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 J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila

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Message(#) Sujet: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Mer 11 Juin - 15:10


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Que s'est-il passé de beau, de moche ou de nouveau aujourd'hui ? A vrai dire, pas grand chose. Une journée au grand banale, une journée comme toutes les autres, une journée débutée par la fac, coupée par le repas avec Azel, continuée par la fac et fini par le boulot au Madisons Grill. Ca donne envie hein ? Pas trop je vous l'accorde. Certes il y a des jours plus festifs, des jours où entre deux il y a des sorties avec des potes ou des verres au bar le soir mais bon, rien d'extraordinaire. Je n'ai rien pour être malheureux, j'ai plutot une belle vie, une vie tranquille, contrairement à d'autres qui sont vraiment dans le besoin ou en injustement prison, comme j'en cotoie de plus en plus. Je n'ai rien pour me plaindre et je me sentirai même enfant gaté si je le faisais à vrai dire, mais là on est dans ma tête, donc je peux non ? Oh puis tant pis, je le fais quand même. Je n'arrive pas à me sentir épanoui. Pourtant j'ai tout. Une copine à qui je tiens, des amis, une colocation géniale, mais. Et il y a toujours ce "mais". Qu'est ce qu'il fait là ce "mais" ? Si vous savez, tenez moi au courant parce que de mon coté j'ai du mal à comprendre quoi que ce soit. Mais ça n'empêche qu'il est là. Je suis donc à la recherche de la signification réelle de ce "mais" depuis un bon bout de temps. Enfin bon, vous commencez à me prendre pour un fou donc je vais changer de sujets.

Je rentre donc comme prévu à la maison, quelle superbe maison d'ailleurs. Je n'en reviendrai jamais que Francis m'ait fait venir ici. Ce soir là je rentre sur les coups de 23h, après mon service, pas forcément très calme ce soir. Il y a toujours des gens agités le samedi soir, qui sont plus là pour boire que pour manger, et le bar fonctionne beaucoup plus que la cuisine. D'ailleurs, ça serait pas mal de sortir le samedi soir.. Oui mais ma chérie a un bébé de quelques semaines dans les bras, alors ça sera pas pour de suite. J'arrive donc à la coloc, coloc bizarrement calme ce soir. Quoi que, comme je le disais, c'est samedi soir. Les amoureux ont du désertés, et les filles ont du aller se faire une soirée " entre filles ", vu que ni l'une ni l'autre ne bosse ce soir. Ou alors ils sont occupés. Je verrais plus tard. J'ai bien trop besoin de me jeter sur mon lit maintenant. Oui oui je vous assure, c'est un réel besoin. Retrouver son lit. Et hop, en mode larve sur la couette. Que ça fait du bien, c'est fou. Allongé, paisiblement sur mon lit, mes yeux se posent sur le calendrier. Mon fameux calendrier rempli de paysage australien et de surf ( ok de surfeuses ). Une croix. Voilà ce que je trouve dans le case d'aujourd'hui. Pourquoi cette cro .. Ah mais oui bien sur ! Je n'ai même pas eu le temps d'y penser aujourd'hui ! Une croix parce que ça fait deux ans jours pour jours que j'ai emmenagé ici, dans cette maison de fou avec ses colocs de fou. Il faut absolument qu'on fête ça ! Sans me demander s'il y a vraiment quelqu'un, je descends les escaliers en criant " Stilton ?! Daphné ? " premier essais : le couple. Pas de réponse. " Popo t'es là ?! " Apolline ? Allez réponds moi, ne me laisses pas boire à ma santé tout seul. Mais apparemment elle n'est pas de mon avis, vu que je n'ai aucune réponses. Tant pis.. Et puis là j'ai un flash : Mila. C'est vrai qu'elle est là elle aussi, c'est vrai qu'on est cinq ici. La magie du cerveau. On pense tellement à une personne que notre cerveau se met à l'oublier pour ne pas se faire du mal. Bel engin quand même.. " Mila ? Hé Picasso tu dors déjà ? " demandais je en poussant timidement la dernière porte au fond du couloir, celle de ma chère colocataire.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Mer 11 Juin - 22:47

i wanna be drunk when i wake up,
on the right side of the wrong bed....
lucila
        J'ai vécu une journée horrible. Non, vraiment. HORRIBLE. Pas au point de la mettre dans mon top dix des journées pourries, mais presque. Tout avait bien commencé pourtant. Je me suis faite réveillée par mon réveil ce matin, j'ai discuté avec Apolline tout en mangeant mes céréales et puis après direction la fac. Lucas a conduit. Et à midi, surprise ! Ma mère m'attendait à la sortie des cours pour qu'on passe l'après-midi ensembles. Soupir. Soupir, soupir, soupir ! Le shopping, normalement j'aime bien. Mais le shopping avec ma mère c'est... Épuisant ? Elle n'arrête jamais. De parler, de choisir des articles pour refaire ma garde robe, de m'obliger à les essayer et d'absolument tout commenter, que ce soit positif ou négatif. J'adore ma mère, hein, bon c'est normal c'est ma mère mais il commence à faire chaud, l'été arrive et je n'étais pas mentalement préparée à ça. Bon, ça va encore, elle a été gentille et j'ai eu le droit à une pause glace / je te mets au courant des nouvelles de tout le quartier. Mais une seule, jusqu'à ce qu'elle m'emmène manger une pizza le soir, après six heures d'achats intensifs. Au moins, je suis prête pour l'été, mais je suis aussi très très morte. C'est pour ça qu'une fois qu'elle m'a déposé à la maison et que je lui ai promis d'appeler Charles dans la soirée je me suis empressée d'aller m'écrouler sur mon lit. De toute façon, il n'y avait personne pour me taper la discute ce soir et vaut mieux : Francis et Daphné sont sortis profiter de la vie en amoureux, Apolline fêtait l'anniversaire des jumeaux, Lucas travaillait. Mila décédait sur son lit. C'est l'histoire de la vie.
        Je somnolais tranquillement lorsque mon portable a vibré. Un message. Ma maman. Il faut que j'appelle Charles. Soupir. D'après elle, mon adorable petit frère est en pleine impasse adolescente : il est amoureux. Et Mila est une experte en amour, c'est bien connu. La bonne blague. Bref, décidant de faire ma bonne action et d'achever ma santé mentale, j'attrape le téléphone fixe posé sur ma table de nuit et compose le numéro de chez mon père, là où se trouve mon Charlie. Et bien évidemment, c'est le paternel qui décroche. J'esquisse un sourire avant de prendre la parole. « Salut papa. Maman m'a chargé de tanner Charles sur sa vie amoureuse, tu veux bien me le passer s'il-te-plaît ? Et au passage, je sais que tu vas bien, moi ça va, je suis fatiguée et je t'aime... Merci beaucoup ! Salut Charlus, ça boum ? Askip tu as une amoureuse, c'est vrai ? » Éventuellement, il pouvait se sentir agressé mais non, il sait bien que je ne lui veux que du bien. Et donc, j'allais passer ma soirée à écouter la vie d'un adolescent de dix-sept ans. Génial, je n'ai rien de mieux à faire ! Ce qui est terrible, c'est que sa vie amoureuse est plus pimentée que la mienne... Ironie tragique ou acharnement du sort, je l'ignore.
        « Il y a du bruit chez toi.
- Quoi ?
- Du bruit chez toi !
- Ouais, bah je range mes dessins là.
- Non mais genre... Un éléphant, je sais pas ? Je crois que tu te fais cambrioler Milou. » Je fronce les sourcils et tends l'oreille, celle qui n'est pas contre le téléphone. Et effectivement, oui, il y a du bruit chez moi. Le bruit descend sauvagement les escaliers genre il veut les démonter puis devient humain et se met à beugler, à la recherche de compagnon. Je souris devant ce comportement avant de reprendre ma conversation avec mon frère : « C'est Lucas, il doit avoir faim ou un truc comme ça.
- Lucas, hinhinhin ! Moi je dis qu'il vient te manger parce qu'il en a marre de toi.
- Bah voyons.
- Ou alors il vient te faire l'amour sauvagement !
- Charles ! » Je m'exclame, outrée, avant de jeter l'appareil sur mon lit, presque dégoûtée, au moment même où Lucas termine de faire l'appel dans la colocation et entre dans ma chambre.
        « Mila ? Hé Picasso tu dors déjà ? » Et comme une débile, je me suis mis à rougir. Merci Charles et ses jolies paroles. J'aurai jamais du lui confier tous mes secrets à ce gamin. Sale fouineur, j'le hais, j'le hais, j'le haiiiis. « Hein ? Euh, non, je rangeais mon tiroir et... » Je commence, en lui montrant d'un geste vague mon tiroir à dessins renversé par terre. « Et je discutais avec mon frère parce que figure-toi qu'il a une amoureuse et tout ! Et il faut que je le conseille ce petit, tu vois ? » D'ailleurs, j'ai pas raccroché, mais on va faire comme si hein. J'attrape le téléphone, essaie d'appuyer discrètement sur la touche rouge et le repose sur la table de nuit. « Alors, que puis-je pour toi ? Pourquoi avoir appelé tout le monde genre c'est la fin du monde, quelqu'un est mort ? » Je demande finalement en me souvenant que LUCAS est dans MA chambre, possiblement tardivement parce que je n'ai aucune idée de l'heure qu'il est et que VOILA. C'est Lucas, hein. Notre relation s'est un peu arrangée, si je puis dire, depuis qu'il sort avec Azel mais... C'est Lucas ! C'est bien résumé, ça.
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Jeu 12 Juin - 9:24


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Un grand dilemme de la vie est de savoir s'il faut trouver quelqu'un qui nous ressemble ou quelqu'un qui nous complète pour être heureux. Le grand problème du proverbe " les contraires s'attirent " VS " qui se ressemblent s'assemblent ". Si même les philosophes qui sont censés passé leur vie à nous comprendre ne sont même pas d'accord entre eux, comment voulez vous que nous, pauvres petits jeunes en pleine croissance viscérale, comprennent ce qu'il leur faut ? Est-ce que je dois trouver une femme responsable, mature, qui pourrait me guider, ou une jeune fille tout aussi tordu et folle que moi, un cerveau d'enfant dans un corps d'adulte ? Bon vous avez compris où il est mon dilemme hein.. Vous n'allez pas m'obliger à mettre des prénoms dessus.. Si ? Non, je suis sur que vous avez compris ! Je sais ce qu'il se passe dans ma tête, dans mon coeur, dans ma vie, je ne sais juste toujours pas comment m'en sortir et passer la journée avec une et vivre avec l'autre le soir ne m'arrange absolument pas. Ma raison, ma tête, mon corps, tout ça m'emmène vers une certaine boutique de couturière mais mon coeur se tord dès que je passe devant une certaine chambre au fond du couloir. Je n'avouerai rien, je ne mettrai pas de noms sur tout ça car ça me ferait bien trop réaliser que je ne suis pas honnête, ni avec une, ni avec l'autre, ni avec moi, et ça serait contre mes principes. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas un mec qui court à droite à gauche pour visiter le dessous des jupes des filles. Non ce n'est pas moi là. Alors je ne dois rien dire, je dois me taire. Lucas ferme ta grande bouche d'adorable bouclé.

C'est donc sur ces paroles mentales très gentilles avec moi même que je descend en trombe les escaliers de notre maison, à la recherche d'un copain avec qui fêter les deux ans de mon arrivée fracassante ici. Un grand garçon, je vous l'ai dit. Cette descente me fait donc attérir directement dans la chambre de Mila.. ! Si même mes jambes sont contre moi, je ne vais pas pouvoir faire grand chose pour résister. Et puis, si mes mains avaient pu attendre qu'elle réponde avant d'ouvrir la porte, ça aurait été pas mal, mais visiblement quand il s'agit de la petite artiste, mon cerveau ne controle plus mes membres. Euh.. Je parle de mes bras et de mes jambes hein ! J'entre donc et dérange une conversation au téléphone, avec son frère apparemment, petit Charles amoureux. En voilà une grande nouvelle. Et les seuls mots qui me viennent sont " Oula.. Bon courage à lui ! " Lucas, tais toi. Non mais vraiment. Qu'est ce qu'il me prend de dire à Mila qu'il faut du courage pour être amoureux. A Mila. Pas à Daphné ou à Isis, non non, il a fallu que je dise ça à Mila. Bougre d'âne. Et puis je me rends très vite compte que mon enthousiasme laisse place à une sorte de malaise, une sorte de gène. Oui je me sens idiot d'arriver aussi vite ici juste pour fêter mon anniversaire d'arrivée, mais tant pis. Je suis arrivé tellement fort qu'elle a cru qu'il y avait un mort. j'étais si discret que ça ? Jamais je ne m'habituerai à mon mètre quatre vingt huit je crois. Elle est tellement mignone elle en plus, à tenter de cacher sa gène que je l'ai coupé en pleine conversation. Hé ! Pourquoi je pense à ça ? Non non elle n'est pas mignone, j'ai juste été idiot de débouler sans frapper, rien n'est mignon. " Un mort ? Ah mais non ! S'il y avait un mort j'aurai pas pris le temps d'appeler tout le monde et je serai surement parti d'un coup ! Et puis si y avait eu un mort j'aurai pas pu appeler tout le monde parce que forcément il y en aurait un qui serait... " Lucas, tais toi, deuxième fois. " Enfin tu vois quoi ! " Intelligent dis donc. 25 bougies à mon actif et pas capable d'articuler logiquement quelques mots. " En fait je viens de réaliser que ça fait deux ans que je suis arrivé ici et.. il faut fêter ça non ? Enfin je crois que ça se fête " De l'assurance, de la conviction, voilà ce qu'il me manque. Pourtant je n'en manque pas quand je dois assurer en tant qu'avocat, alors pourquoi ici je .. enfin vous voyez. Devant le regard interrogatif de Mila, je reprend " On va devoir fêter ça à deux du coup.. Il reste quelque chose à boire tu crois ? " Vite changes de sujet, ne parles pas de vous deux, parles de l'alcool ça fait moins de dégat que l'amour. L'amour ? Ah mince, je l'ai dis.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Jeu 12 Juin - 13:22

i wanna be drunk when i wake up,
on the right side of the wrong bed....
lucila
        Je ricane lorsqu'il souhaite bon courage à mon petit frère. Oui, parce que je suis d'accord avec lui, qu'il veuille dire qu'il lui faut du courage parce qu'il est amoureux ou parce que c'est moi qui le conseille. Et aussi parce que Charles peut encore l'entendre, ce qui peut être pratique puisque je n'aurai pas à faire la navette. Dans tous les cas, c'est une situation merdique alors... Et Zeus merci, il (re)prend la parole après mes interrogations, me laissant le temps de chasser toutes les pensées loufoques que Charles le vil a pu m'envoyer avant que Lucas n'arrive. « Et puis si y avait eu un mort j'aurai pas pu appeler tout le monde parce que forcément il y en aurait un qui serait... » Je grimace. Oui, merci pour cette pensée toute positive... Espèce de débile. « Enfin tu vois ! » J'acquiese avec un petit sourire. Oui, oui, je vois. C'est rassurant, si jamais l'un de nous meurt et bien au moins on aura un bouclé pour tous nous sauver, wouhou !
        « En fait je viens de réaliser que ça fait deux ans que je suis arrivé ici et.. il faut fêter ça non ? Enfin je crois que ça se fête.
- AH ! Ouais mais grave ! » Je m'exclame. Olala, on va se faire un moment émotion parce que ça fait deux ans qu'il habite ici ? Moi je veux bien, ça ne me dérange pas. Et puis comme je suis une ingrate idiote, moi j'avais carrément oublié. Et puis les autres aussi ils n'y ont pas pensé, hein ? La preuve, il n'y a personne ce soir. « On va devoir fêter ça à deux du coup... Il reste quelque chose à boire tu crois ? » Je ris nerveusement. C'est une très très mauvaise idée, vouloir me faire boire. Très très très mauvais idée ! Je ne tiens absolument pas l'alcool. Mais vraiment pas, je crois que je suis le pire être humain avec qui sortir boire un verre. Alors je fais l'innocente. « Je ne sais pas, Lucas. J'ai fini le jus d'orange ce matin, mais il doit bien rester du jus de pomme et du jus d'ananas ! » Hum. Évidemment il n'a pas l'air convaincu. Pas du tout même. Très très très mauvaise idée ! Alors je souris avant de le rassurer : c'est bon j'ai compris, tu ne parles pas de jus de fruit ! «  Je plaisante, bien sûr. Mais la réponse est la même, je ne sais pas. »
        Alors du coup, je le précède et quitte ma chambre, tachant d'ignorer mes pensées qui me hurlent que c'est une mauvaise idée. Que je vais dire des choses que je ne devrais pas dire. Que je vais peut-être entendre des choses que je n'ai pas envie d'entendre. Qu'on va peut-être le regretter après. Parce que ce soir c'est festif, ça fait deux ans que le bouclé est sur le sol canadien et facultativement dans ma vie aussi. Une fois dans la cuisine, je reste immobile un instant. Parce que je bois tellement jamais que je ne sais même pas où on range ce genre de choses. Et puis, vu que c'est lui le garçon d'honneur, on va dire que c'est lui qui va nous servir ? Ouais, on va dire ça. Alors moi, je vais mettre un bruit de fond et allume la radio dont je baisse le volume pour qu'on puisse s'entendre parler. Après ça je vais poser mes fesses sur une chaise, attendant que mon meilleur ami sortent de quoi s'amuser. Parce que haha, ça va être trop drôle, oui oui ! Et du coup, en attendant, je prends la parole. « Je prendrai ce que tu prendras, hein. » Je fais, avant qu'il ne me demande ce que je veux à boire. Moi je suis une fifolle, tu peux pas me testeeeer ! « Et je suis supposée faire un discours ou un truc dans le genre ? Tu veux que je fasse un discours ? J'peux te faire un discours, si tu veux. Le genre de truc qui te fera rire et pleurer en même temps et dont tu te souviendras TOUTE TA VIE ENTIERE parce que je suis ce genre de fille, moi, je parle bien ! Et puis, deux ans ça se fête hein ? On dit que l'amour dure trois ans, alors ça veut dire que tu as plus qu'un an à tirer avec nous, c'est ça ? » Enfin, boarf je sais pas. Sans Lucas, la coloc dure depuis quatre ans alors... Et puis, en plus, j'aurais peut-être pas du formuler ça comme ça mais hé, voilà que je suis toute enthousiaste : je viens de réaliser que ça fait deux ans que Lucas est parmi nous ! Je suis lente à la détente. Mais en même temps, ça peut paraître méchant, genre « hé, c'est quand que tu dégages ? » et... Bon, prions pour qu'il ne le prenne pas mal ! Pour la peine, je lui souris. Voilà, ne le prends pas mal.
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Jeu 12 Juin - 17:09


