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 CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter

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Message(#) Sujet: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Sam 22 Aoû - 12:36



concours d'écriture
la rentrée, toute une histoire
Il s'en est passé du temps, depuis le premier concours d'écriture lancé sur FLT. Et quoi de mieux qu'un petit concours pour participer à la vie du forum tout en approfondissant son personnage, mais sans s'impliquer dans un événement chronophage ? (Chronophage : qui prend beaucoup de temps, petits incultes.) Voici donc le deuxième concours !

La rentrée arrive à grand pas, tout bientôt pour les plus jeunes, un peu plus tard pour les plus vieux. Au final, tout le monde doit y passer ; les étudiants qui reprennent les cours, mais aussi ceux qui sont en plein dans la vie active. Parce que, même pour ceux qui ont quitté les bancs de l'université, la rentrée est toujours synonyme de retour de vacances, de nouvelles décisions professionnelles, de renouveau. Et toi, elle se passe comment ta rentrée ? Et celle de l'année passée ? Et... comment tu imaginerais ta rentrée idéale ?


ce qu'il faut savoir
Vous l'aurez compris, il s'agit de raconter la rentrée... de votre personnage. La rentrée de septembre qui arrive, ou bien une rentrée passée qui l'a particulièrement marquée, ou encore le genre de rentrée dont il aurait rêvé mais que, malheureusement, il n'a jamais eu. Présent, passé, futur ; à toi de choisir.

Pour participer, il vous suffit de poster votre texte à la suite de ce message, sous balise spoiler. Le concours se terminera le 13 septembre, ce qui vous laisse trois semaines pour participer ! :luv:  Nous lancerons ensuite les votes, pour que les membres élisent les textes qu'ils préfèrent, et les résultats seront annoncés dans le premier numéro de la Gazette de White Oak Station, qui apparaîtra à la prochaine maintenance. :eyes:


À vos claviers ! :heart4:
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Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Lun 24 Aoû - 12:03

Concours d'écriture
thème de la rentrée

Thybault Joan Oman ✥✥✥ Rase les murs, baisse la tête. Te fais pas remarquer, reste une femmelette, une tapette. C’était quoi déjà, ces noms ridicules et infondés dont on t’affublait l’année dernière ? Tu crois vraiment que ça a changé Oman, qu’on va te respecter pour ce que t’es. T’as même pas une petite marque de bronzage sur le torse, blanc comme un cachet. Lavette. Tu t’es pas tapé une fille pendant l’été ? Mais tu fou quoi Oman. Tu restes dans ta piaule, à mater des films X ? Et ça rit, ça se moque, ça en profite. Tant que eux ne devienne pas les dindons de la farce, qu’ils restent là haut, sur leur trône de mépris. Toi tu les ignores, t’efforçant de t’immoler dans une indifférence complète. Mais tes poings se serrent. Ils se crispent un peu plus en voyant déborder de ton casier des litres de crème blanche. La nouvelle blague de la rentrée. Affublé de ce message si poétique. A garder précieusement. Banque de sperme gratuite. T’en vomirait presque Thybault. De toute la moquerie du monde qui s’abat sur toi, toi qui demande jamais rien. C’est quoi c’est ta tête de boule à zéro qui les fait rire ? C’est tes sweat un peu trop grands qui ne contiennent pas de muscles ? Ou alors c’est tes blagues à deux balles qui ne font rire que toi ? T’en sais rien. Toi t’es ce garçon attachant, qui cherche juste une petite place, pas trop grande, histoire d’être là. De montrer que t’existes, comme tout un chacun.

Tu ne comprendras jamais, ce que te veulent ces kings baraqués, ces têtes de cons à la mèche un peu trop laquée, dégoulinante comme un masque de boxeur sur leur visage. Ils se cachent. Ils assument pas d’être ce qu’ils sont. Ils ont des comptes à régler avec le monde et c’est toi qui paye. Toujours toi Oman. Avec ta frimousse d’ange. N’élevant jamais la voix. Restant dans ta coquille, recroquevillé pour prévenir les coups.

Et tout ça, ça ressurgit le jour de la rentrée. Ça. Eux. Et elle. La petite poupée de porcelaine rousse, qui se balade aux bras de tes bourreaux. Elle danse virevolte dans les couloirs, ancrés dans tes yeux, elle pavane comme une altesse. Plaqué contre les couloirs, tu te contentes d’être un objet, passant, invisible. De ceux qu’on ne remarque pas.

