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 elle l'observait, à la dérobée (azus)

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lost souls in revelry

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Message(#) Sujet: elle l'observait, à la dérobée (azus) Mer 6 Juil - 10:02

elle l'observait, à la dérobée
Il faisait beau aujourd’hui, à White Oak Station. Beau et relativement chaud ; relativement, parce qu’on était au Canada. Et, toutes proportions gardées, il faisait quand même bien moins chaud que n’importe quel autre endroit sur terre – disons, quand on descendait vers le sud. Pour autant, Azel n’avait jamais expérimenté de grosses chaleurs, pour la simple et bonne raison qu’elle avait toujours vécue ici, au Canada, et qu’elle n’avait jamais mis les pieds en dehors du pays. Jamais voyagé, en réalité. Elle avait vécu en Ontario jusqu’à ses vingt-et-un ans, et en Alberta depuis. Elle n’avait mis les pieds dans la province du Saskatchewan seulement lors d’une pause, sur le trajet entre sa ville natale et sa ville d’adoption, et n’avait jamais vu la couleur de la Colombie Britannique. Elle se promit de sortir de là, un jour. De voir du pays – et d’autres pays. Elle ne voulait pas que sa fille grandisse avec un horizon aussi fermée que le sien. Malia, d’ailleurs, ne l’accompagnait pas aujourd’hui. Azel l’avait déposée chez l'une de ses copines de la crèche, pour fêter son anniversaire. Comme elle avait remarqué qu’il y avait un nombre suffisant de mamans pour surveiller les bambins, et qu’elle avait d’autres choses à faire que de parler couches et lait en poudre avec des trentenaires toute l’après-midi, Azel s’était éclipsée. Elle avait décidé de se prendre un peu de temps pour elle et, vu qu’il faisait beau et chaud, elle se baladait dans les rues de Standford Alley, en petite robe colorée à motifs tous plus étranges les uns que les autres. Elle ne comptait pas faire les boutiques parce que ses finances actuelles ne le lui permettaient pas, mais elle pouvait toujours faire du lèche-vitrine. Ou simplement apprécier les rayons du soleil et le brouhaha apaisant des habitants de White Oak. Il y avait toujours dans l'ambiance de la ville ce petit quelque chose de triste et morne, depuis la tragique explosion, mais plusieurs semaines avaient passé dorénavant, et les gens reprenaient petit à petit le cours de leur vie. Pas tous, bien sûr, mais les sourires étaient de retour chez une bonne partie des habitants. Azel se réjouissait de ça, de voir les gens de nouveau insouciants, et elle les observait sans discrétion aucune, un sourire étalé sur son visage. Elle se stoppa net quand elle aperçut Angus, tout sourire, en compagnie d’une demoiselle à qui… il faisait un câlin ? Le sourire d’Azel se fana aussitôt, et elle fronça les sourcils. Elle n’était qu’à une dizaine de mètres de lui, mais il ne semblait pas l’avoir remarquée. Pour le moment. Elle attendit quelques secondes supplémentaires, à l’observer à la dérobée, comme ça. Lui et cette nana. Il lui prenait la main, maintenant. Mais où allait le monde ? Pourquoi était-il si proche de cette inconnue au bataillon, alors qu’il faisait un bon de trois mètres quand Azel osait déposer un bisou sur sa joue ? Il aurait, vraiment, des explications à lui donner.
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Lun 22 Aoû - 23:32