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Au moins l'idée de faire la fête l'enchante ! En même temps, je n'en doutais pas beaucoup. Quel jeune n'aime pas boire un coup pour fêter .. tout et n'importe quoi ? Certes Mila n'est pas comme tout le monde, certes Mila c'est Mila, mais Mila ça reste une jeune femme d'une vingtaine d'années, un peu folle sur les bords, qui ne dira jamais non pour s'amuser. Et puis elle ne peut pas me dire non, c'est mes deux ans ici, il faut fêter ! Même si elle a oublié d'ailleurs. Enfin ils ont tous oublié. Moi y compris, donc je les pardonne forcément. En plus, même en règle générale, Mila n'aime pas les dates, elle ne les retient pas, elle n'y peut rien ça ne reste pas dans sa tête de petite artiste. Bien trop concret pour elle surement. Mais assez parlé, il est temps de parler de choses sérieuses : que va-t-on boire ? Du jus d'orange ? Non mais je perds toute la crédibilité que j'avais en vous disant que Mila sait s'amuser là.. Pas cool la colocataire, tu contredis mes neurones là ! Je fronce les sourcils, prenant mon air mécontent, comme les enfants qui boudent vous savez ( j'en suis pas fier mais c'est tellement efficace... ) et il n'en faut pas plus pour qu'elle se reprenne. Je lui souris, un petit rire aux lèvres avant de répondre " On va bien trouver ! Et puis si on trouve pas, je t'amène faire le tour des bars du coin, tu ne t'en tireras pas avec du jus d'ananas ce soir ! " Qu'elle en est envie ou pas d'ailleurs. C'est un affirmation, pas une question, et puis je doute qu'elle ronchonne à sortir un peu d'ici.

Je prends alors la direction du salon et contrairement à Mila qui semble hésiter un peu, je me dirige directement vers le placard où on range les bouteilles. On n'a pas encore pu investir dans un vrai bar, faute de moyens d'étudiants bien sur, mais nos petits placards sont bien remplis quand même, je vous l'assure. Hé oh, il faut bien se divertir dans cette ville Canadienne un peu perdue pour un Américain tel que moi.. Vous n'imaginez même pas comme ce que je viens de dire à le don d'énerver mes petits camarades, mais j'adore les taquiner. J'acquiesse à Mila quand elle me dit qu'elle prendra ce que je prends et entreprends de sortir un peu tout ce qui est buvable dans notre placard. Vodka, rhum, get, malibu, un peu tout ce qui me passe sous la main quoi. Ca promet d'être une bonne soirée ! Surtout que dans mes souvenirs, Mila a l'alcool très festif, tout comme moi d'ailleurs, sauf qu'il monte bien moins vite qu'elle. L'avantage d'avoir quelques centimètres en plus dans les jambes. Et puis je me rappelle qu'on garde quelques bouteilles de champagne, c'est le soir ou jamais non ? Tout en écoutant ma petite Mila me parler de discours, etc etc etc .. ah elle parle encore ? Oups. Je sors deux coupes, le champagne et pose le tout sur la table et me retourne vers elle " Tu te débarrasseras pas de moi aussi facilement tu sais, tu vas devoir faire des fondants encore un booooooon moment ! Et je veux bien un petit discours, mademoiselle l'artiste, j'ai hâte d'entendre ça et de voir si t'arrives à me faire pleurer tiens ! Tu gagnes.. euh.. ce que tu veux, si tu me tires une larme ! " lançais je sur le ton du défi. Restes à savoir ce qu'elle veut en échange, mais ça ne me fait vraiment pas peur. J'ouvre alors la bouteille, laissant bien sur le bouchon partir je ne sais où parce que je n'ai pas réussi à le rattraper et nous sert de coupes. Je lui souris et lui en tend une, comme si le ton de l'émotion était déjà lancé, ce qui n'est pas encore le cas. mais une soirée, seul à la maison avec Mila, avec de l'alcool, pour fêter quelque chose, c'est déjà fort en émotion et honnetement, sans manquer. Les autres ils sont géniaux, ce sont les meilleurs amis que je ne pourrais jamais avoir mais.. ce sont les trois autres quoi. " A mes deux ans ici alors ? A votre endurance qui vous a permi de me supporter ! Et à ton discours ! " repris je, un petit sourrire aux lèvres, en m'asseyant sur les chaises hautes éparpillées autour de la table du salon. Les yeux rivés sur elle, je l'écoute, ma coupe à la fin et attend ses paroles pour entamer mon champagne. Ca me fait du bien d'être avec elle, je la regarde, comme absorbé par les paroles qu'elle n'a pas encore dite. Oula Lulu, tu vas te calmer hein. Regardes plutot les bouteilles d'alcool qui t'attendent sur le comptoir, et décroche ton regard de celui de la jolie fille. Voilà, gentil garçon.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Jeu 12 Juin - 23:49

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on the right side of the wrong bed....
lucila
        Ugh. Non, sincèrement : ugh. Depuis quand on a les placards rempli de quoi satisfaire un alcoolique hein ? C'est quoi cette jeunesse ? Bouuu, shame on us. Je regarde mon meilleur ami aligner des bouteilles en tout genre, ignorant leur contenu, tout en parlant. Oui, bon, je parle peut-être beaucoup trop. Peut-être. Et puis finalement, il se décide pour une bouteille de champagne ça je connais, les bubulles ! et sort deux coupes pour l'accompagner. Ah ouais, lui il est comme ça ? Bon, ça devrait aller hein, le champagne je devrais pouvoir le supporter. Enfin. Espérons ? « Tu te débarrasseras pas de moi aussi facilement tu sais, tu vas devoir faire des fondants encore un booooooon moment !
- Quel dommage ! » Je réponds ironiquement en souriant. Roh ça va, oui j'ai un humour pourri mais au moins ça se voit que je plaisante. Il ne me dérange pas autant que ça, Lucas. « Et je veux bien un petit discours, mademoiselle l'artiste, j'ai hâte d'entendre ça et de voir si t'arrives à me faire pleurer tiens ! Tu gagnes.. euh.. ce que tu veux, si tu me tires une larme ! » AH. Là il m'intéresse. Du coup, je me mets à sourire comme une débile. Cette fois là, mon ce que je veux j'y réfléchirai longtemps ! Mon dernier ce que je veux avec Lucas a été un échange de corvée courses, et franchement il n'en valait pas la peine. J'aurai carrément du m'abstenir et réfléchir plus longtemps, mais bon... C'était l'euphorie d'avoir gagné aux échecs contre lui. « DEAL ! Cette fois si, je te jure que tu souffriras, mouhahaha ! » Moi aussi, je me trouve très menaçante.
        Et puis j'attrape le verre qu'il me tend. Et oulà, bon sang je sens la séquence émotion qui va arriver. En même temps, je l'aurai cherché à proposer un discours. Non, et puis non, en même temps c'est mérité, parce que ça fait 2 ans que Lucas habite ici et que c'est pas rien. Voilà, ce soir j'autorise la séquence émotion... Et j'autorise la séquence alcool. Mais pas les deux combinées, grand Zeus. Ça, il ne faut surtout pas que ça arrive. Ou alors qu'aucun de nous s'en souvienne demain. « A mes deux ans ici alors ? A votre endurance qui vous a permis de me supporter ! Et à ton discours !
- Et à toi, Lucas Montgomery. » Je rajoute, parce que dans l'histoire c'est lui le plus important. Je bois un peu, et puis... Oh, le silence. Parce que, ah oui c'est vrai, je suis censée faire un discours. Je ricane devant ma propre stupidité avant de me mettre à le regarder fixement en quête d'inspiration. Oui, parce que moi je ne suis pas douée avec les mots, et si en plus je dois le faire pleurer... Bon, allez, je me lance. YOLO.
        « Lucas tu es... La personne la plus bissextile que je connaisse. Et je ne parle pas seulement de ton oreille bizarre et de tes yeux ultra-bleus, ou de ton accent chelou, quoi que encore il s'est arrangé celui là, non non, c'est tout toi qui est bissextile. Au début, il y a deux ans donc, je me disais que c'était le truc des américains tu sais. Mais en fait non, c'est juste toi. » Je plaisante, mais c'est vrai qu'au début tout était différent. Ce qui est normal, tu ne vas pas de A à A mais de A à Z. « Et donc, quand Francis a demandé à ce qu'on agrandisse la coloc... Bah, je ne sais pas, je ne pouvais pas refuser en fait. Parce que je suis gentille et j'aide toujours quelqu'un dans le besoin, et que pour la toute petite semaine que tu avais passé ici quand on était adolescent, bah t'étais plutôt sympathique. » Ouais, boarf, t'étais carrément amoureuse de lui en fait. Chut le cerveau, laisse moi continuer. Et tu l'es encore. J'ai dis chut ! « Ensuite, ce qui devait être une installation temporaire s'est transformée en un truc longue durée, la preuve on est en train de fêter tes deux ans. Donc, puisqu'on avait que ça à faire, on a eu le temps d'apprendre à se connaître. Genre, ouais, on avait que ça à faire, me regarde pas comme ça. » Je ris un peu, parce que j'ai bien vu son regard de « tu m'en diras tant » avant de continuer. « Je disais : on a eu le temps d'apprendre à se connaître. Et très sincèrement, t'es quelqu'un de bien hein. Je te jure ! Ce qui m'a de suite frappé, chez toi, à part tes allures de beau gosse, c'est ton optimiste infaillible. Sérieusement, je crois que j'ai jamais vu ça de ma vie, jusqu'à ce que je te rencontre ! J'ai réalisé ça le jour où tu as découvert que je peignais. Tu étais genre... Cette boule d'énergie qui sautille partout parce qu'elle est contente, prête à sortir les pompons et à inventer une chorégraphie pour m'encourager. Il me semble que c'est à partir de ce moment là que je t'ai placé dans la catégorie « parfait », ajouté au fait que tes câlins sont trop méga confortables... » Je m'arrête un instant, parce que, ouais... Il le sait déjà, tout ça, mais le fait de le dire c'est... Perturbant ? Je ne sais pas, moi ça me perturbe. Mon cœur s'accélère et ma voix n'est pas toujours contrôlée, c'est pour ça que je tâche depuis une bonne minute de ne pas le regarder. Pas son visage au moins, alors je concentre mon regard sur son verre. Et c'est en me rappelant mon défi que je continue mon discours. « Bon, certes, tu as la mauvaise habitude de fumer mais je persiste à croire qu'elle te passera. Et... » et je suis en manque d'aspiration. C'est parce que je le regarde plus ? Duh. Stupide cerveau. Fichtre. Du coup, je suis obligée de terminer mon monologue, soupir ! « Bref, pour faire simple, j'te kif grave et je suis contente que tu habites ici... Et si jamais tu pars la colocation elle sera triste sans toi. Amen ! » Pour la mesure, je lève mon verre en son honneur avant de le terminer. Oui, comme ça, d'un coup, d'une traite. Parce que j'ai beaucoup parlé et j'ai besoin de boire, hein. Et pas parce que la séquence émotion ça m'émotionne. Et sinon... Je n'ose toujours pas le regarder, en fait. Ce qui est fâcheux parce que là, je ne peux pas savoir si je lui ai tiré une larme. Si c'est le cas, je suis capable de m'en vouloir et de courir le serrer dans mes bras en m'excusant. Si ça ne l'est pas, je lui en voudrai et... J'hésite entre lui faire mes yeux de chien battu et le pincer pour qu'il pleure. Alors, finalement, presque timidement je relève la tête pour l'affronter. Aller Mila, c'est juste Lucas.
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 12:27


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Elle essaye de me faire croire que c'est dommage que je reste, c'est ça ? Elle croit vraiment être crédible ma Mila ? Elle croit vraiment que je vais gober le fait qu'elle aimerait que je parte ? Pff n'importe quoi ! Et puis même si c'était vrai, je ne partirai pas, je suis trop bien ici moi. C'est un peu, beaucoup, ma deuxième famille, ma famille de coeur, ceux sur qui je pourrais toujours compter, ceux qui me comprennent vraiment et qui me connaissent. Je suis entouré de pas mal de gens, étant quelqu'un de potentiellement gentil et sociable, mais très rares sont ceux qui connaissent le garçon sensible et en manque de ses proches, qui se cache comme il peut derrière sa carapace de gros rigolo. Eux me connaissent vraiment. On ne s'entend pas toujours bien, on n'a pas toujours la même façon de vivre ou de voir les choses mais on s'aime tellement qu'on passe au dessus. " on " c'est tous les cinq hein, c'est pas juste Mila et moi. Sinon ça voudrait dire que Mila et moi, on est les seuls à s'aimer, du moins différement des autres et ce n'est pas le cas. Enfin, non non c'est pas le cas !