C’est le retour sur le champ de bataille, sur l’écriture frénétique et automatique. Sur les nuits blanches, abandonné dans la biologie et la philosophie. Les entrées, les plats, les desserts, qui se succèdent, les pommes qu’on croque à la pause de dix heures, les ballons qui roulent sur le macadam, entraînant avec eux les cris et les coups dans le dos. Les chuchotis du fond de la classe, les boulettes de papiers, pleines d’un message secret. Les tableaux qui crissent, aspergé du blanc des craies, de tous ces mots qu’on copie, qu’on recopie comme des machines. Le retour des grilles qui s’ouvrent aux heures fixent, des cigarettes qu’on fume en cachette loin de l’autorité parentale. Des soirées déguisées, arrosées et interminables. Des baisers derrières les portes des casiers. Des sentences qui tombent et retombent jamais sur les mêmes, jamais sur les bons. Le retour de tes journées cauchemardesques.

Ces années là, ces rentrées là, t’es personne Oman. Tu réponds plus à ton nom. Tu cherches juste à passer entre les mailles du filet, à t’en sortir sans trop de blessures. Tu cherches la paix, ils cherchent la guerre. C’est ce combat inégal, sans fin, qui te serre les tripes chaque fois que t’arrive à ce bourreau de mois de Septembre. Tu fais pas partie de ces gens là Thybault, tu fais partie des faibles, ce qui baissent la tête quand ça craint trop. Mais mieux que ça, tu fais partie des fiables. Et ça personne peut te l’envier. T’es ce garçon au regard profond, que personne connait vraiment. T’es ce poumon disloqué, qui malgré les embûches survit à ces instants, sans broncher. Alors rentrée sur rentrée, t’avances, comme un soldat parti au front. T’avances, tu recules jamais. Tu prends les coups, envers et contre tout.

✥✥✥
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Dernière édition par Thybault J. Oman le Lun 7 Sep - 10:33, édité 1 fois
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BRAISE MOI

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Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Lun 24 Aoû - 15:01

 

« tu devrais mettre cette robe. » « non, ça ne va pas avec mon maquillage ! » « au pire, tu mets la verte. hein agnès ? » tu tournes soudainement la tête, à l'évocation de ton prénom. t'as été trop rapide, t'as des étoiles sous les yeux. « hey, tu dormais ? tu sais que c'est la rentrée, aujourd'hui, rassure moi. » la rentrée. ça te donne une caresse glaciale, des frissons. évidemment que tu sais, agnès. on te l'a tellement répété, on t'y a tellement préparé. t'en est même conditionnée. ça fait une semaine, sept jours entiers qu'on te rabâche en boucle à quel point ça va être extraordinaire, qu'on ne va voir que toi, toi et ton ascension sur ce trône de verre. encore une année à gouverner sur ce royaume, à choisir ses amis, se méfier de ses ennemis, et sans pitié ni mépris, juste de l'ignorance, l'ignorance qui suite de ton masque, écraser les plus faibles, les plus démunis. ceux qui n'ont pas pris ton chemin de vie. la débauche, la folie. la popularité à tout prix.
gauthier t'en dis rien, mais ce masque, ce rôle de garce te dégoûte. t'aimerais tellement t'en débarrasser, mais c'est plus fort que toi. ce monde écrase ton cœur, alors tu continue cette mascarade, au risque de te faire écraser à ton tour. tu l'as vite compris, que les meridas ne survivent pas longtemps dans le monde des cendrillons. et puis tu fais ça pour cacher tes petits secrets, les années sautées, le QI sur-développé. t'as tout ça à taire, et bien plus encore. « comment tu veux que j'oublie ? » un rire faux s'échappe de tes lèvres. puis anya, tes yeux se portent sur la multitude de robes, de fringues, toutes aussi chères les unes que les autres. ce n'est que matériel, mais ça semble si important. si significatif. alors tu rentres dans le bain. sans pitié, tu détailles la concernée, le vêtement, puis tu lâches avec dédain. « mets la rouge, tu vas ressembler à rien dans celle là. » et tu te lèves du lit, princesse sans loi, sortant de la pièce sans un mot. il ne résonne juste le bruit insolent de tes talons qui claquent sur le sol, rythmant tes pensées lasses et terribles.

elipse. assise sur un banc, tu attends devant la fac, regardant les étudiants entrer. dans ta tête résonne déjà les murmures, les rires et les casiers qui claquent. tout ça t'ennuie à mourir.
poupée, tu sors ton portable, à la recherche d'un message, peut-être deux. secrètement, t'espères que ton père va finalement se souvenir que c'est ta rentrée, et t'envoyer un peu d'amour. peut-être entamer une trêve, à cette guerre que tu as provoqué. mais rien. juste trois messages.


