oscar. Franchement, qui pouvait jouer aussi bien la comédie pendant aussi longtemps alors que l'amour de sa vie était quelque part il ne savait pas trop où ? Chance devait être plongé dans ces maudits démons. Chance était râleur, Chance était chiant, Chance n'était jamais content et Chance avait un énorme tas de défaut. Une montagne même. Tout comme lui d'ailleurs. Mais merde pourquoi avait-il jeté son dévolu sur lui ? Cette question ne trouverait sans doute jamais de réponse. Il avait beau essayer de se dire qu'un jour il trouverait plus simple que lui, il n'y arrivait pas. Et Valentine... Elle avait beau avoir les mêmes yeux que son frère, hé bien... Rien n'y faisait. Il voyait toujours en elle la petite sœur de l'homme qu'il aimait et qu'il ne pouvait pas avoir. Le moment crucial des questions posées aux futurs époux le rappela à l'ordre. Bon, sans doute parce que le prêtre s'était gratté la gorge, souhaitant peut-être capter l'attention de Prince qui s'était soudain évadé loin d'ici. Le prêtre ouvrit la bouche, posa ses questions. Et au moment où le jeune Benjamin comprit qu'il n'y avait plus d'espoir, qu'il était bientôt un homme marié (à vie, la grosse merde) et pris pour toujours... Il arriva.

Il n'avait pas ouvert les porte de l'Église dans un halo de lumière, ni avec une musique tonitruante en fond mais... C'était tout comme dans l'imaginaire de Prince. Il lui en fallait peu pour le faire sourire mais ce qui se passa... Chance complètement ivre (complètement, vraiment?) qui foutait le bordel. Il ne pu s'empêcher d'esquisse un léger sourire tant la situation venait de dégénérer en à peine dix petits secondes. Que dire de plus, c'était magique. Lui qui avait toujours rêvé d'être acteur, le voilà plongé dans une comédie qui n'en finissait plus. Celle là, il ne l'avait pas vu venir, vraiment. Et rien que pour voir sa mère devenir écarlate puis défaillir dans les bras de son père (elle en faisait toujours trois tonnes cette cruches), Chance méritait lui aussi un oscar. Le prêtre avait refermer la bouche, visiblement cloué par la scène qui venait de se jouer, Monsieur Benjamin jetait des regards noirs et menaçant aux fils Kinglsey qui... qui visiblement, traîné vers la sortie par son mère, continuait à parler d'une voix forte. Ce fut plus fort que lui, il éclata de rire. Son geste eu l'effet immédiat de centrer l'attention sur lui pendant deux secondes, avant que les gens se mettent à chuchoter, puis à regarder un coup l’héritier Benjamin, puis Chance, puis l'un, puis encore l'autre et pour déposer au final un regard presque désolé (mais hypocrite, ils étaient tous hypocrites) sur la mariée. Sa mère venait de papillonner des paupières, ses chiens lui léchaient le visage, son père intimait au père de reprendre sa messe mais ce dernier était trop secoué.

« Je reviens. » avait-il soufflé à Valentine.

Ou pas. À voir. Il s'était dirigé à grand pas vers monsieur Kinglsey et son fils qui se débattait et avit posé uen main sur l'épaule de l'homme qui semblait sur le point de... d'exploser ?

« Laissez moi régler ça monsieur. »

En fait il ne lui demandait pas vraiment son avis et deux secondes plus tard il redressait Chance sur le perron après avoir soigneusement fermé les portes du bâtiments. Nul doute qu'à l’intérieur les gens devaient chuchoter, être carrément gêné. Je suis tellement heureux de te voir là Chance. Même dans cet état tu reste le plus beau Chance. Bon sang Chance, pense à ta sœur, c'est son mariage ! Autant de phrase qu'il avait envie de lui lancer à la figure mais qui n'arrivaient pas à sortir de sa bouche.

« Merci. »

Ah non, ça, c'était pas ce qui était prévu. Bon sang Prince, et ton discours comme quoi il aurait mieux fais de rester chez lui, il est passé où ?  
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