Le deal est donc lancé, elle l'accepte, sans pour autant me dire ce qu'elle va vouloir après, mais je la laisse faire quand même. Après tout, qu'est ce que j'ai à craindre de Mila ? Sérieusement ? Elle est tout à fait inoffensive et puis quoi qu'elle me demande de lui faire, enfin de faire quoi, ne me dérangera pas. Trop de pensées bizarres dans ma tête de petit bouclé, trop de pensées qu'il faut calmer au plus vite. " Et à toi, Mila Bertram, la seule qui est là pour fêter un anniversaire improvisé ! " Et je ne m'en plains pas, bien au contraire. Je lui lance ça en la regardant dans les yeux, tradition oblige. Oui oui, je la fixe pour la tradition, pas parce qu'elle est craquante et que je n'arrive pas à la lacher du regard, pas du tout pour ça ! Elle commence donc son petit discours, qui se transforme assez vite en long discours, où s'entremèlent des mots sur mon physique, des traits de mon caractère, des moments vécus ensemble. Elle résume notre petite histoire dans les grandes lignes, oubliant quand même des lignes assez importantes pour nous. Oui t'as accepté que je vienne, oui on a appris à se connaitre, oui j'étais très enthousiaste à l'idée de te voir peindre, tellement enthousiaste que je t'ai servi de modèle et qu'on s'est embrassé. mais ça elle l'a un peu oublié je crois. Ca ne m'empêche pas d'avoir un sourire idiot sur les lèvres pendant toute la durée de son discours, sourire qui laisse tantot place à un rire, tantot à un regard complice. Il se passe vraiment quelque chose, il y a vraiment quelque chose, inexplicable mais bon sang c'est là. Et puis certains mots résonnent en moi plus forts que d'autres. Parfait, calins, kiff grave, triste sans toi. Ca c'est de la déclaration. Elle ne m'aura pas tirer les larmes ( il faut dire que j'ai mis du courage à les retenir ) mais elle m'a quand même bien toucher cette Mila. Mes calins sont peut-être hyper méga super confortables, mais elle n'en a pas beaucoup en ce moment,ce qui est bien dommage. En même temps elle les fuit, je n'y peux pas grand chose. Mais aujourd'hui, elle ne fuira pas, elle ne pourra pas. Je me rends compte que ma coupe est pratiquement vide. Ah oui l'alcool descend assez vite quand on écoute Mila.. Pour la suivre, je lève aussi mon verre en souriant et le finit, bien qu'il n'en restait du coup pas grand chose. Bon, il faut que je lui réponde. Il faut que je trouve mes mots, que je détache mes yeux pétillants des siens, que je me concentre et que je dise quelque chose d'organisé et de pas totalement débile. Challenge du siècle. " T'es pas mal douée pour les discours tu sais ! Même si je ne comprends toujours pas ce que tu veux dire quand tu me dis que je suis bissextile..." Autant l'avoue hein ! Pour moi bissextile c'est une année, et je ne suis pas une année avec un jour de trop ! Non mais oh. Enfin bon, il faut quand même que je comprenne un de ces jours.

Et puis je réalise quand même qu'après un discours comme ça, je ne peux pas lui répondre uniquement comme je viens de le faire, c'est donnant donnant. " C'est un peu pareil pour moi, je ne savais pas trop dans quoi j'allais arriver quand j'ai débarqué il y a deux ans et finalement je n'aurai pas pu mieux tomber.. Vous avez juste été géniaux avec moi, j'avais besoin de soutien et vous avez été là comme personne d'autres n'auraient pu le faire. Je vous dois une fière chandelle crois moi " Vous, vous, vous, mais parles lui d'elle un peu ! " Et toi, t'es ma petite artiste préférée, j'étais obligé d'être enthousiaste quand je t'ai vu peindre, t'es juste trop douée ! Enfin tu sais ce que j'en pense hein " La peinture c'est bien, mais je te dis de parler d'elle, idiot. Un petit moment de silence s'installe, vous savez ce moment gênant où elle voit que je n'ai pas fini de parler mais que je ne dis rien pour autant. Il faut donc que je continue " Et puis heureusement que t'es là toi.. On est un peu pareil au fond. Immature sur les bords, pas très clairs avec nos neurones, mais c'est pour ça qu'on s'aime non ? " Hein ? Quoi ? " Enfin comme on aime un ami ! " Mais tais toi. Tu ne vois pas qu'elle te regarde bizarrement et qu'elle risque de perdre ses fameux petits neurones si tu n'arrêtes pas tes bêtises ? " Non mais c'est vrai qu'avec toi c'est pas comme avec les autres, j'ai l'impression que tu me comprends mieux parce qu'on se ressemble. Toi aussi t'es parfaite Picasso " Et puis arrêtes toi de parler là sinon tu vas dire des bétises. Du coup je m'approche d'elle, posant ma coupe sur la table et la prend dans mes bras, sa tête contre mon torse, sans vraiment lui laisser le choix. ben quoi , j'en avais envie. Envie de l'avoir contre moi, de sentir cette sensation bizarre quand elle est avec moi, d'avoir son coeur qui bat contre ma poitrine. Enfin vous voyez.. Sans pour autant la lacher de mes bras, je lui murmure " Et je ne pleure pas hein " Rapellons lui quand même qu'elle n'a pas gagné son pari. Pour le moment en tout cas. Je profite du moment pour lui faire un bisous sur le front, qui dure.. un peu trop longtemps ! Trop de tendresse et de douceur, il va falloir se détendre là. Je me suis laissé emporter, emporter par mes envies et besoins de tendresse mais est-ce que c'est vraiment avec Mila que je dois combler ce manque d'affection ? Elle n'ose pas vraiment bouger, ou alors elle est vraiment bien.. Allez savoir.. Mais je me décide quand même à un moment donné de prendre un peu mes distances, laissant maladroitement mes mains passées sur ses hanches. Idiot va. " Vodka pomme ou vodka orange ? " Toujours aussi doué pour changer de sujets, n'est ce pas Lucky Luke ?

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 19:04

i wanna be drunk when i wake up,
on the right side of the wrong bed....
lucila
        La déception s'empare de moi quand, finalement, prenant mon courage à deux mains je le regarde : il ne pleure pas. Ce qui veut dire que j'ai perdu. Bon tant pis, je m'en remettrais très certainement mais tout de même. Je n'aime pas perdre. Et pourtant, il me fait espérer dans le court laps de temps qui s'écoule entre la fin de mon discours et le moment où il prend la parole. Je serais une gamine que je serrerai les poings très fort en fermant les yeux et en souhaitant de tout mon coeur qu'il pleure mais j'ai 23 ans et j'ai peur du ridicule donc je ne fais rien, me contentant simplement d'afficher un sourire sur mon visage. Et puis je ris, notant le compliment de mon meilleur ami sur ma faculté de parler et sur son incapacité à comprendre ma fâcheuse manie à employer « bissextile » comme adjectif pour le décrire. « Ça mon ami, c'est un secret que j'emporterai dans ma tombe ! » Je le taquine. C'est facile, bissextile pourtant. C'est bizarre, mais plus que bizarre parce que c'est bissextile. Et c'est précieux, aussi, parce que ça n'arrive pas souvent. Ouais, bon c'est du moi, il ne faut pas chercher à comprendre je pense.
        Et puis c'est à son tour de monologuer... Et très sincèrement, je crains le pire. Non, enfin je sais qu'il va dire des trucs gentils et tout, parce que s'il n'en dit pas c'est que c'est un sale ingrat, mais moi contrairement à lui je suis une sensible de la vie et il ne faut pas me chercher. Je pleure facilement, mais très très facilement hein. Par exemple, il est rare que je ne pleure pas devant un film, qu'importe le genre du film... Alors les paroles d'un Lucas, vous imaginez bien. Le chamboulement. Bref, je l'écoute avec la plus grande attention, et je peux résumer ses paroles ainsi : au début c'est un vous qui me fait sourire, parce que vous égale nous égale des héros. Oui, nous jeter des fleurs c'est ma passion. Puis c'est un tu qui pourrais presque me faire rougir si je n'en connaissais pas déjà le fond et s'il ne s'enchaînait pas plus ou moins rapidement à un nous. Et un nous différent du premier. Pas le nous de la colocation, non, le nous comme dans Lucas et Mila. Mila et Lucas. Nous. J'ai retenu mon souffle, attendant ses paroles concernant ce nous, alors qu'un léger blanc s'installait. Je le regardais, carrément nerveuse, craignant peut-être un peu ce qu'il allait dire, et il finalement continuer à parler pendant que mon cœur s'emballait. « Et puis, heureusement que t'es là toi.. On est un peu pareil au fond. Immature sur les bords, pas très clairs avec nos neurones, mais c'est pour ça qu'on s'aime non ? Enfin, comme on aime un ami ! » Hum. Au début je souriais, un peu soulagée et amusée par ses paroles. Et puis après c'est devenu bizarre, et ensuite... Hum, douloureux ? Rah, non, pas douloureux. Je ne sais pas. Mais merci pour la précision, en tout cas. J'ai lâché un rire nerveux pour lui donner raison. Ahah, mon dieu si tu savais. Parce que l'entendre dire à haute voix une vérité que j'essayais d'enfoncer dans mon crâne depuis plusieurs semaines... Et bien, ça accélérait le processus quoi. Mila, si tu pleures maintenant, tu es grillée. « Non mais c'est vrai qu'avec toi c'est pas comme avec les autres, j'ai l'impression que tu me comprends mieux parce qu'on se ressemble. Toi aussi t'es parfaite Picasso. »
        Gngn. Je fais l'effort de calmer ma respiration pour ne pas me mettre à pleurer. Heureusement que le pari n'était pas dans le sens inverse, parce que suis sur le point de le perdre. Et puis la seconde d'après je suis dans ses bras, dans un de ses câlins trop confortables. Je passe mes mains dans son dos pour le serrer contre moi, alors qu'éventuellement mon cœur bat trop fort dans ma poitrine. Le vil. « Et je ne pleure pas hein. » Qu'il murmure pas loin de mon oreille. J'esquisse un sourire. Et il est fier de lui hein. « Moi si... Presque. J'te boude, espèce de débile. » Je chuchote en riant à moitié. Ouais, je le boude, c'est décidé. Pour mes yeux qui piquent parce que je suis sur le point de pleurer, pour mon pari perdu et... Pour ma future gueule de bois. Et alors ? Alors il s'en fiche, je crois. Il gigote un peu pour m'embrasser le front, le genre qui se veut réconfortant mais sinon, le fait que je boude... Je ferme les yeux alors qu'il s'éternise, et je reste immobile. Bonjour la torture. Douce torture. Et puis il s'éloigne et je le regarde faire, intriguée. Vas-y, j'attends la suite, je crois ? « Vodka pomme ou vodka orange ? » Ah. Oui, question existentielle... Hu-un. Je pousse un soupir. « Pomme ! » Que je réponds sans vraiment réfléchir, avant d'aller attraper ses mains qui ont trouvé une place sur mes hanches pour les placer dans mon dos et reprendre notre câlin là où on l'avait laissé. Parce que, ouais, moi j'ai décidé que c'est moi qui décide.
        « Humpf. » Je fais. Parce que ouais, je me trouve plutôt à l'aise là. Même carrément à l'aise. Mais en même temps, après un petit moment de réflexion, je me dis que c'est peut-être pas la bienvenue, ce moment de tendresse. Pas parce que c'est dérangeant, non c'est agréable mais... Mentalement, il y a mon esprit qui cri que je l'aime et la conversation avec Charles qui me revient en mémoire, ce moment où mon petit frère a eu un bref instant de lucidité : « mais dis lui que tu l'aimes, espèce de nouille ! ». Alors – enfin – je laisse partir mon Lucas, le cœur un peu serré parce que voilà. C'est toute une histoire ça. Et donc... Party time ?! Je lui souris, faussement amusée. « Allez, buvons ! » Je suis sûre qu'il n'attend que ça, boire. Pour que je perde toute ma crédibilité, me mette à raconter des âneries et qu'il puisse rire. Et bien non ! Aujourd'hui, j'ai décidé que je serai forte et que je tiendrai le coup... Et même que ce sera lui qui sera ridicule le premier. Moi j'ai foi, en tout cas. « Est-ce qu'on doit jouer à un jeu débile type « action-vérité » ou « je n'ai jamais » ou un truc du genre ? » Je demande, concernée, en fronçant les sourcils alors qu'il est déjà en train de nous servir. Parce que si j'ai perdu mon « ce que je veux » je compte bien me venger par la suite, tiens ! Moi je dis qu'on devrait tous avoir peur de moi... Oui oui, peur !
        
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 19:48


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


C'est un secret que tu emporteras dans ta tombe ou c'est juste un mot qui n'a aucune signification dans le contexte donc du coup ça en devient un secret ? Bizarre mais je penche quand même pour la deuxième solution.. En même temps c'est Mila, c'est normal. Elle invente des animaux quand elle peint, elle invente des mots quand elle parle, une grande créatrice je vous assure ! Des créations .. comment dire.. originales mais créations quand même. Ca nous met toujours un peu d'animation de savoir à quoi elle a bien pu penser aujourd'hui. Je ne compte plus le nombre de fois où on a dit " Quoi ? Ah d'accord c'est Mila qui a dit " du genre " Ah d'accord c'est Mila donc c'est normal qu'on ne comprenne pas ". C'est aussi ça qui fait la force de notre petite colocation, on est tous différents et on s'apporte tous quelque chose. Le club des cinq ds temps modernes quoi. Manque plus que le chien ! Et d'ailleurs, j'y ai pensé à un moment donné, ça pourrait être sympa d'avoir un chien ici ! Ca rajouterait encore de l'animation, bien qu'il y en ait déjà pas mal. Et puis avec le jardin il s'amuserait non ? Les filles s'amuseraient à lui donner pleins de petits surnoms idiots et avec Francis on se servirait de lui comme excuse pour pouvoir jouer à la balle sans être ridicule. Achetons un chien ! Bon ça j'en parlerai plus tard. Ils ont déjà accepté Azel et son bébé, alors le chien.. faut pas abuser quand même. Non non, je ne compare pas un bébé à un chien, ne vous méprenez pas.

Mon discours improvisé se passe, plutot sans encombre d'ailleurs, sans moment de blanc ou de malaise à cause d'une de mes fameuses idioties qui conduisent très vite à des quiproquos. Tout se passe donc à merveilles, sauf que je ne pleure pas mais elle oui. Du moins presque, comme elle me l'avoue très humblement. je souris à cette pensée. Elle a toujours été très sensible cette Mila, derrière son air d'artiste folle et extravertie, il y a juste un petit coeur qui se cache tant qu'il peut pour ne pas être attrapé. Dans un groupe, elle n'a pas peur de montrer ce qu'elle pense, elle aime tout le monde, c'est notre petite boule de calins Mila. Mais quand il s'agit de parler à une seule personne de ce qu'elle ressent, aie aie aie. Pour vous donner une idée, ça fait deux ans et je ne sais toujours pas réellement ce que je représente pour elle.  " Fais gaffe à mon tee-shirt quand même " lançais je avec un petit ton d'humour, juste pour répondre à son " espèce de débile ". Comme si quelques larmes de Mila allaient abimer mon haut.. Je suis presque sur que ça lui ferait du bien. Quoi que. Ca devient bizarre là. Pour lui montrer que malgré mes taquineries, je suis là pour elle, je remonte une de mes mains dans son dos pour la caresser doucement. Vas y pleures un coup, comme ça je vois que je compte pour toi, et puis en option je gagne un pari que nous n'avons pas fait. Mais comme le moment devenait un peu trop tendre à mon tour, je me recule pour lui demander ce qu'elle veut boire, ce à quoi elle répond à une vitesse impressionnante avant de me retirer contre elle. Ok ok je ne résiste pas, Madame veut un calin. Je souris même. Comment ne pas sourire dans cette situation ? J'adore ces calins, ils m'ont manqué ses calins, ses petites mains dans mon dos, ses cheveux qui me cachent tout son visage, son odeur.. Bref Lucas arrêtes de rêver ! Mais sans m'en rendre compte, mon corps ne m'obéit pas et rêve encore un peu. Un peu, beaucoup. Et il se débrouille pour que ma main arrive dans la nuque de la jeune fille, et que mes doigts glissent dans ses cheveux. Mince, c'est doux ça. Trop doux. Mais c'est bon. Mais c'est doux Lucas ! Mais c'est b.. Ah ben c'était. Alors que je débattais avec moi même, Mila qui doit être secoué par ma cogitation, prend les devants et se recule de mon étreinte pour me proposer de boire. Allez buvons ! Hâte de voir la suite de la soirée. Je sers donc les deux premiers verres de la soirée, légérement plus dosé en alcool qu'en jus de fruits. Volontairement ? A peine... Non mais ça sera drôle plus vite, il faut bien l'avouer ! " Vodka pomme pour Mademoiselle ! "

Hm, un jeu ? Hm, un jeu de confidence ? Hm, un jeu de confidence avec alcool ? Hm, ok on a compris Lucas, tu stresses. Non non, ce n'est pas du stress, juste un peu d'appréhention de savoir ce que l'on va apprendre ce soir. On sait comment tourne ses jeux, tout le monde le sait. Bon réfléchissons. Avec le " je n'ai jamais ", elle va très vite comprendre ce que je veux savoir d'elle,étant donné qu'on n'est que deux. Perspicace n'est ce pas ? Alors qu'avec l'action vérité, on a le temps de faire quelques actions, de s'amuser, de boire un peu plus pour oublier ce que nous allons dire et seulement là viendront les confidences. Hé mais je pense plutot bien pour un blond ! " Je suis sur que t'adores ces jeux débiles ! " Et puis moi je sens que je vais les adorer avec toi, donc tu n'as pas le choix, tu as lancé le jeu, on le fait. " Je commence ! Action ! Et sois originale hein ! Comme tu sais faire " repris je avec un petit air joueur déjà présent sur mon visage. Pour l'instant c'est l'air du gamin qui meurt d'envie de jouer et de faire l'idiot que j'affiche mais je sens bien qu'après plusieurs verres, les choses risquent de se corser et... non je ne dis rien, je pense déjà bien assez fort comme ça. J'entame donc mon verre, et puis je l'entame tellement que je le bois d'un coup en fait.. Oui ben faut fêter comme il se doit ! Je m'en ressers donc un deuxième, attendant le gage de Mila. C'est peut-être l'attente qui me fait stresser et donc boire.. Mais non. Pourquoi je stresserai ? Il n'y a rien qui me dérange de faire avec Mila de toute façon. Ah. Je viens de révéler quelque chose là non ? Vous avez pas senti le mal-entendu possible ? Alors tout va bien, ouf.