elle l'observait, à la dérobée
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S'il y a bien une chose dont Angus est certain dans la vie, c'est qu'il ne sera jamais prêt. Ni lui, ni personne. C'est un des affres de la vie, pense-t-il, que d'attendre jusqu'à ce que l'on soit prêt. Il a ce sentiment que, quoi qu'on en fasse, personne n'est jamais vraiment prêt pour accomplir quoi que ce soit. Être prêt, ça n'existe tout bonnement pas, voilà. Non ; il n'y a que l'instant présent. D'une manière générale, maintenant est un moment tout aussi adéquat que n'importe quel autre. Angus persiste à se le repasser en boucle dans sa tête : autant le faire maintenant. Angus n'a rien à perdre.
Mais il faut aussi que vous ayiez une meilleure idée du contexte dans laquelle cette réflexion lui traversait l'esprit : y'a une fille, là, juste à côté de lui dans le cinéma. Il l'a vue le reluquer trois ou quatre fois depuis le début de la séance (et le film n'avait pas encore commencé.) Elle souriait en redirigeant son regard vers l'écran. Le siège à côté d'elle était vide. Angus picorait comme un malappris dans le popcorn de la demoiselle, sans la quitter des yeux, ni lui demander son avis, et alors qu'elle plongea sa propre main dans le carton pour, disons, en extraire de quoi faire patienter sa bouche en attendant que son voisin ne fasse le premier pas, (je suis le narrateur, je décide qui pense quoi, et celle-là, elle ne voulait que ça) Angus la lui attrapa. Le héros entrait en scène pour la première fois et s'élançait dans un monologue dont seul Tarantino a le secret, pendant qu'Angus et l'inconnue (peut-être belle, peut-être pas, il fait noir dans un cinéma) sortait de la salle en pouffant. "Poussez-vous de là ! Faites moins de bruit !" maugréèrent les quelques jeunes assis au fond. En sortant des toilettes, ébouriffés et euphoriques, les deux étrangers échangèrent enfin quelques civilités avant d'opter pour louper la fin du film (et le milieu) pour se rendre plutôt chez la demoiselle, qui n'habitait pas loin, et qui avait fait une tarte au citron le matin-même. Est-ce qu'Angus voudrait y goûter ? Oui oui oui, Angus voudrait y goûter.

C'était un bail comme il les appréciait : simple, rapide, efficace. Angus était d'excellente humeur après cette collation (la tarte au citron nespa.) Raccompagnant le jeune loup sur le palier, la petite cochonne (qui finalement était mignonne à la lumière) resta là pour profiter de quelques autres câlins avant que son invité ne s'enfuit à jamais. "Je te reverrai pas, hein ?" l'interrogea-t-elle d'un ton tristounet en lui prenant les mains. Angus esquissa un rictus et lui répondit télépathiquement, laissant ses mains molles se faire patouiller, balancer, caresser par la minette facile. Elle avait les mains douces. Il en porta une à sa bouche et l'embrassa. Elle avait le goût du popcorn. "J'aimerais bien te revoir, Allan, si tu veux je peux te laisser mon numéro et puis...
- Je m'appelle pas Allan, en fait."
répondit l’effronté de sale petit menteur pervers avant de lui faire une bise et de tourner les talons aussitôt en direction du fleuriste non loin. Il avait rencard, ce soir. Si elle était aussi bonne en pâtisserie que cette petite cinéphile, Angus estimerait avoir passé une excellente journée. Il passe souvent de bonnes journées, en compagnie de filles, bonnes elles aussi ; mais combiner deux chaudasses discrètes en moins de douze heures, cela relevait de l'excellence. Et si elle n'était pas prête, la belette du soir, Angus se chargerait de la décoincer. Elle n'a pas besoin d'être prête, Angus, pour une fois, le serait pour deux.
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lost souls in revelry

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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Jeu 25 Aoû - 21:42