un nouveau message de keenan. a écrit:
coucou ma princesse  ♥  pas trop les boules que les vacances soient finies ? ;)  bonne rentrée, je t'aime ! raconte moi tout en rentrant.  ♥


un nouveau message de lex. a écrit:
t'es ou ???


un nouveau message de aurore. a écrit:
♥ ♥ ♥


tu soupires, déçue. tu verrouilles ton cellulaire tandis qu'un mec s'assoit à tes côtés et te tends sa clope. agnès, tu lui souris, avant de tirer une taffe, laissant la fumée, nicotine cachée, te rendre un peu plus agréable. et comme elle s'y attends, finalement tu la souffles, tu la libère, la fumée noire, acre, avant de rendre ce bout de minerais à son heureux propriétaire. « dany. » c'est son nom. tu le dévisages, amusée, avant d'ouvrir la bouche. mais il est plus rapide que toi. « toi c'est gauthier. » tu lèves un sourcil, un peu étonnée. « ne fais pas la modeste, tout le monde le sait ici. » tu te rembrunis vite. ton sourire s'efface comme la pluie efface la peinture, comme les nuages obscurcissent le ciel ; en quelques secondes, tout disparaît. génial. ça gronde dans ton crâne. quand à chaque rentrée tu penses à prendre un nouveau départ, le passé te colle à la peau, s'ancrant chaque fois plus à toi. agacée, énervée, tu lui jettes un regard noir comme le ciel d'hiver. certes, ce n'est pas sa faute, mais ce n'est réellement pas ce qui te fait toujours plaisir à entendre. « ouais. merci pour la taffe. » et à nouveau, tu t'en vas, tu fuis en direction de ton palais, de ta cage de verre.
cette magnifique faculté.

au moment de passer la porte, les gens affluent, ils courent. on dirait presque qu'ils volent, tellement c'est rapide, fugace. pendant quelques secondes, tu te laisses absorber par tout ce monde, tu te fonds dans la masse, prends place dans la foule. ton souffle s'en coupe presque. tu fermes les yeux, avant de finalement les ouvrir en grand et pour de bon. tu remets ton sac en place et t'avance dans les couloirs.
et comme si tu étais moïse, soudainement, la mer colorée et bruyante d'étudiants s'ouvre, les gens s'écartent à ton passage. poupée, il est temps. tu lèves la tête, le menton haut. finalement, ils remarquent ta présence, et les bruits s'amenuisent, là où tu passes les conversations s'affaissent pour reprendre, sur un sujet bien différent. les yeux, avides, sont rivés sur toi. ça t'étouffe, alors tu te dépêches d'aller à ton casier, pour te retrouver seule. seule face à toi-même. mais misère. une fille te rejoins, une jolie blonde. tu t'arrêtes et la dévisage. « salut agnès ! moi c'est camilla. »
« salut. » tu ne montres aucun enthousiasme, ton visage est froid. c'est ce masque, que tu meurs d'envie d'arracher. elle toussote, gênée. son regard se tourne vers un casier, pas très loin. « on dirait que les loosers ont eu le droit à des blagues géniales cette année ! regarde. » le doigt tendu vers la victime, tu la reconnais de loin. « oh mon dieu, c'est oman. quel nul. » poupée, tu te tournes vivement vers la jolie blonde. tu ressembles à une statue de glace. « tu sais quoi, julie ? si c'est pour dire de la merde, tu ferais mieux de fermer ta gueule. » « c'est camilla... » tu la fusilles du regard et elle disparaît vite, pour laisser apparaître lexie et james. « putain, agnès, on t'a cherché ! »
moi aussi, je me cherche. c'est ce que t'as envie de leur dire. à elles, à tous. t'as le cœur soulevé, arraché par la folie de ce monde. et l'âme, l'âme souillé par l'hypocrisie, l'hypocrisie qui suinte de partout.
t'aimerais tellement retourner à ces moments de bonheur. mais c'est impossible. c'est la roulette, et la vie, on ne la choisit pas.
alors, à chaque rentrée, c'est la même histoire. c'est les cours barbants pour ton qi bidouillé, les blagues nulles de la reprise, c'est le jour où on nomme les têtes de turcs et celles où l'on balance ses exploits des vacances. c'est les cours, les clopes, c'est les histoires d'amours, les coucheries. c'est les profs qu'on se taperait bien, où ceux qu'on veut à tout prix éviter. c'est l'horloge de la classe qu'on reluque toutes les deux minutes, les mauvaises et bonnes notes. c'est tout un monde, la rentrée.

et c'est aujourd'hui qu'il est à son apogée, ce nouveau monde.