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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 20:48

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on the right side of the wrong bed....
lucila
        Quand même, je suis une personne super forte : je n'ai pas pleuré malgré l'envie et non, les larmes qui me sont montées aux yeux ne comptent pas. Je ne voulais pas pleurer puisqu'il n'avait pas pleuré, je ne lui ferais pas ce plaisir, tiens ! Et puis je ne voudrais surtout pas abîmer son magnifique tee-shirt ! C'est bien connu, je pleure de l'acide. Et après c'est l'épisode de la vodka pomme, et après c'est celui d'une Mila exigeante qui veut un câlin... Ce que Mila oublie souvent, c'est que dans les échanges entre humains et bien elle n'est pas la seule protagoniste et que, oui, éventuellement l'autre aussi peut faire des actions. Comme venir s'amuser à tripoter mes cheveux. Quoi, Lucas va se lancer dans la coiffure ? Toujours est-il que l'une de ses grandes mains se pose près de ma nuque, me faisant frissonner au passage, et que ses doigts glissent dans mes cheveux qui Zeus merci ne sont pas trop emmêlés. C'est principalement la partie frissons, ajoutée à mes pensées contradictoires, qui m'a poussé à mettre fin à l'échange. Parce que si j'adore qu'on me touche les cheveux, je tiens un peu à ma vie aussi et Poséidon sait ce qu'il pourrait arriver si je suis amenée à trop me détendre... Et je ne suis pas assez alcoolisée pour mettre ça sur le dos de la boisson, alors : c'est l'heure de boire !
        Lucas donne le ton de la soirée en me tendant mon verre. « Merci ! » Je fais en le prenant, parce que je suis polie. Hum. Vodka pomme, hein ? Moi je dirais plutôt vodka vodka pomme, d'après la première gorgée que je viens de prendre et que j'ai failli recracher aussi. Du coup je toussote un peu. Moi je trouve que je pourrais faire une alcoolique très crédible... Lol. Et puisque parlons bien, parlons jeux, Lucas accepte de jouer. Enfin, il accepte. Moi, je n'ai rien proposé, il ne faut pas croire ! C'était une question parfaitement innocente, pour que je me prépare mentalement et... Roh, ça va, oui ok j'avoue. Je ne suis pas si innocente que ça : je veux le voir souffrir et découvrir ses plus grands secrets. Et vu que je n'ai pas de baguette magique ou de super pouvoirs, je fais avec les moyens du bord. Une soirée avec alcool, donc. « Je suis sur que t'adores ces jeux débiles ! » Qu'il dit. Je ris légèrement. Mais qui ne les adore pas, les rabats-joie à part ? « Ouais, bon j'avoue. » Je réponds sur un faux ton de confidence en levant les yeux au ciel.
        « Je commence ! Action ! Et sois originale hein ! Comme tu sais faire. » Ah, direct lui. Action. Et il me met la pression pour que je trouve un truc original. Merci Lucas, on ne t'a jamais dit de ne pas mettre la pression à une fille ? « Okay, eum... » Je commence mais m'arrête immédiatement. Je le regarde boire son verre d'une traite, comme ça, alors que rien d'autre ne se passe. Ah. C'est qu'il a soif ou qu'il craint le pire venant de moi ou je ne sais pas ? Je souris, amusée, préférant penser à la seconde option. Je suis toujours silencieuse lorsqu'il se sert un deuxième verre et lorsqu'il me regarde, attendant son gage. « Deux minutes, je te prie, je veux quelque chose de particulièrement sadique à te faire faire pour que tu doives refuser et boire ton verre, hum. » Et comme l'inspiration ne viendra pas toute seule, je fais le tour de la pièce à la recherche de quelque chose à la hauteur des mes attentes. Et mon regard se pose sur l'annuaire téléphonique de la ville, qui sert actuellement de cale à notre table basse. Ah, j'ai peut-être une idée. Je me retourne vers Lucas en souriant, et sautille jusqu'à lui avant de lui exposer son action. « Ok, alors tu te rappelles, il y a genre quelque mois quand on croyait que le fils du voisin draguait Apolline ? » Je lui demande parce que j'avais besoin de placer un contexte. Ça ne remonte à pas loin, genre... Un peu avant qu'on s'embrasse, en fait. Euw, fichtre. Ne retiens pas ce détail Mila et continue. Parce qu'en plus, il n'a pas l'air de voir où je veux en venir. « Et donc, on avait voulu qu'ils passent du temps ensemble pour qu'Apy ai un copain et tout et tout. Sauf qu'en fait, il était gay et il draguait Francis, et pas Apy... Alors voilà, je veux que tu l'appelles et que tu le dragues, mais genre à fond à fond, et je ne valide ton action que si tu obtiens un rendez-vous à la fin... Alors, action ou alcool ? » Je conclue avec un air malicieux. J'y ai mis tout mon cœur pour qu'il y ai un peu de level, hein. Et s'il le fait et y arrive, c'est moi qui bois ? Ouch, prions pour qu'il ne le fasse pas.


Spoiler:
 
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 21:25


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Evidemment que je prends action ! Déjà parce que je suis le genre de personnes qui n'a absolument pas peur du ridicule, je crois l'avoir assez prouvé. En même temps, comment ne pas être ridicule quand on est un grand blond de presque un mètre quatre vingt dix qui adore les Disney ? Je ne suis déjà pas crédible à la base. Alors autant assumer mon coté rigolo du village, et le coté ridicule qui va avec. Et puis, en toute honnêteté, je préfère me donner en spectacle physiquement plutot que d'avoir à livrer mes secrets les plus intimes, et personne ne sait ce que Mila peut bien inventer et que je ne veux pas lui dire. Enfin vous voyez le genre.. Et si elle me demande à qui je pense quand je m'endors le soir ? Et si elle me demande si je suis vraiment heureux avec Azel ? Oui bon ok elle pourrait aussi juste me demander si je préfère les pâtes à la bolo ou à la carbonara mais le seul dilemme qui me vient en tête à ce moment précis est : petite chatain ou petite blonde ? Vous voyez... Non mais stop Lucas, arrêtes de penser à ça. Il n'y a pas de choix à faire, ne réfléchis pas et quand  bien même, tu as pris action ! C'est vrai j'ai pris action. Quel éclair de génie. " Cherches, cherches, mais jamais je ne refuserai " Mais dans quoi je m'engage moi.. Satanée fierté je vous jure. Bon maintenant j'ai hâte qu'elle lâche ce gage pour que je sache à quelle sauce je vais être mangé.Le voisin ? Oui bien sur que je m'en rappelle, il m'a toujours fait rire ce petit.. Cody non ? Oui je crois que c'est Cody. Devant mon regard interrogateur et ma mine pas convaincue, Mila continue sa petite explication. Mais où veut elle en venir ? Ah. Cody est gay. Ca y est je sais où elle veut en venir. Son fantasme c'est donc de me voir avec un homme. Chacun son truc. Quoi que ça ne serait pas de refus de mon coté.. Ben quoi ? Non mais imaginez, Mila et Azel... Ca règlerait pas mal de mes problèmes mentaux ! Ok ok ok je me tais. Je ne peux m'empêcher de rire à son gage, que, je dois bien l'avouer, trouve parfaitement recherché. " Action bien sur ! T'aurais quand même pu choisir la fille des autres voisins, ça m'aurait arrangé.. " Bah oui, ça aurait été plus plaisant. J'attrape donc mon portable, à la recherche dans mon répertoire de famille Williams. Il faut toujours avoir le numéro de ses voisins , on ne sait jamais " Bon tu te tais hein ! " lançais je à Mila avec un petit sourire aux lèvres avant de composer le numéro. " Allo ? Oui bonsoir Monsieur Williams. Est-ce que Cody est là ? Je voudrais lui parler " tentant comme je peux de rester courtois et sérieux, ce qui n'est pas mince à faire devant le regard rieur de Mila. " Hm.. Oui Cody c'est Lucas. Tu sais le voisin de la coloc d'à coté. Oui c'est ça, le cousin de Francis " Ah ben s'il n'a toujours pas oublié mon cher cousin, c'est mal barré. Mais rien n'est perdu " Ben en fait.. je t'ai vu la dernière fois dans ton jardin, tu sais quand vous étiez en train de refaire la piscine " Oui je le sais, ils nous ont cassé les oreilles des semaines entières avec leur piscine " Et.. euh.. " Perturbé ? Non juste en manque d'inspiration et avec une envie affolante de rire. Je me retourne donc dos à Mila pour tenter de rester sérieux et reprend " Je me disais que ça fait un moment qu'on s'est pas vu ni parlé et que ça pourrait être sympa de faire un truc ensemble un jour ? Ah cool ! Euh.. Oui un bowling si tu veux " Au bowling ? Avec des boules c'est ça ? " Mais si tu verras ça sera sympa, et puis comme ça on apprendra un peu mieux à se connaitre tous les deux.. Alors ça te tente ? Samedi soir ? Ca marche ! A samedi ! " Youhou, j'ai réussi ! En même temps il doit tellement être en manque ce petit voisin, qu'il n'attendait que ça. Je me retourne victorieux vers Mila et lance, un grand sourire aux lèvres " Ce que tu me fais pas faire, j'te jure ! Mais j'ai gagné, rendez vous samedi soir au bowling ! Bois "

Ah ben oui j'ai gagné, je joue le jeu jusqu'au bout ! A elle de boire et si la soirée continue sur ce ton là, on risque de vraiment bien rigoler, et elle risque de vraiment beaucoup boire. Mais changement de role pour le moment et c'st à mon tour de lui demander si elle veut une action sadique ou une vérité qui fait mal ? Sans vraiment hésité, et surement par peur de mon imagination de jeune homme bien éveillé, Mila me dit directement qu'elle veut une vérité. Aie. Ca ne m'arrange pas vraiment ça. Je préfère posé des actions moi. C'est plus drole. Et puis j'ai pas à me livrer sur ce que je veux savoir d'elle. Enfin vous voyez.. Je ne vais pas lui demander si elle préfère Apolline ou Daphné, ça n'aurait aucun intéret. Ni lui demander si elle apprécie Azel. Quoi que.. Ah mais c'est pas mal ça. Peut-être pas tourné comme ça mais c'est une bonne question. Et puis elle m'apprendrait vraiment quelque chose, sans pour autant parler de mes sentiments. Je suis pas si bête que ça quand je m'y mets. " Hm vérité.. Alors, qu'est-ce que t'as pensé quand je t'ai dis que j'avais une copine, qu'elle risquait de passer pas mal de temps ici et puis quand t'as connu Azel aussi ? Honnêtement hein, c'est le jeu !  Vérité ou alcool  ? " Ah ben elle a voulu jouer et demander vérité, je joue aussi non ? En fait non je ne joue pas, j'ai vraiment envie de savoir et j'espère qu'elle jouera le jeu. J'ai envie de savoir ce qu'elle pense.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 22:35

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on the right side of the wrong bed....
lucila
         Lucas, c'était obligé qu'il prenne action... Parce que c'est un bonhomme, les bonhommes ça n'a peur de rien alors ça prend les actions ! Et donc j'étais plutôt fière de moi quand j'ai trouvé de quoi l'embêter un peu, à savoir obtenir un rencard avec le fils des voisins. Et non, je n'aurai pas pu choisir la fille des autres voisins, parce que ça aurait été trop facile sinon... En revanche, j'aurai pu prendre leur fils à eux. Bien qu'un peu jeune, il est hétéro. Merde, j'aurai dû faire ça ! Parce que là, j'ai mon bouclé de meilleur ami qui est au téléphone en train de réaliser son action. J'essaie de garder mon calme pour ne pas éclater de rire, mais j'ai tout de même ce sourire débile sur les lèvres que je ne peux pas faire partir. Chose très difficile à faire, hein, parce que Lucas et sa technique de drague c'est... Quelque chose hein. Oh, je ne critique pas, moi je serai grave conquise. Et à mon grand désarrois, mon vil colocataire réussit à obtenir un rendez-vous avec le fils Williams. Malgré ma défaite, j'éclate de rire quand il raccroche et se tourne vers moi, tout content. Je savais qu'il en avait toujours rêvé, d'un rencard avec Cody. « Ce que tu me fais pas faire, j'te jure ! Mais j'ai gagné, rendez-vous samedi soir au bowling ! Bois.
- Gnagnagna, tu voulais de l'action hein ! » Je réponds très puérilement avant de porter mon verre à mes lèvres et de le boire... Et eurk, ça fait du bien là par où ça passe mais eurk. Je grimace un peu en le reposant sur la table, et je n'ai pas le temps de souffler que c'est mon tour.
        Et comme moi je suis une bonne-femme, et bah je ne choisis pas action. On commence toujours le premier tour en douceur en prenant vérité, nous, les bonnes-femmes. Et puis, il m'aime trop pour me chercher des noises, pas vrai ? Je suis une petite chose fragile, soyez gentiiiiil ! Et alors qu'il pourrait me demander n'importe quoi, genre des détails croustillants sur je ne sais quoi ou bien des choses un peu humiliantes dont il pourrait se servir pour se moquer de moi devant les copains, il pose une question... Hum, très précise et personnelle et adaptée à la situation et oh mon dieu je vais défaillir. Non, ça c'est peut-être l'alcool. Et puisqu'il a bon dos on va dire que je suis en train de rougir par sa faute aussi. Je baisse la tête, regardant mon verre vide. Ce que j'ai pensé quand il m'a dit qu'il avait une copine et qu'elle risquait de passer pas mal de temps ici ? Et après, quand j'ai connu Azel-la-copine-de-Lucas et non plus Azel-la-bonne-copine-couturière-jeune-maman ? Vérité ou alcool ? Sentant déjà mon précédent verre faire effet, j'opte pour le premier choix. « Vérité. » Je soupire. Sauf qu'en fait, je ne suis pas sûre de savoir... L'après coup, je sais, je connais les effets : c'est Mila qui crève de jalousie parce qu'elle veut aussi une histoire d'amour à la Ross et Rachel, à la Francis et Daphné... A la Lucas et Azel. Parce que même s'ils ne sortaient pas ensembles, dans sa tête Lucas il était un peu à elle et ça lui a fait un choc de découvrir que non, et surtout de découvrir une vérité qu'elle fuyait depuis longtemps, qu'elle en était amoureuse. Comme lorsqu'elle avait 15 ans, ouais. Et donc, comme lorsqu'elle avait 15 ans elle essaie depuis de se convaincre qu'elle n'en ai pas amoureuse...
        Mais heureusement, la question n'est pas ce que j'en pense maintenant, mais de ce que j'en ai pensé lorsqu'il me l'a dit. Alors, puisque dans les règles je n'ai pas le droit de mentir, je toutefois peux cacher un peu de vérité non ? Je relève la tête, un mince sourire sur le visage, puis prends la parole. « Je ne sais pas, hein. Je crois que j'étais surprise, que tu ais une copine, parce que tu es... Toi et qu'elle passe du temps ici, bah c'est logique puisque c'est ta copine donc je n'ai pas trop mon mot à dire là-dessus. Et après, je connaissais déjà Azel avant mais... Pff, je sais pas. Alcool ? » Alcool parce que c'est dur de dire que je l'ai toujours bien aimé, Azel, mais que moins ces temps ci. Et principalement parce qu'elle sort avec Lucas, ahem. Je lui donne mon verre pour qu'il le remplisse à nouveau, étant donné que j'ai un peu triché. Il a l'air... Déçu ? Et pourquoi il demande ça, lui aussi ? Mon avis est si important que ça ? Ou bien il s'inquiète qu'Azel ne soit pas acceptée ici ? Ce doit probablement être ça... Auquel cas il n'a pas à s'en faire : Azel est très bien acceptée ici. Avec plus ou moins de facilité. « Je te préviens, je bois qu'à moitié, ta question étais à rallonge. » Je lui dis en récupérant mon verre que je bois, comme prévu, à moitié.
        Et donc, c'est à mon tour de poser la question. Action ou vérité ? Alors que je m'attendais à ce qu'il me demande une autre action, il choisit vérité. Ah. Merci de contrecarrer mes plans. Je réfléchis un bref instant, les yeux fermés. Je pourrais lui demander pourquoi sa question sur Azel mais... Ce n'est pas que ça m'intéresse pas, c'est que je pense connaître la réponse et que je n'ai pas envie de l'entendre. Je rouvre les yeux en même temps qu'un sourire s'installe sur mes lèvres, déjà amusée de ma prochaine question. « Ton rencard avec Cody, tu vas y aller ? » Oui, moi aussi je me trouve hilarante. J'évite peut-être expressément le sujet de la jolie blonde pour qui bat le cœur de Lucas, oui, mais il faut se rappeler que je suis en train de boire, et que Mila et l'alcool ça ne fait pas un ménage parfait.
        