elle l'observait, à la dérobée
Définitivement, Azel n’en croyait pas ses yeux. Elle était vexée, même. Ça se voyait, parce qu’elle faisait une petite moue de gamine, la même qu’elle faisait qu’en elle était encore au lycée. Elle resta sans bouger encore quelques longues secondes supplémentaires, jusqu’à ce que la pimbêche retourne chez elle et qu’Angus s’éloigne. Il partait d’un bon pas, et Azel réalisa que si elle ne lui courait pas après tout de suite, elle n’arriverait pas à le rattraper. Et elle tenait à le mettre devant le fait accompli dès maintenant, parce que si elle traînait trop et ne lui en parlait que dans quelques jours, elle aurait juste l’air d’une psychopathe. Azel était un peu folle sur les bords, elle en était bien consciente, mais il y avait tout de même des limites. Elle se remit donc en marche, le pas rapide, pour ne pas trop éveiller les soupçons. Il rentra dans une boutique alors qu’elle était à quelques mètres derrière lui et, sans trop réfléchir, elle entra à son tour. Chez le fleuriste – ah bah tiens. Il ne manquait plus qu’il aille acheter des fleurs pour la nana qu’il venait de quitter. Au fond, qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? Rien, hein. Ils n’étaient pas mariés tous les deux, il ne lui devait rien. Surtout pas un bouquet de fleurs. Mais le coup du baisemain, ça, elle ne s’en remettait pas. Elle ne demandait pas qu’il lui fasse des bisous dans le cou, mais un câlin pour dire bonjour, ça ne faisait pas de mal. Est-ce qu’elle en faisait des tonnes ? Est-ce qu’elle en demandait trop ? Peut-être. Mais Azel était comme ça. Jalouse, possessive. En constant besoin d’affection. « Alors, moi qui croyait que les contacts physiques c’était strictly forbidden, avec toi, j’me suis trompée sur toute la ligne. En fait, je pue ? » Voilà comme elle l’aborda. Il était en train de regarder des fleurs et elle, elle arriva sur le côté, sans même faire mine d’être intéressée par le bouquet de jonquille qui se trouvait devant elle. Elle était un brin énervée, Azel. Alors le Salut, ça va ?, elle l’avait complètement éclipsé. Elle attendait une réponse, maintenant, et elle avait intérêt à être valable.
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Dernière édition par Azel Novak le Dim 11 Sep - 14:46, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Mer 7 Sep - 23:14

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Alors qu'il scrutait pétales et pistils afin de composer un bouquet pour leurrer sa proie du soir, une fleur (la plus jolie de la boutique) se fichu devant lui et toute empourprée par la colère, la grande pivoine piaillait "Alors, moi qui croyais que les contacts physiques c’était strictly forbidden, avec toi, j’me suis trompée sur toute la ligne. En fait, je pue ?" et un éclat de rire masculin fit frémir de jalousie les autres pâquerettes, jalouses de n'avoir la dégaine d'Azel, qui, en fait, était humaine. Les fleurs jalousent les humaines parce que, non contentes de sentir aussi bon que la rose, le jasmin ou le lilas, les humaines, elles font rire les humains, et bien souvent elles finissent par ken, à la fin du rencard, quand les fleurs, elles, commencent à flétrir. Elles maudissaient toutes la blondasse qui piquait un fard (de quoi elle se plaint, elle a des jambes ! des genoux ! des cuisses ! un vagin !) n'espérant qu'une seule chose : qu'elle ait des allergies.
Angus écrasa mollement sa paume contre le visage écarlate de son amie, comme pour la repousser et la cajoler en même temps. Les fleurs auraient arqué un sourcil, agréablement surprises de la tournure que prenait la situation pour l'humaine bruyante. "Ouais bah tu pues dégage !" charria Angus à la manière délicate d'un mouflet de 4 ans. Voyant la mine ostensiblement dépitée de sa copine, il lui tapa doucement dans l'épaule avant de l'attraper et de la tirer vers lui (tout ça de façon très virile, comme si Azel était un rugbyman. La pauvre tanguait carrément dans ces bras plus musclés que les siens.) "J'rigole bébé. Sois pas jalouse hein... après tu rougis et t'es moche. C'est con."
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Dim 11 Sep - 15:01

elle l'observait, à la dérobée
Le propriétaire de la boutique de fleurs observait les deux jeunes gens du coin de l’œil, un peu méfiant mine de rien. Ils n’avaient pas l’air bien méchants, les deux, mais ils ne lui inspiraient pas totalement confiance non plus. Surtout la blonde en furie, qui était arrivée en trombe dans sa boutique sans autre but, apparemment, que d’enguirlander le brun. Et lui, le fleuriste, il préférait qu’on entre dans son magasin pour acheter des fleurs, pas pour créer des engueulades – ce qui était, somme toute, assez logique. Il était sur le qui-vive, prêt à intervenir. Si jamais la dispute dérapait ou si un autre client faisait son entrée – il ne tenait pas trop à ce qu’on ait une mauvaise image de sa boutique, censée représenter le calme, la tranquillité, la détente. « Pardon ? » pu-t-il entendre depuis sa caisse, Azel ne retenant pas sa surprise. Bouche bée, elle n’avait visiblement pas compris l’humour. Elle restait immobile, presque en état de choc, alors qu’Angus s’amusait à la malmener. Elle ne s’en rendait même pas compte, sa jalousie se muant petit à petit en colère folle. « Non mais je rêve ? Mais dis-moi que je rêve ! » ajouta-t-elle en levant les bras en l’air, outrée par ce que son supposé ami venait de dire. « T’es pas moche toi peut-être ? » enchaîna-t-elle, ne trouvant rien de mieux à répliquer. Sa poitrine se levait et se baissait au fil de ses respirations, particulièrement fortes sous le coup de l’émotion. Elle essaya de se focaliser sur la petite voix qui lui disait de se calmer, qu’elle en faisait des tonnes, mais c’était peine perdue. « Bah t’sais quoi, va niquer tes sales moches, vous ferez bien la paire. » Et l’Azel tourna les talons.
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Mer 14 Sep - 1:12