_________________
agnès, 2014 - 2016 merci pour tout :coeur2:


thynès ♡ remember you were the first girl i danced with © by anaëlle.



merci ♡:
 


Dernière édition par Agnès F. Gauthier le Ven 28 Aoû - 17:31, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Dim 6 Sep - 18:08


le goût du néant, baudelaire
et le temps m'engloutit minute par minute, comme la neige immense un corps pris de roideur; je contemple d'en haut le globe en sa rondeur et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute. avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute ?
cette année-là encore, rien de spécial. rien de plus que d'ordinaire. le quotidien caldwell n'est en aucun cas exceptionnel, il ne l'a jamais été et ne le sera jamais. keenan fait mine de préparer sa rentrée sans vraiment savoir pour qui il fait semblant. sa mère s'en fout, elle continue de se droguer et d’enchaîner les cigarettes, sans doute n'a-t-elle même pas conscience qu'elle reprend le travail sous peu. le keenan que vous connaissez lui ressemble beaucoup, même un peu trop. l'autodestruction, il a ça dans les veines.
à l'époque, il se battait encore. il ne savait pas qu'il finirait comme elle, avec seulement beaucoup moins de courage. une douzaine d'années après cette rentrée, il serait un être presque pathétique, bon à rien, désagréable et puéril. glorieuse image.

« caldwell, keenan. » l'appel, encore une chose qui ne change strictement jamais d'une année à l'autre. installé au fond de la classe, le dossier de sa chaise contre le mur et les jambes se balançant dans le vide, il braque son regard sur la nouvelle prof. il ne sait déjà plus son nom. « j'suis pas là. » elle le fusille du regard tandis que les autres éclatent de rire, comme chaque année. nul besoin de se recycler niveau plaisanteries minables, la même fait toujours son petit effet. « je vois que nous avons un petit rigolo. dois-je te rappeler que tu es passé de peu, et ce à cause de ton comportement ? tu ferais mieux d'y réfléchir. et une chaise a quatre pieds, je te prie. » il ne bronche pas, la détaillant sans même se donner la peine d'afficher son habituel sourire narquois. « j'crois que je suis surdoué, c'est pour ça que ça m'intéresse pas. et je pense déposer un brevet pour les chaises à deux pieds, comme ça on me lâchera la grappe. » premier jour, déjà une entrevue avec le dirlo. ça l'amuse, lui à qui l'attention fait défaut, lui qui n'attend que cela: être remarqué.

il ne paraît pas à plaindre, keen, il est même plutôt populaire au lycée. c'est con mais c'est comme ça, plus il se fait remarquer et détester par les professeurs, plus il est intéressant aux yeux de ses camarades. comme un leader, celui qui n'a pas peur. il a peur, keenan, il flippe constamment, mais son petit sourire narquois le fait paraître hors d'atteinte. il craint que sa mère fasse une connerie, ou qu'ils perdent l'appartement. il est tétanisé à la simple idée de finir seul, abandonné. il a peur de tout, c'est même difficilement vivable. c'est un menteur hors pair, et un de ces acteurs... il est incroyable, mais tout le monde le croit. même lorsqu'il se retrouve à assurer à la psychologue du lycée que tout va très bien. il a un peu trop l'habitude de s'inventer une vie afin de... afin de quoi ? il se le demande. parfois, il aimerait leur cracher au visage son besoin d'attention, sa peur de l'abandon, son sentiment permanent d'inutilité, sa faiblesse. il n'est ni fort, ni courageux. il n'est pas un leader, mais encore moins un suiveur. il n'est rien, il n'est personne. alors il porte son masque, en ce deux septembre et sans doute à jamais. en tout cas, cette année encore, il sera keenan le fort, keenan le petit rigolo, keenan le moqueur. si c'est le prix à payer pour un peu de chaleur humaine, il sera ce qu'on veut, ce qu'il faut.