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Ven 13 Juin - 23:10


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Alors si je résume, elle a été surprise que je sorte avec Azel parce moi c'est moi et concernant Azel à proprement parlé, elle n'a pas voulu répondre. Comment dire qu'elle a esquivé habilement la première question et qu'elle a carrément zappé la deuxième.. Pourquoi est-ce qu'elle ne veut pas y répondre ? Elle n'aime pas Azel ? Elle a peur de me faire de la peine en m'avouant que ma petite amie l'insupporte ? Elle ne supporte plus les cris de malia, pourtant assez calme, dans la maison ? Ou alors il y a autre chose.. C'est le fait que je sois en couple qui la dérange ? Mais non, idiot, cesses de prendre tes rêves pour des réalités. Elle n'en a strictement rien à faire que tu sois en couple, la seule chose qui la dérange c'est qu'elle est attitré aux fourneaux pour faire des fondants. Oui, ça ne peut être que ça. " Petite joueuse va. Dans tous les sens du terme " lançais je avec un petit sourire pour cacher à quel point cette phrase était sincère. Sincère parce qu'elle a fait la petite joueuse en ne répondant pas à ma question, et petite joueuse parce qu'elle ne veut boire que la moitié du verre. Il faut vraiment la faire boire pour qu'elle se décoince un peu la mignone. A l'image de sa question suivante d'ailleurs. Je demande donc une vérité.. Vous savez ce truc où on peut demander les petits secrets les plus fous à la personne qu'on a en face. Ce jeu où on peut tout dire et mettre ça sur le compte du jeu. Et elle, tout ce qui l'importe, c'est de savoir si je vais aller rejoindre Cody. Je ne l'interesse donc pas du tout ? Il n'y a rien d'autre qui l'intéresse sur moi ? Certes ma question était moyennement personnelle, mais elle l'était quand même mille fois plus que la sienne. Je n'irai pas à ce rendez vous avec le voisin gay, mais quand bien même j'irai, ça lui changerait quoi ? Ca lui apporterait quoi ? Aucune idée. Je réponds donc, sans grand enthousiasme " Vérité. Donc non, j'irai pas. On verra si je le rappelle ou pas pour le prévenir ! Et alcool aussi, parce que.. j'ai soif ! " et j'ai envie que ma tête tourne un peu, tout comme j'ai envie de te faire tourner la tienne pour que tu te laches un peu, Picasso.

Le jeu continue, et c'est à mon tour. Une nouvelle fois, la jeune fille ne se mouille pas et préfère les vérités. Je vais donc tenter de faire une question en une seule fois, histoire qu'elle ne puisse pas la détourner. Ca va être une nouvelle fois à moi de relever le niveau des questions. A moins que je le joue à sa façon, avec des questions comme la sienne, et peut-être qu'elle réalisera l'effet que ça fait. L'effet je m'en fous un peu de ce que tu penses mais faut bien passer la soirée. Je me creuse la tête, finissant mon verre au passage, car oui j'ai soif et puis c'est bon hein. Comme l'inspiration ne vient pas, je m'en ressers un et c'est à ce moment là que mon regard recroise celui de Mila. Ce regard. Mon Dieu ce regard. Et puis ça y est, comme un éclair, la question est là. " Combien de mecs tu as vraiment aimé ? " Parce que si je lui avais demandé si elle avait déjà été amoureuse, elle m'aurait dit oui mais je n'aurai pas eu de nombres. Assez fier de ma question, j'attend la réponse de ma chère colocataire très atypique. A savoir si elle va jouer le jeu et me dire vraiment ce que je veux savoir, a savoir si elle a assez de verres pour m'expliquer un peu ou si je vais juste avoir droit à un chiffre. C'est l'occasion ou jamais de lui poser des questions qui me trottent en tête et que je peux pas poser en temps normal. Il faut juste qu'elle joue le jeu.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Sam 14 Juin - 2:13

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        Un ricanement m'échappe lorsqu'il me traite de petite joueuse parce que je suis entièrement d'accord avec lui. Mais bon, je l'assume hein. Mais vu que je ne tiens pas l'alcool, j'ai le droit ! Dans le jeu de la vie, tous les coups sont permis. Puis c'est son tour, et il n'a pas l'air très enthousiasme de ma question. Pas autant que moi, du moins, et c'est ça qui me fait comprendre que l'alcool commence sérieusement à taper sur mon système nerveux... Ou a s'infiltrer dans mon sang, ou les deux, ou je ne sais pas j'ai jamais rien compris ce genre de truc. « Roh, je suis sûre qu'il va être déçuuu ! » Je continue à le taquiner, parce que ouais moi ça me fait rire. Et après, c'est encore à moi. Je devrais prendre action, pour varier les plaisirs, parce que le jeu ça s'appelle action-vérité mais... J'ignore pourquoi, lorsqu'il m'a fait choisir j'ai encore dit vérité. Probablement parce que je suis une idiote finie, oui oui. Du coup, je suis obligée d'attendre sa question... Hum, je ne sais pas, j'anticipe peut-être un peu ? C'est pourquoi j'essaie de lire dans ses pensées, et pour ça je le fixe intensément, m'attendant à ce qu'une bulle sorte de son cerveau avec ce qu'il pense inscrit dedans. J'arrête mon manège de psychopathe  lorsque mon regard rencontre le sien et que c'est comme s'il attendait un signal du genre pour prendre la parole.
        « Combien de mecs tu as vraiment aimé ? » Je retiens un soupir. Le bouclé a vraiment le chic pour poser des questions compliquées. Mais à celle là, je ne répondrais pas un « je ne sais pas », non... Je vais réfléchir et y mettre tout mon cœur ! « Hum. Deux, je dirais. Mais à nuancer, parce que le premier tu vois, c'est toujours différent parce que c'est la première fois que tu es amoureuse, et que tu es toute jeune et puis c'est la première fois quoi, tu vois ? Mais après... Le premier comparé au deuxième ça n'a rien à voir, pour moi. Parce que le premier j'avais 17 ans, c'était au lycée, tout simple et gentillet alors que le deuxième est arrivé plus tard et m'a rendu complètement folle... Et c'est exactement ce que l'amour est censé faire, non ? » Et bah, une Mila alcoolisée c'est une Mila vachement philosophe, hein. Du coup, je suis plutôt fière de ma réponse, qui ne laisse aucunement pensé que ce fameux deuxième est assis en face de moi... Enfin, j'espère hum. Vaut mieux. Je lui indique que c'est à son tour de boire, puis lui pose la question qui fait le jeu.
        Et me confortant dans ma théorie des bonhommes, il choisit action. Bon, il m'enquiquine un peu, mes idées ne sont déjà plus très claires et... Les trois premières actions qui me viennent à l'esprit sont de lui faire manger un truc dégoûtant, genre un œuf cru, ou bien qu'il imite un animal loufoque ou bien de lui faire enlever son tee-shirt, parce que moi je commence à avoir chaud. Et je dois presque me battre contre moi-même pour ne pas lui ordonner d'exécuter cette action. Je réfléchis encore un peu avant de me lever – encore – de ma chaise pour aller prendre mon carnet de croquis qui traînait sur la table basse. Et puis je vais le poser devant Lucas, et je lui donne l'action la plus compliquée de la vie : « Dessine moi ? » je demande plus que je n'ordonne. Je sais qu'il va accepter, parce qu'il n'a pas de bonne raison de ne pas le faire alors... J'ai hâte de voir le résultat ?


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Sam 14 Juin - 11:50


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


La question fatidique que je me posais, trouve enfin une réponse. Ma petite Mila ( oui c'est la mienne ) a donc aimé deux hommes. Un qu'elle croyait aimé énormément quand elle était plus jeune et visiblement un plus récemment qu'elle aimait d'une façon tout à fait différente. Elle sait donc ce que c'est d'être amoureuse, elle l'a déjà ressenti. Il a bien de la chance celui qui lui a fait ressentir ça, celui qui ne l'a pas faite fuir en un baiser, celui qui n'a pas eu besoin d'essayer maintes et maintes fois de se rapprocher d'elle en vain. Oui je sais ça sent vachement le vécu. Peut-être qu'au fond je regrette vraiment que ça se soit passé comme ça avec Mila. Pourquoi ça n'a pas été simple entre nous ? Ca avait l'air sympa ce qu'elle vivait avec ce fameux mec qu'elle a aimé. Il était plus simple que moi ? Il ne vivait pas avec elle surement. C'est peut-être à cause de lui qu'elle est devenue compliqué d'ailleurs. Je hais ce mec. " Je sais pas si c'est le but à la base mais c'est l'effet que ça fait, oui ! " et c'est l'effet que tu me fais. Je n'arrive pas à la sortir de ma tête, c'est quand même fou. Elle me rend fou. Non mais vous vous rendez compte ? Je me retrouve encore à me parler à moi même des mois après que ça se soit passé. Je ne suis pas normal, c'est sur.

Peut-être anormal et un peu perturbé par l'alcool et par les révélations de Mila, c'est malgré tout à moi de jouer. Par peur qu'elle me rétorque la question, je me relance dans le jeu de l'action. Comme à son habitude, Mila a besoin de marcher pour réfléchir. Quand je vous dis qu'elle a des neurones bizarres celle là. Non mais vous avez déjà vu quelqu'un avec les neurones reliés aux jambes ? Enfin bon, c'est Mila quoi.. Je la regarde faire, toujours assis sur ma chaise, buvant quelques gorgées de mon verre. Je ne perds jamais mais je bois tout autant qu'elle je crois bien. Elle finit par revenir avec son fidèle ami, le carnet de croquis et me demande de la dessiner. Je manque de m'ettouffer face à cette demande et rétorque " Tu veux vraiment que je te dessine ? Je garantie pas le résultat hein ! " avec un petit sourire aux lèvres. Allez, ça peut être marrant. " Bouges pas alors.. " J'attrape le carnet, le crayon et pose mon regard sur Mila. Et puis boum. Boum quoi ? Boum je me rappelle de la dernière fois qu'un de nous a voulu dessiner l'autre. Certes les rôles étaient échangés mais nous avons fini par nous embrasser. Trop de regards en trop peu de temps, trop de proximité entre nous. Par la force des choses, je la regarde, la décrypte du regard et tente de me concentrer un minimum sur mon dessin quand même. Les contours de son visage, ses cheveux, jusqu'à tracer la ligne de ses épaules. Je ne sais pas vraiment combien de temps ça a duré mais ce moment était fort et étrangement silencieux. Ca ne l'empêcha pas de boire plusieurs fois dans son verre pour faire passer le temps. Mais à un moment donné elle bouge un peu trop, me décalant par la même occasion tout mon dessin. Je souffle un bon coup en la fixant avant de me rendre compte que seuls ses cheveux ont bougé. Perfectionnisme de l'artiste que je ne suis pas, je passe ma main dans ses cheveux, me rapprochant ainsi d'elle, pour décaler sa mèche. " Hm.. Elle était comme ça au début " Lucas, recule ta main, recule ton visage, retourne à ta place, tu vas craquer. Oui chef. Je reprends  donc ma place un peu plus loin d'elle, avale difficilement ma salive et tente de reprendre mes esprits. Oui ça va aller, tu as juste remis une mèche de cheveux, ça va aller. Je finis assez vite ce petit dessin, et moyennement convaincu de mon art je lui montre en disant " J'ai du boulot encore mais c'est pas mal ressemblant non ? T'es pas mal je trouve ! " Si c'est ressemblant et que c'est pas mal, ça veut dire que je la trouve pas mal non ? Bref...

" A toi ! "  Et oui n'oublions pas le court du jeu. Oh ! Elle a dit action, ça y est elle a dit action ! Je pense que l'alcool a du commencer à monter, ce qui lui fait braver toutes les limites. Va-t-elle vraiment jouer le jeu  ? Hâte de voir ça. " Action ? Oula attends.. " A moi de me creuser un peu la tête. Le rhum coca ça aide à réfléchir non ? Aller hop, encore un verre pour tonton Lucas. Ca ne pourra pas me faire de mal, et puis ça va bien m'inspirer. Je la regarde, regarde la pièce, tourne un peu mon esprit dans tous les sens, tiraillé entre ce qui peut être drôle de lui faire faire et ce que j'ai envie qu'elle fasse. Je commence par quelque chose de drôle ou pas ? En même temps, ça fait tellement de temps que j'attends de lui poser quelque chose comme ça, quelque chose dont j'ai envie avec elle. Bon, je tranche " Alors... Faire l'artiste ça m'a pas mal fatigué... Je voudrai bien un massage ! " Oui oui je suis comme ça. Quand je vous dis que le rhum coca ça aide pas mal. Et puis oui j'ai envie de ce massage. Ca fait trop longtemps que j'en ai pas eu. C'est Mila ? Oui je sais que c'est Mila et alors ? Justement c'est Mila. C'est le soir ou jamais de tester non ? Et puis, au cas où, un massage sur les épaules peut-être tout à fait innocent hein.