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Voilà qu'Azel avait pris la mouche et quittait la boutique en rétorquant à Angus de la même façon qu'il l'avait attaquée : comme un•e gamin•e ! Il plaisantait simplement avec elle mais il l'avait réellement blessée. Et lorsqu'il s'agit d'amitié, il ne pense pas qu'il faille se battre. Forcer, je veux dire, insister pour faire durer ce qui est déjà mort. Je ne parle pas de raviver ce qui est en train de faner, mais bien de lutter tout seul à contre-courant (souvent et tristement jusqu'à l'épuisement.) Quand ça finit mal, c'est que ça finit trop tard.
Il faut trouver quelqu'un qui soit comme une rivière, un torrent, un ruisseau, quelque fleuve dont la source soit placée en amont de soi-même pour ainsi aller dans le même sens. Angus ne veut pas se battre contre le courant (he wanna go with the flow) mais au contraire évoluer dans la même direction avec Azel. Certes le lit de la rivière (sans mauvais jeu de mot) serait sans doute semé de pierres et le voyage comporterait des rapides, de la vase, que sais-je encore.
Mais Angus n'est pas un saumon. Il ne remonte pas les cascades. Il ne veux pas de quelqu'un qui pousse quand il tire. Il ne veut pas se battre. Il veut avancer. Alors il reposa les fleurs dans leurs seaux, secoua la main en direction du fleuriste qui le scrutait depuis le fond de la boutique, et il emboîta le pas à son amie. Ravalant ses vilaines vannes, il lui tendit les bras "Tu veux un câlin, ma puce ?" et tendit qu'Azel l’enlaçait, il la tenait tendrement par la taille. "Tu sais, tous les boudins du monde ne vaudront jamais autant que toi dan mon keur <3 t mon boudin pref, Azel ma gazelle !" Et pour pas qu'elle ne s'enfuit ou ne lui tape dessus, il la serra encore plus fort.
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Mer 28 Sep - 19:22

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Pour le coup, il l’avait bien chauffée Angus, la petite Azel. Elle était énervée comme tout maintenant, et le fleuriste la regarda partir sans rien n’y comprendre. Bientôt suivi par le loustic qu’elle était venue alpaguer, d’ailleurs. Elle entendait ses pas se rapprocher et tentait donc d’accélérer la cadence, mais elle fut bien vite rattrapée par un facteur aussi bête que la morphologie. Angus avait des jambes plus longues, et marchait donc plus vite. « Tu veux quoi encore ? » cracha-t-elle en se retournant, au beau milieu du trottoir, sans se soucier le moins du monde de se donner en spectacle devant tous les passants. Azel était exactement le genre de nanas qui n’avaient absolument rien à faire de ce que les autres pouvaient penser d’elle – qu’on l’estime trop excentrique, trop impolie, trop exagérée, elle s’en fichait comme de l’an 40. Elle fulminait, Azel, mais voilà que son ami lui tendait les bras. Elle haussa les sourcils, perplexe. « Qu’est-ce que tu veux ? » répéta-t-elle, avant qu’il ne l’appelle par un doux surnom. C’était la meilleure, ça. Elle secoua la tête de droite à gauche, pour montrer son dépit. Il était irrattrapable. Elle pouffa, sa colère s’évaporant aussi vite qu’elle était arrivée, et elle serra Angus dans ses bras. Après tout, c’était peut-être la seule chance qu’elle avait avant très longtemps – c’était en tout cas la première depuis… depuis toujours. Alors Azel en profita. Il sentait bon, Angus. Elle n’était pas certaine qu’il soit du genre à se parfumer à l’Hugo Boss, alors elle se dit que c’était probablement l’odeur de la lessive mélangée à son odeur corporelle. Puis il était musclé, il était agréable à câliner. Après qu’il eut prononcé ces quelques idioties, Angus la serra encore plus fort, un peu trop fort. Azel gigota et finit par se détacher de lui. De son poing, elle le tapa légèrement sur la poitrine. « T’es con ! » Elle secoua la tête de nouveau, avant d’ajouter « C’était pas si compliqué, si ? » Azel avait le regard inquisiteur. Qu’il ne lui réponde pas que ça lui avait coûté un bras. « Bon. Merci, » murmura-t-elle quand même, tout bas tout bas.
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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Sam 8 Oct - 20:00