« maman je suis... » laisse tomber. rien ne sert de la prévenir qu'il est rentré, elle n'est même pas au courant qu'il est sorti. pénétrant dans le salon, il balance son sac dans un coin et attrape la tasse de café vide -sans doute depuis des heures- afin de la ranger dans la cuisine. il prépare le goûter, dépose une assiette de gâteau sur la table devant sa mère, embrasse son front et disparaît dans sa chambre. une fois dans son refuge, il ouvre le sac ramassé au passage. il fait un rapide inventaire mais ne s'inquiète pas de potentiels devoirs ni de ce qu'il est censé prendre avec lui le lendemain. il n'est pas intéressé par les cours, ni par rien du tout. ça a toujours été comme ça, il réussit par intelligence, et chance, chaque année. il passe de peu, mais que voulez-vous que ça lui fasse ? il se concentre sur l'apprentissage autonome de la musique, le skate, l'art, et sa mère.
electric bird.
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inscription : 22/02/2015
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pseudo : spf. ( océane )
avatar : daniel sharman
autres comptes : anciennement arni.
crédit : wildest dream (av) endless love (sign)
âge : vingt sept ans, pas encore trente ans. merci de ne pas lui en parler.
statut civil : célibataire, tout juste sorti d'une relation de longue durée. il le vit bien cependant.
occupation : dj la nuit. casse couille le jour. musicien dans l'âme.

Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Mar 8 Sep - 7:31

dernière ligne droite. quelques secondes de jeu. il observe le cadran. huit secondes. le ballon tape dans ses mains, personnes autour n'est démarqué ce qui signifie que ce sera lui. oui, ce sera lui qui marquera le dernier point, du milieu de terrain. trois points, c'est tout ce qu'il faut pour gagner. il a la pression qui monte. le stress dans les veines. et l'adrénaline au cerveau. c'est lui qui va le faire, il marquer, il va faire gagner son équipe. il observe les gradins, pose un regard sur cette fille qui ne l'avait remarqué auparavant, qui n'avait jamais soupçonné sa présence avant que le hasard ne décide que ce serait lui. ce serait lui qui mènerait son équipe au sommet. et là, il voit ce que c'est qu'être heureux. Arni à ce moment, il a juste le sentiment de courir vers son destin, alors il s'élance, il saute et il envoie ce foutu ballon au centre du panier.

7h30



« Arni merde ! Lève toi, je vais être en retard ! » Elle claque la porte en repartant. Réveil brutal. Une main sur ses yeux pour tenter de camoufler la lumière du soleil qui a maintenant envahi toute la pièce. Un soupir. Encore quelques secondes pour tenter de se rendormir et entrevoir la fin de son rêve. Pourquoi faut-il toujours que ce soit à cet instant que l'on nous tire de nos plus beaux rêves ? Il soupire à nouveau. Sept heure et demi. Il a oublié, après des semaines de vacances, qu'un jour ça allait bien finir par être la rentrée. Énième soupir avant qu'il ne se tire du lit. De l'autre côté de la porte, il entend Moira au téléphone, qui décrit sans oublier le moindre détail la tenue qu'elle a choisit pour ce premier jour, puis il suppose qu'après, elle passera à son maquillage, puis à sa coiffure, en parlant de ce shampoing dont l'achat a nécessité des heures de voiture pour qu'elle se le procure, avec au volant le meilleur des frères  lui-même. Il l'écoute, puis il rit. Il ne se souvient pas avoir été aussi emballé qu'elle par sa première rentrée au lycée. Il faut avouer, que les deux Daniels sont totalement différent. Et il en est bien content, que sa soeur n'ait pas autant de difficultés que lui à changer d’environnement.

7 h45

La table du petit déjeuner. Maman fait des pancakes et Arni arrose le tout copieusement de sirop d'érable. Une nouvelle journée au sein de la douce et heureuse famille Daniels. Le silence est de rigueur à table. Tout ce que l'on entend, c'est le bruit de la poêle et la radio qui fait le point sur les événements sportifs du moment. Personne ne parle jamais à table. Du moins, jamais tant que papa n'a pas pris la parole. Tant qu'il n'a pas encore commenté les nouvelles du sport ou bien dit un mot sur l'incapacité de nos dirigeants à gérer ce pays, on ne bronche pas à table. Sauf que voilà, Moira, elle a le sourire aux lèvres et maintenant qu'elle a terminé d'exposer à sa meilleure amie chaque détail, elle arrive dans la cuisine, lance un « Bonjour » très énergique dans la pièce, elle embrasse maman sur la joue, prend une assiette et s'assied entre Arni et papa. Papa ne dit rien. Il écoute. Il regarde Moira. Il observe chacun de ses gestes, comme s'ils étaient mauvais, comme si chacun de ses mouvements était une insulte à la nature humaine. Arni, il observe papa. Il le guette. Il sait qu'il va lever la main. Chaque matin, c'est toujours pareil. Papa doit lever la main pour passer une bonne journée, sinon c'est encore pire le soir. Et Arni, il voit très bien que papa il va lever la main sur Moira dès qu'elle aura à nouveau ouvert la bouche. Alors il ne perd pas de temps. Il prend les devants. « Tu s entendu les pronostics de la nouvelle saison, tu penses qu'on va avoir une chance ?  » Il détourne le regard de papa vers lui même. Maman comprend, elle vient se poser à table, entre Arni et papa. Le reste du repas, ce n'est qu'une bataille de regard.