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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Sam 14 Juin - 13:51

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lucila
        Philosophons, oui, mais philosophons avec modération ! C'est comme l'alcool. J'acquiesce à ses paroles qu'il prononce après que j'ai répondu à ma vérité. Oui oui, moi je suis d'accord. Mais même si c'est pas le but à la base, c'est pas comme si on pouvait contrôler ce genre de choses... Et naturellement, la prochaine question qui se pose à moi concerne sa relation avec Azel : est-ce qu'elle le rend fou comme elle le devrait ? Ou est-ce quelque chose de simple comme une première fois ? Moi, je penche sur quelque chose de simple. Et il faut absolument que j'arrête de penser à ça, pas ce soir ! Ce soir, c'est festif, pas jalousie ! Le jeu continue donc, et pour une raison comme pour une autre le manque d'inspiration je le challenge de me dessiner pour son action. J'aurai pas du. Premièrement parce qu'il m'ordonne de ne pas bouger, ce à quoi je réponds un « Je suis immobile ! » qui se veut convainquant alors que je n'ai qu'une envie c'est de danser, comme une idiote, de tourbillonner genre dehors pour sentir le vent dans mes cheveux et être un oiseau... Je veux être un oiseau ! Et secondement parce que la dernière fois qu'un truc dans le genre est arrivé, c'est moi qui essayais de le dessiner et je l'ai embrassé, dans le feu de l'action parce qu'on était très proche et que j'en avais certes envie mais... Mais si aujourd'hui j'en ai toujours envie je ne peux pas y céder, parce que Lucas n'est pas intéressé. Moi je trouve ça triste, d'ailleurs. Pff. Bref, j'ai tâché autant que possible de repousser cette envie de bouger, gigotant un tout petit peu pour attraper mon verre. Parce qu'en plus d'avoir soif, c'était à mon tour de boire alors pourquoi je m'en priverais ? J'essaie quand même de ne pas trop bouger pour ne pas déranger mon meilleur ami qui semble prendre son temps pour un pauvre dessin. Namého, je t'ai pas demandé l'oeuvre d'art du siècle non plus hein. Et d'un coup, il est chafouin : il souffle et me fixe. Je le regarde, intriguée, genre « quoi, j'ai fait quelque chose de mal ? ». Et de toute évidence, oui. Il se rapproche pour remettre une mèche de mes cheveux FÉTICHISTE ! à sa place et je me fige instantanément. Parce qu'il est très très près, et pas seulement sa main, non, c'est tout... Lui. Chut, Mila, tais-toi donc et ne bouge pas, ça va passer : il va reprendre sa place et finir son dessin parce que je te rappelle qu'il n'est PAS INTÉRESSÉ. Et comme prévu c'est ce qu'il fait, et assez rapidement même. Je jette un coup d'oeil au résultat en fronçant les sourcils, mode analyse on. « J'ai du boulot encore mais c'est pas mal ressemblant non ? T'es pas mal je trouve.
- Ahah. T'es mignon, merci. » Euh Mila ? Il parlait du dessin, pas de toi hein. « Enfin, je veux dire, non c'est bien. Moi j'aime bien. » Je me reprends après avoir ri de ma stupidité : ah, le temps que ça monte au cerveau aussi.
         Heureusement, il ne perd pas le fil et continue notre jeu. « A toi !
- A moi ! Euh, ACTION ! » Ahah ! Il ne s'y attendait pas à celle là ! Mais hé, moi avec deux-trois verres c'est bon, je suis une fifolle et j'ai peur de rien. Tant que c'est pas trop dangereux ou mortel, moi j'y vais ! Le temps qu'il choisisse quoi me faire faire, moi je vais me balader... Autour de la table, en chantonnant le générique de Friends. Non, je n'ai rien de mieux à faire et oui, ça me fait rire. Pff. Heureusement que j'étais décidé à tenir à l'alcool, moi. Je me tourne vers lui lorsqu'il a mis fin au débat intérieur qui l'animait ouais, je suis sûre qu'il en avait un ! « Alors... Faire l'artiste ça m'a pas ma fatigué... Je voudrai bien un massage !
- Okay géniaaaaal ! » Oups, celui là j'avais pas prévu de le dire. J'aurai préféré le garder penser, mais bon... J'ai perdu ma concentration pour jouer l'humain, on va dire. Bon, c'est sans doute une très mauvaise idée ça aussi, mais... YOLO, comme ils disent ? Au pire, ce n'est que Lucas et ce n'est qu'un massage. Et puis je le comprends, pauvre artiste torturé qu'il doit être. Donc, je finis mon tour de table pour venir me placer derrière lui. Sauf qu'un problème de taille – c'est le cas de le dire – s'impose à moi : Lucas son deuxième prénom c'est Gigantor. Je pousse un soupir, un brin désespérée. « Eum. » Je réfléchis. Je monte sur une chaise ou il se baisse ? Ah, non je sais ! Je m'assieds sur la table. Mila son deuxième prénom c'est Le Génie ! Du coup je pousse un peu le garçon pour avoir accès à la table d'où j'écarte bouteilles et autres verres parce que je suis pas en état pour faire le ménage, et puis j'y tourne le dos (à la table) et hop, je me hisse dessus à la force des bras. Et sans tomber, en plus. Je suis vraiment trop géniale, tellement que ça me fait rire. Je soupire, me trouvant maintenant face à face avec Lucas et dis, faussement ennuyée : « Là, mon ami, on va être dans une impasse. Tourne toi ! » Et puisqu'il est gentil surtout qu'il veut son massage il obéit. Très bien, Mila, avant que tes hormones ne partent en folie... Tu vas compter jusqu'à 120, à 120 c'est fini. Allez, un, deux... Euh Mila, éventuellement il faudrait que tu poses tes mains sur lui. Comment je fais ça moi ? Bah, tu avances tes mains, et après tu les mets sur ses épaules et voilà. Et voilà, je retiens un soupir avant de finalement me lancer et de commencer à masser ses épaules. Et de reprendre mon compte, aussi, pour que mes pensées puissent se concentrer sur quelque chose d'autre que cette proximité et ce geste plutôt intime et... « Ne retourne pas chez le coiffeur, Lucas. Moi j'aime bien tes boucles. » Et merde. En même temps, j'ai une vue directe sur sa nuque et ses cheveux, alors... « Bon après, c'est pas grave hein, si tu as chaud tu peux y aller... De toute façon t'es toujours beau. » Mila, compte et tais-toi. Je me sens rougir, mais Zeus merci il ne peut pas me voir. Bon aller, 100, 101... Oui, je triche et alors ? 110, 111... J'ai le droit, je suis une tricheuse et il n'y avait pas de règle sur la durée alors... 120 !
         Je laisse tout de même mes mains contre ses épaules, parce que je les trouve très bien ici parce qu'elles m'aident à me maintenir en équilibre sur la table, avant de me pencher un peu pour me rapprocher de lui pour pouvoir lui parler. « Ding dong, c'est fini ! Action ou vérité ? » Action. Je suis étonnée ! « Okay, action ! Enlève ton tee-shirt, hop ! » Rah fichtre, celui-là aussi il m'a échappé. « Il fait chaud hein, je voudrais pas que tu tombes malade c'pour ça. » Je me justifie lorsqu'il se tourne vers moi. Non, je ne suis pas une perverse mais une adorable personne qui se soucie de ta santé, Lucas, enlève ton tee-shirt.        


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Sam 14 Juin - 15:00


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Elle apprécie mon dessin, c'est un bon point ça non ? Une artiste telle que Mila apprécie ce que je fais. Bon ok, en même temps elle n'aurait pas pu dire que c'est moche. Déjà parce que c'est elle, et puis en plus parce qu'elle est bien trop gentille pour me dire que ce que je fais ne ressemble à rien. Elle est trop adorable pour faire ça. Du coup elle me dit qu'elle aime bien. Je souris à celà, comme pour la remercier, mais ne perd pas le fil du jeu et lui pose très vite la fameuse question qui fait le but du jeu. Héhé tu croyais t'en tirer comme ça mais je suis loin d'avoir fini ce petit jeu moi. Je n'ai pas encore appris assez de choses et puis c'est MA fête improvisée, alors on fait comme je veux. En fait je débats tout seul parce qu'elle n'est pas du tout contre continuer,et même plus, elle se lance dans la toupie infernale de l'action. Gagné ! Et donc qu'est ce que je veux ? Un massage ! Oui je veux un massage ! L'alcool ça stresse non ? Oh et puis si c'est pas l'alcool c'est le dessin et puis si c'est pas le dessin c'est juste que j'ai envie qu'elle me masse. Ce qui ne semble pas la déranger. Je ne peux m'empêcher d'esquisser un sourire à sa réponse avant de dire " Laisses moi au moins croire que je suis sadique ! " Non mais c'est vrai, je suis censé lui lancer une action pour l'embêter et elle a encore plus hâte que moi. C'est pas normal. Ah mais attendez... Elle a hâte de me masser ? C'est vrai que c'est géniaaaaaaaal ça ! Elle commence donc à chercher comment elle va s'y prendre, recherche que je scrute, je n'en loupe pas une miette. Elle est trop mignone à chercher comment elle va pouvoir atteindre mes épaules si haut perchées. Elle est dans sa bulle, elle ne me regarde presque pas, elle cherche juste, jusqu'au moment où elle décide que le meilleur moyen est de s'asseoir sur la table. Pas bête. Je me retrouve alors face à elle, elle assise sur la table, et moi assis sur la chaise, un peu plus bas qu'elle. Non mais on est proche là non ? Enfin je sais pas mais je vois ses cuisses vachement près d mes mains, c'est normal ? je sais pas mais c'est bien. Ah oui les épaules. Il faut que je me retourne, c'est les épaules qu'elle doit masser. Chut, pensées pas catholiques. " A vos ordres ! " lançais je en faisant un demi tour sur moi même. et puis là le temps s'arrête. Elle est tombée en silence ? Elle a fait un malaise ? Elle a perdu ses mains ? Hé oh, Mila, t'es encore avec moi ? Ah voilà... Je peux enfin me détendre, profiter de ses mains. Malgré ses airs de petite fille rigolote et intenable, Mila sait se faire douce à ce moment précis. Ca fait du bien. J'oublie totalement le contexte, Mila, Azel, le baiser, pas le baiser. Je profite juste et ça fait du bien. Je l'ai déjà dis ? Ah oui. Mais ça fait vraiment du bien. Et puis elle se lance dans quelques petites révélations, révélations qui ne peuvent que me faire sourire. Elle commence à se lacher, c'est plutot bon signe. " D'accord, j'y retournerai pas " répondis je avec un petit rire. Oui je veux te plaire, oui j'aime te plaire et j'aime que tu me le dises. Alors tant pis j'aurai chaud, mais je te plairais. Ok le rhum a fait plus d'effet que la vodka. Tant pis.

Quoi  ? Déjà fini.. Bon ok. Je me retourne alors vers elle, un sourire idiot aux lèvres " Si jamais tes peintures ne font pas fureur, tu pourras toujours masser les acheteurs et je suis sur qu'ils craqueront de suite ! " Ah.. J'ai dis que j'avais craquer non ? C'est un peu sous entendu je crois. Mais non, c'est pas vrai. " Ah et action ! " Les vérites on verra plus tard, pour le moment je veux m'amuser, m'amuser avec elle. On passe vraiment un bon moment et je ne voudrai pas tout gacher avec une question idiote dont moi seul est le secret et qui la mettrait à coup sur mal à l'aise. Ni avec une de mes réponses qui ne lui plairaient pas d'ailleurs. Donc action ! Enlever mon tee shirt ? Facile ! J'explose quand même de rire face à son excuse, pour le moins ridicule et enlève mon tee shirt avant de lui répondre "  Allez bois ! Ca t'aidera peut-être à trouver des meilleurs excuses pour m'avoir torse nu " mais ça devient clairement de la provocation là.. Pas grave, j'aime bien ! Oh et puis on est jeune, on profite de la vie, on est tous les deux. Ce qui se passe ce soir, reste ce soir non ? A son tour. " Action ou vérité ? " ce à quoi elle me répond du tac au tac qu'elle veut une action. Ca tombe bien j'ai mon idée. " J'arrive ! " Je me lève en posant une main sur sa cuisse, comme pour lui dire de ne pas bouger et m'enfuie assez vite dans ma chambre pour récupérer mon pc. Elle doit bien se demander ce que je fabrique, surtout vu la façon dont je suis parti. Bon déjà torse nu, certes. Mais aussi avec cet air de l'enfant fier de sa bétise ou enthousiaste de recevoir son jouet. Vous voyez cet air ? Je reviens donc, pose l'ordinateur à ses cotés sur la table, lui lance un petit regard en coin dans le genre " tu n'imagines pas avec qui tu joues " et enclenche une musique, le genre de musique un peu latino, ce genre de musique pour danser assez collé avec son partenaire. Je me recule, tend ma main à Mila et lui lance " Je me suis toujours demandé si les Canadiennes dansaient aussi bien que les Américaines... Alcool ou danse ? " alors en plus du dilemme action ou alcool qu'elle ne voudra surement pas perdre, Mila va aussi vouloir prouver de quoi elle est capable. J'ai toutes mes chances d'avoir la danse que je veux à ce moment précis. Je fixe toujours la jeune fille, ma main attendant une réponse, un petit sourire aux lèvres, sourire qui ne me lache plus.


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Sam 14 Juin - 19:14

i wanna be drunk when i wake up,
on the right side of the wrong bed....
lucila
        Héhé, qui est-ce qui vient de promettre de ne plus se couper les cheveux ? LUCAS. Bon, éventuellement il faut que je m'en souvienne pour le lui rappeler plus tard. J'esquisse un sourire, presque attendrie. Il va être trop beau, oui oui ! Et puisque l'avoir ainsi devant moi n'est pas très bon pour mes nerfs, j'arrête mon action pour que ce soit à son tour. Je souris comme une idiote au compliment qu'il fait avant de choisir action. Ah ouais, lui il a craqué ? Ou je me fais des films peut-être. En attendant, je ris et puis je m'emporte trop vite quand au choix de son gage : lui faire enlever son tee-shirt. Parce que c'était une très, trèèèèèèèès mauvaise idée. Ça le fait marrer, d'ailleurs. Moi aussi, jusqu'à ce qu'il se retrouve torse-nu en fait. Gloups. Lucas est... Je pousse un soupir. Lucas est magnifique, et je vais à coup sûr passer la soirée à mater son torse. « Allez bois ! Ça t'aidera peut-être à trouver des meilleurs excuses pour m'avoir torse nu. » Qu'il me provoque. Je ris légèrement nerveusement avant de relever les yeux sur son visage. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » Je réponds, faussement innocente avant de me décaler légèrement pour pouvoir attraper mon verre et de quoi le remplir. Et puis c'est de nouveau mon tour. Encore. Et je choisis action, sans vraiment réfléchir et il a l'air... Content ? « J'arrive ! » Qu'il m'informe avant de se lever en posant une main sur ma cuisse, parce qu'il a cru que j'étais une canne et de partir en courant en direction de sa chambre très certainement. Oula, moi j'ai peur. Qu'est-ce qu'il veut que je fasse ? Son ménage ? Un truc ingrat ? Je ne bois pas mon verre, me préparant déjà à refuser et attends impatiemment qu'il arrive. Et puis, si peux l'arnaquer d'un tour aussi. Je suis une tricheuse, c'est un truc de fou ! Et finalement, enfin, il revient, son ordinateur dans les mains. Oui, au passage Mila concentre toi sur l'objet et pas sur le corps dénudé de Lucas. Son PC trouve une place à mes côtés et je regarde le visage de Lucas intriguée. J'ai le droit à un regard en coin joueur en échange, et j'esquisse un petit sourire, amusée. Je flippe ma race, ouais. Et puis finalement, de la musique sort de l'appareil et Lucas se recule, une main tendue vers moi. « Je me suis toujours demandé si les Canadiennes dansaient aussi bien que les Américaines... Alcool ou danse ? » Danse mais tu remets ton tee-shirt. Je ricane. Oui, boarf à ce point là il avait plus vite fait de m'emmener directement en boîte de nuit ahem. « Danse, pour te faire oublier toutes les Américaines que tu as pu connaître avant. » Je réponds d'un air qui se veut provocateur avant de m'emparer de la main qu'il me tend et de prendre un peu d'élan pour sauter de la table. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je me retrouve devant lui. Je suis perturbée, d'accord ? En plus d'être naturellement beau, torse nu il est... Hrihforgji ? Voilà, c'est le mot. Et puis comme je suis proche de lui je peux sentir la chaleur qui se dégage de son corps, et si on se demande oui ça m'émoustille. Alors évidemment je me retrouve à observer ses abdominaux : j'ai juste à baisser la tête pour les voir. Ce qui me choque, en revanche, c'est de voir l'une de mes mains aller frôler cette peau nue du bout des doigts. Mais qu'est-ce que tu fous là toi ? Je t'ai rien demandé ! Me rendant compte de ce qui je suis en train de faire, je la retire très rapidement et relève la tête pour m'excuser auprès de Lucas. Quoi que, non, peut-être pas m'excuser, mais déjà voir sa réaction et... « Okay, pardon, j'ai rien fait. Je savais juste pas que... » que t'étais plutôt bien foutu. Je fronce les sourcils alors qu'il se met à sourire. Ouais, non, je ne le dirais pas, ça lui ferait trop plaisir.
         « Dansons ! » je dis avant de passer mes mains derrière sa nuque, une jambe entre les siennes et de finalement me coller à lui. Parce que oui, pour lui faire oublier ses maudites Américaines il nous faut un collé-serré. Je me sens frissonner lorsque ses mains viennent se poser contre mes hanches, et aussi parce qu'il n'y a que mon tee-shirt qui empêche nos peaux de se rencontrer directement. Je sens mon cœur s'accélérer et mon estomac se nouer face à cette proximité, et je ne sais même pas si je devrais appeler ça proximité parce qu'il n'y a pas grand chose pour nous séparer. Et puis, parce que c'est une danse, je me mets finalement à bouger, d'abord lentement, mon regard accroché dans celui de mon meilleur ami. Mon meilleur ami dont je suis amoureuse, hein. Je me demande sérieusement ce que je suis en train de faire ici. Je m'amuse, oui je m'amuse, parce que je suis jeune. Mais il y a ce proverbe qui me trotte dans la tête, à trop jouer avec le feu on finit par se brûler. Et bien moi, je sens que la brûlure elle est pas loin, et pas seulement sur mes joues qui ne cessent de rougir, parce que danser si sensuellement avec un Lucas torse nu au milieu du salon, c'est obligé que ça se finisse mal si je n'arrive pas à me maîtriser. J'ai malgré tout toujours mon sourire sur le visage, peut-être un peu timide sur les bords. Heureusement pour moi, d'après toutes mes expériences, Lucas ne sait pas lire dans mes pensées. Au bout d'un court instant je me dis que je devrais être moins perturbée si je ne lui faisais pas face, c'est pourquoi je détache mes mains de derrière son cou pour les descendre doucement le long de ses bras, jusqu'à attraper ses mains que je décale un tout petit peu, le temps de me tourner tout aussi doucement pour ne pas perdre cette dose de sexitude grâce nécessaire à la danse. Et puis je les repose contre mes hanches, mêlant cette fois ci mes doigts aux siens, et on termine la chanson ainsi. Et sinon, mon taux d'hormones a explosé, j'ai chaud, très chaud et mon cœur se croit sur un circuit de voitures de courses... Mais tout va bien.
        Là je reste immobile un instant, toujours contre lui, les yeux fermés... J'essaie de graver toutes ces sensations dans ma mémoire, en fait. Et finalement je me décide à briser le silence qui s'est installé : « Convaincu ? » je demande en riant à moitié. Lorsqu'on se lâche, je me précipite vers mon verre car, bien que ce ne soit pas mon tour de boire j'en ai terriblement besoin. Et donc, c'est à son tour de jouer. « Laisse moi deviner, tu choisis action ? Publie un statut Facebook à la gloire des canadiennes, et plus particulièrement de moi aussi... Je veux un véritable éloge de ma personne, en fait ! Alors, c'est trop dur pour toi et tu bois, ou tu le fais ? » Je lui propose comme action, pour le taquiner, parce que je pense qu'il est nécessaire de faire tomber toute cette tension sexuelle et qu'il faut que je m'en remette parce que, bordel, je viens de danser un collé-serré avec un Lucas torse nu et oui, je vais très certainement mourir. Au pire on meurt tous un jour... Je mourrais heureuse, voilà tout. ... Dépravée, aussi.