elle l'observait, à la dérobée

ft. azel novak



Tandis qu'Azel se calmait progressivement et dont le teint dé-rougissait à vue de caméra thermique, Angus arrangeait ses cheveux, laissant un blanc planer entre deux pendant quelques secondes. "Tu attends quelqu'un ? demanda-t-il en se retournant sur lui même plusieurs fois, en fixant le trottoire loin derrière Azel, comme si un éventuel rendez-vous s'apprétait à surgir pour répondre à la question. Mais personne ne débarqua à temps et Angus enchaîna. Tu fais quoi ici en fait, tu... tu... Hoe don't do it. Tu étais quand même pas en train de me surveiller Azel...?" Oh my God.

La demoiselle allait sans doute de nouveau piquer un fard - mais pourquoi tu peux pas te taire, Angus, pourquoi ? Alors il voulut aussitôt se rattraper d'avoir des idées aussi saugrenues en proposant quelque chose de gentil à son amie. L'inviter à dîner ? Non, la place est déjà prise... L'emmener faire une balade dans sa nouvelle décapotable ? Non, le temps lui est compté... mais... bipbip il déverrouilla un joli bolide as shiny as a diamond et fit un signe de tête à la blonde qui réfléchissait toujours à quoi lui répondre pour un tel affront (encore !) "J'te dépose poupée ?"

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Message(#) Sujet: Re: elle l'observait, à la dérobée (azus) Jeu 20 Oct - 18:33

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Angus, c’était vraiment quelqu’un. C’était un phénomène à lui tout seul. Il avait une façon de parler, de se bouger… il n’y avait qu’à le voir, là, à tourner sur lui-même au beau milieu du trottoir, comme s’il était seul au monde. Ça la faisait rire, Azel. Il était vraiment ailleurs, ce mec, qu’elle pensait. Et ça la rassurait, parce qu’elle était un peu pareille. Peut-être même était-il pire, et ça la soulageait davantage encore. Mon dieu ce qu’elle avait été moquée, plus jeune, parce qu’elle ne rentrait pas dans le moule. Elle s’en fichait bien, pour le coup, mais elle aurait préféré qu’on l’accepte telle qu’elle était, bien sûr. Excentrique, rigolote, bizarre. Mais bien vivante, unique en son genre. Au moins, avec Angus, elle se sentait dans son élément.

Elle hésita d’abord à répondre à la question qu’il lui posait, parce qu’elle n’attendait personne mais n’avait pas envie qu’il croit que personne ne l’attendait. Après l’avoir vu tout guimauve avec sa nana, elle refusait d’avouer qu’elle se baladait simplement, seule. Sa réponse n’était probablement pas importante, puisqu’il enchaîna avec une autre – pour le moins absurde. « Pardon ? Te surveiller ? » Azel était mi-outrée, mi-amusée. « Bon si, j’avoue. » Elle leva les mains en l’air, puis continua : « Ça fait deux semaines que je te suis, dans l’espoir de te prendre en flagrant délit d’affection avec une autre que moi. » Elle éclata de rire en secouant la tête. Le surveiller… Et puis quoi encore ? Elle n’avait pas que ça à faire. « Me déposer où ? » demanda-t-elle alors, en réponse à sa question. Parce que si c’était chez elle, c’était non. Azel comptait encore profiter de son après-midi à White Oak.
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