8 h00


_ « Je le déteste, c'est tellement un gros con. Il ferait mieux de se faire écraser par un de ses foutus camions. »
_ « Calme toi, il n'a rien fait.  »
_ « Tu le défends ?  »
_ « Non, je ne veux juste pas qu'il te gâche la journée. Attache ta ceinture. T'façon, il va être parti pour la semaine à Toronto, on va être tranquille.  »
_ « Jusqu'à ce qu'il revienne. »
( long silence )
_ « Tu vas retenter ta chance dans l'équipe cette année ? »
_ « Bien sûr, s'ils m'ont pris l'an dernier, y'a pas de raison que je n'y sois plus. »
_ « Mais l'an dernier, t'es resté sur le banc presque tout le temps. »
_ « Oui, mais ça va changer. »
_ « Ah ! (rire) Qu'est ce que tu en sais ?  »
_ « Je le sens, tu verras. A la fin de cette année, nos vies seront complètement différentes. »
_ « J'aimerais le croire. »
_ « Puisque je te le dis. Allez, prépare toi. On va arriver.  »
_ « Dis Arni ? »
_ « Oui ?  »
_ « Quand tu seras diplomé, tu nous laisseras pas maman et moi avec lui hein ?  »
_ « Non, promis.  »

8 h15


Et voilà, le retour. Les long couloirs. Le sol qui transpire la javel pas cher du concierge. Et les élèves, les même qui depuis trois ans ignorent totalement son existence. Les mêmes qui passent à côté de lui, partagent des cours, des travaux dirigés sans même avoir la moindre idée de son existence. La routine repart. Le voilà qui entame sa dernière année de lycée. Plein d'idée traversent son esprit. Maintenant, il fait partie des plus grands. Maintenant, il n'a plus qu'une dernière chance pour pouvoir briller. Maintenant, c'est la ligne droite vers le monde adulte. Et il n'a pas peur, non, il avance tranquillement, lentement, droit devant jusqu'au tableau. Il inspire et inscrit son nom sur la liste des candidats à l'équipe de basket. Ouais, dernière chance de pouvoir briller.

8h 30



Premier cour. Dernier de la classe.
La prof entre.
Elle dit à tous.
_ « Bonjour à tous, j'espère que vous avez passé un bon été, l y'a un nouvel élève parmi vous, je vous présente Peter.  »
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lost souls in revelry

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pseudo : vercors. (chloé)
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crédit : ultraviolences, the vamps.
âge : vingt-trois ans.
statut civil : célibataire, mais son cœur bat de plus en plus fort pour son premier amour.
quartier : fairmount district.
occupation : couturière à hazelnut.

Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter Mer 16 Sep - 20:46

encore un énorme merci à vous quatre pour votre participation et vos sublimes textes :heart:  :heart:

le concours est donc officiellement terminé, et les votes sont lancés ! :han3:  pour voter pour votre texte préféré, merci d'envoyer un mp à barry rosenwood, afin que vous ayez tous la surprise des résultats, qui apparaîtront dans le premier numéro de la gazette !  :swag:  :heart4:  vous avez donc jusqu'à la prochaine maintenance pour voter, c'est-à-dire que vous avez au moins deux semaines, mais peut-être un peu plus ! :luv:

1. merci de préciser un prénom par vote, soit : thybault, agnès, keenan, ou arni :cat:
2. un vote par membre est autorisé, pas deux, ni un avec chacun de vos comptes  :angel:

à vos claviers, votez, votez !  :hmm:  :hmm:
(et, bonne lecture -pensez à sortir les mouchoirs-  :eyes2:)

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i've been waiting for you way too long won't you come and take me home oh i'm praying this ain't all a dream can you wake me up before you leave
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Message(#) Sujet: Re: CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter

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CONCOURS D'ÉCRITURE › c'est le moment de voter
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