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Dim 15 Juin - 8:46


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


A en croire ma main qui attrape la mienne, elle accepte le défi. Soit par fierté, soit par envie de danser. Qu'importe d'ailleurs. Elle accepte, c'est tout ce qui compte. Et puis elle m'explique très vite son choix : Mademoiselle veut me faire oublier toutes les Américaines que j'ai connu avant. Ca fait un peu déclaration non ? Dans le genre, je veux que tu ne penses qu'à moi maintenant. En tout cas, c'est comme ça que ces mots résonnent dans ma tête et je ne peux pas dire que ça me dérange. Comment dire qu'elle me les a déjà faite oublier les Américaines ? Quand je l'ai rencontré, je ne pensais plus qu'à elle, et plus une seule seconde à mes ex. Elle a eu ce pouvoir magique de me faire oublier le passé. Mais bon, ça je ne vais pas lui dire, ça me ferait loupé une super danse, ça serait idiot quand même. La voilà donc qu'elle se rapproche de moi, posant une main sur mon torse. Enfin.. caressant mon torse du bout de ses doigts. Ouais, c'est plutot comme ça qu'il faut le dire. Ou alors elle pose sa main avec une tendresse à faire craquer un rugbyman. Bref vous voyez quoi. Je n'arrive même pas à décrocher un sourire sur le moment, tellement l'instant me paralyse. J'ai envie de poser ma main sur la sienne, de lui relever la tête et de.. de rien du tout mon grand, tu te calmes. Ok ok. Par chance, enfin si on peut parler de chance, Mila se rend compte que la situation dérape un peu et se reprend avec une phrase que je trouve mythique. Je ne savais pas que.. Que quoi ? Que j'avais un torse et que si tu posais ta main dessus j'allais m'en rendre compte ? Loupé, je l'ai senti, mais rassures toi t'étais toute mignonne. " C'est rien.. " répondis je doucement, un petit sourire qui revient enfin chatouiller mes lèvres. Oui dansons, elle a raison. Il faut danser, pas faire autre chose, danser. C'est ça notre défi, danser. Vous croyez que si je lui dis que les américaines embrassent mieux que les canadiennes.. ? Ok je me tais. Elle passe ses bras autour de moi de manière à croiser ses mains derrière ma nuque et se rapproche de moi pour commencer à danser. Hé, ça chauffe, c'est normal ? Non mais genre, dans moi, c'est chaud. Je respire, je me calme, tout en essayant de rester naturel. C'est l'alcool qui chauffe, c'est tout. Je me détend alors, et me concentre sur mes pieds, mon corps de grand dadet et mes mains dans le dos de Mila. Voilà, il ne faut penser qu'à ça, qu'à elle. Pas si difficile que ça à faire en fait, ça m'arrive même souvent. Trop souvent peut-être. Et pour ne rien simplifier à ma concentration, elle finit par attraper mes mains afin de pouvoir se retourner contre moi. Non mais oh, je ne suis qu'un homme hein. Tu vas te calmer Picasso. Mes mains se reposent instinctivement sur ses hanches, mains qui sont vite attraper par les siennes, siennes que je serre par réflexe. Ok, je ne contrôle même plus mon corps, tout va bien. Je ferme les yeux, voulant profiter au maximum de ces derniers instants, sachant que la musique touche à sa fin. Nos corps divaguent de gauche à droite, un contre l'autre, ma respiration qui va se perdre dans son cou. C'est terriblement romantique et terriblement difficile à gérer au niveau du désir. Mais c'est trop bien.. Elle se recule de mon étreinte.. Non déjà ? Ca sera à refaire je vous le jure, avec ou sans défi. Mon coeur qui s'emballe, tente de se calmer un peu pour lui répondre " Totalement conquis .. Enfin convaincu " Et merde, lapsus. Il fallait bien que ça m'arrive vu la vitesse à laquelle bat mon coeur, il n'est plus en totale maitrise de ce qu'il fait dire à mon cerveau. Je bois donc mon verre, tout en la regardant dans les yeux. Mon dieu quel regard.

Les mots ne veulent plus sortir, encore trop touché par ce qu'il vient de se passer. Je me rends compte qu'elle me plait vraiment, que je n'ai jamais oublié ce qu'elle me fait ressentir et que même si je tente de l'oublier par tous les moyens, quand je me retrouve seul avec elle, c'est juste infaisable. Mila c'est Mila. Je suis donc muet, muet au point qu'elle doive déduire ce que je choisis et pour ne pas la contrarier, j'acquiesse à l'action. De toute façon je suis incapable de vous dire ce que j'aurai choisi de mon libre arbitre. Pire que l'effet papillon, l'effet Mila, c'est redoutable. Je lâche un petit rire à l'énoncé de son gage. Rire nerveux ou rire amusé ? Je ne sais pas encore. Non parce que lui dire ce que je pense d'elle est déjà une étape mais le dire sur facebook, devant pas mal de gens, y compris une certaine blonde, ce n'est pas le même jeu vous voyez. Mais en même temps je ne peux pas lui refuser ça. Déjà parce qu'elle le prendrait bien trop mal et que je ne veux pas lui faire du mal, et puis en plus parce qu'i lest hors de question que je perde. " Je bois et je le fais ! " parce qu'il me faut du courage pour le faire et aussi parce que j'espère que ça me fera l'oublier. Ou au moins que ça me donnera une excuse. Je décale alors légérement Mila pour me resservir un verre que je bois d'une traite avant de m'asseoir face à l'ordi. Facebook, connexion; ah mince c'est déjà maintenant ? Bon.. Mes doigts se lancent " Avis à la population, j'ai une annonce importante à faire. Ce soir, j'ai réalisé quelque chose de crucial pour la suite de l'humanité : les Canadiennes sont les femmes les plus merveilleuses, les plus extraordinaires que l'on peut connaitre, à l'image de ma chère Mila Bertram, un bout de femme hors du commun. Entre son coeur énorme, son rire communicatif, son sourire ravageur et ses fondants au chocolat d'un autre monde, je peux dire qu'elle est juste indispensable. Bref, elle est parfaite <3 " Waw. Ca c'est dit. Enfin écrit. Je relis en silence ce que je viens d'écrire, et réalise en même temps que tout ce que je viens de dire est tout à fait vrai et sincère. Elle est juste indispensable cette Mila. Je lève "timidement" la tête vers elle après avoir posté ma déclaration et lui demande " Ca te va ? Pas trop dur à encaisser pour tes chevilles ? " Non parce que pour mon coeur c'est assez galère à gérer tu vois.

Vite changeons de sujets. Vite le prochain défi. Il faut qu'on passe à autre chose. Bizarrement ma tête le veut mais mon coeur n'a pas l'air d'accord, ni mon coeur, ni mes lèvres et manque de bol ce sont quand même elles qui vont poser la question. Car oui, Mila a dit vérité. Une petite peur que mon gage soit encore pire que le sien ? Elle aurait peut-être du prendre action, car la seule question qui me vient est " Trouves trois mots pour dire ce que tu ressens pour moi. Ou alors tu bois ! " Mais ne bois pas, c'est pas drôle. Et oui, je sais que tu ressens quelque chose, je veux juste savoir quoi et comment tu le décris. Tu n'as pas le droit de mentir tu te rappelles. Je n'ai pas menti moi. Et puis même si l'envie t'en prennait, la vodka qui baigne dans ton sang agirait bien trop vite et te ferait dire la vérité. Je la regarde donc, tentant de rester concentré sur son visage ce qui n'est pas évident. Déjà en temps normal ce n'est pas ça, mais là, avec ma tête qui commence un peu à tourner et mon coeur qui m'envoie des signaux de détresse, ça l'est encore moins. En plus, faut dire que ses yeux à elle de se dirige pas vraiment vers les miens hein.. Rapellons que je suis toujours torse nu et que j'ai juste l'impression d'être le dernier dragibus au fond de la boite de bonbon. Comparaison made in Lucas.


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Dim 15 Juin - 15:20

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lucila
        Peut-être que c'était une mauvaise idée que d'accepter cette action et que j'aurais dû boire directement. Peut-être qu'ainsi mon cœur pourrait battre à une vitesse normale et ma tête cesserait de tourner, bien que ça ce ne doit pas être qu'à cause de Lucas. Ça aurait empêché cette instant affreusement gênant avant la danse où je me suis mise presque inconsciemment à le tripoter, et toutes les pensées qui m'ont bousculées pendant la danse. Et pas que les pensées, d'ailleurs. Un sourire s'affiche sur mes lèvres lorsqu'il répond à ma question, à savoir qu'il est « totalement conquis » bien qu'il se rattrape ensuite. Ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule un peu bouleversée dans l'histoire. Et lorsque je le regarde, son air un peu perdu me confirme que oui, effectivement, je ne suis pas la seule « un peu » bouleversée. Cette fois si, c'est moi qui relance le jeu, voulant très certainement mettre cet épisode derrière nous. Oui, c'est pour ça que je lui demande un statut Facebook à la gloire des Canadiennes et plus particulièrement à moi. Je suis une idiote, roh ça va. Comme d'habitude, ça le fait rire. Ah, ils sont mignons, lui et son rire, mais moi je vais finir par croire qu'il ne me prend pas au sérieux. « Je bois et je le fais ! » Qu'il répond avant de me pousser un peu pour pouvoir se servir un verre. Oh bah dis le si je te gêne ! Moi, par contre, c'est décidé, je ne bois plus. Non, j'ai déjà assez bu, pour l'instant je peux encore me contrôler à peu près, alors... On s'arrêtera là pour moi. J'attrape une chaise que je place juste à côté de la sienne et m'affale dessus alors qu'il est en train de faire son action. Qu'il achève rapidement, d'ailleurs, puisque je n'ai pas eu le temps de faire un tour de la pièce du regard qu'il m'adresse la parole, m'obligeant à le regarder par la même occasion. « Ça te va ? Pas trop dur à encaisser pour tes chevilles ? » Et même si je n'ai pas encore lu sa publication ça me fait rire. Je suis convaincue que mes chevilles iront bien, merci de t'en inquiéter. Bref, je me penche un peu pour pouvoir lire... Est-ce que je sais lire après tout ce j'ai bu ? Et un sourire amusé s'installe sur mes lèvres. Si je suis satisfaite ? Oui, très. « Hum. Mon sourire ravageur il est pas très fonctionnel, Lucas mais... Merci. Moi je trouve ça parfaitement adorable, tu serais mon enfant que je te pincerais une joue ! » Ouais, à ce point là... Mais heureusement pour nous, ce n'est pas mon enfant et je ne suis pas sa mère ou sa grand-mère, et je n'essaierais même pas une pichenette parce que je suis capable de me louper, alors je me contente de lui sourire.
        Son tour passé, c'est encore à moi de jouer. Et puisque j'ai décidé qu'il faut calmer la tension je choisis vérité. C'est cool, vérité non ? Mais oui, voyons. Là, il ne mets pas trois plombes à choisir quoi me demander, ça sort plutôt rapidement et très clairement : « Trouves trois mots pour dire ce que tu ressens pour moi. Ou alors tu bois ! » Je fronce les sourcils avant de répondre immédiatement « Nooon je ne bois pas. Je vais MOURIR si je bois ! » A peine exagéré, je ne suis pas une drama-queen du tout moi. Je reste plantée sur ma chaise, à débattre intérieurement sur le fait que je suis une drama-queen et mon regard est amené à se poser sur son torse. Ouais, boarf ça va, je fais ce que je veux... C'est pas comme si je suis souvent amenée à l'observer non plus. Peut-être cet été si on va tous à la piscine mais... Bref, Mila, tu as une question à répondre. Ah oui, merde, et pas la plus facile. Que ressens-tu pour Lucas, et en trois mois s'il-te-plaît ? Je pousse un soupir avant de poser mes yeux dans les siens. Allez, vas-y, inspire moi. Non, vraiment rien. Souvent, c'est quand tu cherches désespérément une réponse à une question que ça ne vient pas. Alors je me lève, pour me dégourdir les jambes ou bien chercher l'inspiration ailleurs ou bien penser à autre chose pour que la réponse vienne toute seule ensuite. Parce que je la connais la réponse, mais elle s'est mystérieusement effacée de ma mémoire là, elle se planque quelque part... « Je réfléchis, ça arrive ! Trois mots, aussi, non mais quelle idée de me restreindre comme ça hein ! Tu veux me frustrer c'est ça ? » Je le rassure, dans un premier temps, avant de l'accuser sur le ton de la plainte. Et pour une raison ou pour une autre, je trouve finalement une réponse à sa question une fois que je suis debout sur la table basse. Je ne sais même pas comment j'ai atterri ici moi. « OH JE SAIS ! Je ressens pour toi amour gloire et beauté ! » Aucun rapport avec le fait que le programme TV est pile sous mon nez. Je relève les yeux vers un Lucas toujours sur sa chaise, un peu dubitatif. Ah, faut que je nuance alors ? « Bon, d'accoooooord, peut-être pas gloire parce qu'aux dernières nouvelles toi et moi on est pas célèbre, maaaais. » Mais ça passe, non ? Non ? Non. « Roh, bon d'accord ça fait que deux mots du coup. Attends encore, que je pense ! » Parce qu'une Mila bourrée, c'est soit une Mila philosophe soit une Mila qui n'a pas les idées claires... Et bien, là en l'occurrence, je n'ai pas les idées claires. Je pousse un soupir avant de sauter de la table basse sur le canapé. Une Mila bourrée, c'est une Mila acrobate aussi. Aller, Mila, un troisième mot ça devrait être facile à trouver... Juste un !
         Et puis, comme une révélation, je me rends compte d'un truc de fou. Non, vraiment, de FOU ! « OMG. Je t'aime, ça fait trois mots ! Je, pronom personnel. Te, re-pronom personnel. Aime. Verbe. Voilàààà. Je t'aime Lucas, non, ça fait quatre. JE T'AIME. » Je fais en relevant la tête. Et je suis fière de ma trouvaille, jusqu'à... Ce que je le regarde, puisque j'étais auparavant concentrée sur mes doigts pour compter. Je prends une grande respiration, sous le choc de mes propres paroles. Fichtre. Quoi que non, fichtre n'est pas un mot assez fort pour décrire la situation. Mais on va s'en tenir à fichtre, en fait. Est-ce que je viens de hurler à Lucas que je l'aimais ? Oui. Est-ce que j'étais censé le garder secret jusque dans ma tombe ? Oui, aussi. Est-ce que je me déteste ? Carrément. Purée de petit-pois. Comment je fais pour reprendre ça ? Je sens mon cœur reprendre un rythme accéléré et mon estomac se nouer, plus par anticipation de sa réaction qu'autre chose... Mais il ne réagit pas, alors j'ai le temps de l'enlever, et maintenant j'ai trouvé comment. « OKAY, tu prends action et TU OUBLIES TOUT CE QUE JE VIENS DE DIRE. Allez, oublie ! » Je lui ordonne avec empressement. Et pour être sûre que ça marche, je descends du canapé où je suis toujours perchée et m'élance vers lui pour lui prendre son verre vide pour qu'il ne puisse pas boire. Voilà, c'est action ou action, il est obligé de le faire et on sera tous sauvé ! Le petit détail auquel j'ai oublié de penser, c'est que l'oublie n'est pas un truc sur commande.        


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Dim 15 Juin - 21:30


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Et voici donc les remerciements made in Mila. Je te contredis et ensuite je te dis que j'ai envie de te pincer les joues. Génial. Je ne pouvais presque pas rêver mieux dis donc. Mais bon, c'est Mila hein, il ne faut pas s'attendre à des miracles. Au moins elle me fait rire, elle me surprend à chacune de ses paroles, elle est tellement imprévisible qu'on passe au dessus du coté tordu qu'elle peut avoir et qu'on apprécie d'être surpris. " Une raison de plus que je ne sois pas ton fils alors ! " De plus ? Oui parce que je m'étais déjà dis que si j'étais de ta famille, je ne pourrais pas rêver de t'embrasser donc.. Enfin bref. Une raison de plus quoi. Passons vite à la prochaine question avant qu'elle ne s'en pose trop sur ce que je viens de dire. Et justement, je pense que la vérité que je lui demande va beaucoup plus lui occuper l'esprit que mes quelques mots précédents. Donc, que ressens tu pour moi Mila ? Mets des mots sur ce que tu penses, fais ce que je n'arrive pas à faire moi même. Mais trop tard, c'est moi qui ais posé la question. J'ai surement été plus ambitieux, ou plus curieux, mais je me retrouve à avoir en quelques sortes le dessus. Certes j'ai du montré ce que je voulais savoir, ce qui est déjà un premier pas, mais c'est elle qui répond aux questions, donc c'est quand même elle qui fait le plus gros. Je n'y suis pour rien si l'alcool a un effet plus rapide dans son petit corps. J'attends donc un petit moment qu'elle veuille bien se décider. Et je n'ai demandé que trois mots ! Vous imaginez si j'en voulais six ? On aurait passé le reste de la soirée à attendre qu'elle les trouve ces petits mots. En parlant de mots, je n'en décroche pas un seul, j'attends juste. Je la regarde, tente de ne pas avoir l'air trop perturbé et attends. Roulement de tambour : amour gloire et beauté. Hm. Je dois voir un rapport avec la série et un cruel manque d'inspiration ? Quoi que ça aurait pu être " moi, moche et méchant ". Je n'ai pas à me plaindre. Mais à peine le temps de réaliser quels mots elle vient de prononcer, qu'elle se reprend pour dire que gloire ne compte pas. Alors si gloire ne compte pas, ça veut dire que les deux autres comptes. Jusque là je suis. Et les deux autres sont.. Amour et beauté. Amour ok, beauté ok. Hein ? Quoi ? Amour ? Je ne sais pas exactement quelle tête j'ai du tirer après cette prise de conscience immensément longue à cause de l'alcool, mais ça devait être assez bizarre. Que ressens Mila pour moi ? De l'amour. Hé oh, mais elle pense à mon coeur elle ? Je ne suis pas cardiaque mais je pourrais le devenir hein ! Non mais ne te fais pas de films Lucky, amour ça peut aussi vouloir dire dans l'amitié. Ouais ok, elle aurait dit amitié, mais quand même. J'aime Appoline, j'aime Daphné, c'est de l'amour que j'ai pour elles du coup non ? Mais je n'en suis pas amoureux. Donc tout va bien c'est ça ? Allez calmons nous.

Et puis là. Bim, bam, boum, et pleins d'autres sons indescriptibles explosent dans ma tête. Je t'aime. Je t'aime. Elle m'a dit je t'aime. Je t'aime ça n'a qu'une signification hein ? On est d'accord ? Elle m'aime. Elle ne m'apprécie pas, elle ne m'aime pas bien, elle m'aime. Genre en amour quoi. C'est comme si je venais de recevoir une flèche, non pas de Cupidon, mais une flèche paralysante. Je ne peux plus bouger, je n'arrive plus à réagir, mes neurones disjonctent complètement. Tout se mélange, c'est horrible. Je suis heureux, énervé, scotché, surpris, amoureux. Hé oh, comment je suis censé gérer ça moi ? Je l'aimais, elle ne m'aimait pas. Je l'embrassais, elle me repoussait. Je me mets en couple, elle l'accepte. Et là elle m'aime. Avouez que les femmes sont compliquées. Je me suis torturé le cerveau pour l'oublier, pour me sortir ce bout de femme de la tête et là elle me dit qu'elle m'aime. Genre normal. Ouais Lucas je t'aime. Je ne sais pas si elle m'a enlevé un poids des épaules ou si elle m'en a rajouté un encore plus lourd. Et moi, je l'aime ou je ne l'aime pas ? Ou plus en fait. Et Azel ? Je l'aime ou pas ? Je ne suis pas un bourreau des coeurs, un loveur, un séducteur, un sportif qui a toutes les filles à ses pieds. Je suis juste Lucas, grand bouclé, fan de Disney, qui a eu peu de petites amies et qui ne sait pas gérer ce genre de situation. Heureusement, ou malheureusement je ne sais pas exactement, le cerveau de Mila fonctionne plus rapidement que le mien qui a été totalement grillé par cet amas d'information, et elle enchaine très vite, me lançant la prochaine action qui est d'oublier, de tout oublier et très vite. Allez savoir pourquoi mais le fait qu'elle lève un peu la voix me sort de mes pensées. Bon les mots ne sortent toujours pas mais les neurones se connectent. Oublier ? Non mais jamais. Elle va devoir assumer maintenant. Elle me bloque le verre ? Ok. Je me lève d'un bond, choppe la bouteille de vodka au vol et part faire les 100 pas dans la pièce, me buvant en même temps la bouteille. T'as compris que je ne veux pas oublier ou ce n'est pas encore assez clair ?

Ok je tourne, c'est bien beau, mais il va bien falloir que je lui reparle quand même. Mais quoi lui dire.. Que répondre quand ni ton coeur, ni ton cerveau, ni tes cordes vocales sont en état de marche et que la seule chose qui peut encore te controler est la dose de vodka qui s'emparent de ton sang ? Je reviens vers elle, surement comme une furie, comme un idiot totalement sous l'emprise de l'alcool et pose violemment la bouteille sur la table, à coté de nous. Mon regard se replonge dans le sien, mon regard est froid, terne, presque éteint, comme si je lui en voulais. Je dois presque faire peur. Mais en fait c'est surtout que j'essaye de me concentrer pour dire quelque chose, dire quelque chose sans que ma vodka ressorte avant mes paroles vous voyez. Parce que je fais le dur mais la bouteille de vodka est à présent vide, et mon gosier l'a senti passé. " Et toi ... Tu prends action et tu m'embrasses ! Maintenant, sans discuter, et puis y'a plus de vodka ! " très important de préciser je sais, mais c'est un de mes gros problèmes du moment. Le je t'aime de Mila et la vodka vide. Allez savoir lequel m'aide à oublier l'autre, lequel me fait le plus de bien et lequel me fait le plus de mal, mais toujours est il que les deux sont là, que la soirée dérive amèrement, que nous ne controlons plus rien et que j'ai envie de l'embrasser. Voilà le contenu du cerveau d'un Lucas alcoolisé, amoureux et totalement perdu. Débrouillez vous avec ça. Elle n'a pas eu de réponses à son " je t'aime " ? Oui je sais, je lui répondrais plus tard, quand mes neurones se seront reconnectés et que la tension sera un peu tombée. On a toute la nuit non pour parler ? Bon voilà.


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Lun 16 Juin - 3:03

i wanna be drunk when i wake up,
on the right side of the wrong bed....
lucila
        Je le savais que j'allais sans doute la regretter, cette soirée. Que boire était une très mauvaise idée. Que jouer à action-vérité avec Lucas aussi. C'est vraiment trop dangereux. La preuve, j'aurai très bien pu tomber de la table tout à l'heure et me briser la nuque. Ou bien glisser de la table basse ou du canapé et me casser un bras ou une jambe. J'en suis à me demander si ça n'aurait pas été préférable, une alternative dans ce genre... Peut-être moins douloureux par rapport à ce que je ressens maintenant. Je viens de m'humilier. Et plutôt deux fois qu'une, tant qu'à faire. La première fois étant en me rendant compte que, oui, effectivement « je t'aime » ça fait trois mots, et que ce sont ces trois mots qui expriment le mieux ce que je ressens pour Lucas, et puisque c'était la vérité que je devais dire, selon le jeu, je l'ai dite. Au principal intéressé, même. Principal intéressé qui jamais ne devait être au courant de ça. Parce que, d'après les nombreuses discussions que j'ai eu avec moi-même, lui ne partageait pas ces sentiments, pour preuve il avait une copine. Et puisque j'avais réussi à l'oublier une fois dans le passé, je pourrais très bien le refaire une seconde fois. Et ce n'est pas parce qu'il n'y a plus quelques centaines de kilomètres pour nous séparer que je ne vais pas y arriver. Et puisque quand je merde, je merde bien, j'enchaîne très rapidement sur une action qu'il ne peut pas réaliser, malgré le fait que je lui retire son droit de boire. Oui, parce qu'aux dernières nouvelles on ne contrôle pas le fonctionnement de son cerveau, non, ce serait trop facile la vie sinon. Mais puisque je suis ivre, j'ai bien l'intention d'y croire. Excepté qu'il ne me laisse pas y croire, puisqu'il se lève brusquement, attrape la bouteille de vodka avant de filer loin de moi dans la pièce pour la boire, m'empêchant ainsi de l'arrêter. « LUCAS ! » Je m'exclame, véritablement outrée. Mais qu'est-ce qu'il lui prend, à cet abruti ? C'est sa manière pour me faire comprendre que non, il ne veut pas oublier ? Ok, superbe, message reçu cinq sur cinq. Je fronce les sourcils en croisant les bras sur ma poitrine. Voilà, maintenant, en plus d'être en colère contre moi-même je suis en colère contre lui.  Je le fusille du regard  alors qu'il se descend le reste de la bouteille. Certes, elle était beaucoup moins remplie qu'au début, mais quand même. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, d'après les gros cerveaux. Et si il lui arrive quelque chose, ce sera carrément ma faute et je m'en voudrais toute ma vie. Alors il a pas intérêt à déconner, ce grand gaillard, sinon...
        Il revient finalement vers moi, une fois sa besogne achevée, dans la précipitation. La bouteille est posée sur la table, à côté de son verre que j'ai du lâcher car il ne me servait plus à rien, assez violemment pour me faire légèrement sursauter. Je pose alors mon regard dans le sien et... Et il m'en veut. Ça se voit. Je sais qu'il m'en veut, qu'il me déteste. Je suis sûre qu'il me déteste. Il peut, hein. Il a parfaitement raison, même, parce que moi aussi je me déteste. Au point que demain je change de nom : je ne m'appellerai plus Mila Bertram mais Mila l'idiote finie. Ça sonne bien, en plus. « Et toi... » Et toi ne sois pas trop dur avec moi. Je suis désolée, je te jure. Promis je peux tout t'expliquer, mais... « Tu prends action et tu m'embrasses ! » Hum pardon ? « Maintenant, sans discuter, et puis y'a plus de vodka ! » Je sens mon estomac se nouer. Oui oui, un estomac ça se noue avec le stress, allez au diable avec votre poésie et vos papillons. Est-ce qu'il vient vraiment de me demander de l'embrasser ? Oui, c'est ce qu'il a fait. Est-ce que je vais lui obéir ? Certainement pas ! « Non... » Je chuchote en baissant la tête. Très mauvaise idée, j'avais complètement oubliée qu'il est torse nu. Du coup je relève les yeux vers lui. Non, je ne l'embrasserai pas pour une action débile. Si je l'embrasse c'est parce que j'en ai envie... Et oui, j'en ai envie. Et je discute si je veux. Alors je fais le pas qui nous sépare pour pouvoir être plus proche de lui. Et puis je me mets sur la pointe des pieds pour gagner de la hauteur. Et en trouvant un juste milieu entre la brusquerie et la lenteur, ma main droite se pose sur sa nuque pour l'attirer à moi, bien que je ne l'embrasse pas de suite, me reculant même légèrement pour ne pas le faire. Probablement un élan sadique. Je ferme les yeux, vérifie que malgré notre proximité et ce que nous sommes sur le point de faire je sais encore respirer avant d'humecter mes lèvres pour enfin les poser contre les siennes. D'abord chastement, pour être sûre qu'il ne me repousse pas, et ensuite avec plus de ferveur et de tendresse. Comme pour lui dire que je l'aime autrement qu'avec des mots. Parce que tous les sentiments dont parlent toutes les chansons niaises, je suis en train de les vivre en live. Parce qu'Ed Sheeran m'a dit d'embrasser comme je veux être aimée. Et même avec fièvre lorsque ses mains sont d'une part et d'autre de mon corps et qu'il m'a légèrement poussé contre la table pour avoir un support. Ce qui est une excellente idée car sur l'instant je n'ai absolument pas confiance en nos équilibres. Ma main contre sa nuque glisse dans son dos rejoindre sa jumelle et j'en profite pour le serrer contre moi, même lorsqu'on se sépare finalement, à bout de souffle. J'ose à peine le regarder mais pourtant je le fais, et je me retrouve perdue dans ses yeux, une nouvelle fois subjuguée par leur couleur et l'intensité de son regard que je n'arrive cependant pas à déchiffrer.
         « Action. Dis-moi que tu m'aimes. » j'ordonne dans un souffle contre ses lèvres. Parce que j'ai besoin de l'entendre, et même si c'est pas vrai je m'en fous. Juste une fois j'aimerais l'entendre, avant d'aller dépenser ma maigre fortune en super glu pour recoller mon cœur brisé. Et je ne le lui poserai pas en vérité pour une bonne raison : parce que je suis convaincue qu'il ne m'aime pas réellement et que s'il m'a demandé de l'embrasser c'était l'euphorie du moment et... l'alcool. Mais je me contenterai parfaitement d'un seul « je t'aime » un peu forcé, parce que je suis désespérée. Et amoureuse.
        


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Lun 16 Juin - 13:19


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Oui je lui ai demandé de m'embrasser, oui je veux qu'elle m'embrasse. Pas pour le jeu, pas pour la pousser au dessus de ses limites, pas pour abuser de ses révélations, juste parce que j'en meurs d'envie et que je n'aurais jamais eu le courage de le demander en temps normal, c'est à dire sans alcool dans le sang. Et surtout, sans "je t'aime" au préalable. Ca fait des mois que je tente d'oublier une fille qui m'aime, tout ça parce qu'elle n'a pas assumé. Non mais qu'est ce qu'elle avait à cacher ? Elle a honte ? Elle a peur qu'on soit jugé à la coloc ? Tu parles, ça serait les plus heureux qu'on soit ensemble, du moins qu'on soit heureux tous les deux. Parce qu'honnêtement, je ne pense pas qu'ils se doutent un seul instant de ce qu'il se passe entre nous, tellement Mila s'est donné du mal pour le cacher pendant tout ce temps. Même quand je lui ai présenté Azel, elle avait l'air tellement contente pour moi et naturelle avec elle que je ne pouvais pas me douter une seule seconde de ce qu'il se passait dans sa tête, et dans son coeur. Tout comme elle ne doit pas imaginer l'effet qu'elle fait au mien, encore moins depuis que je suis en couple. Bon sang, je suis en couple. Une autre fille vient de me dire qu'elle m'aime, je lui demande de m'embrasser et je suis un couple. Je suis un connard en fait. Comme les autres. Et .. Oh la main de Mila sur ma nuque. Ok je ne suis qu'un homme bourré, je ne peux pas réagir, ce n'est pas ma faute. Je la regarde s'approcher, et alors qu'elle venait de refuser ce gage, elle pose délicatement ses lèvres sur les miennes. Oubliant tout le reste, mes mains passent sur ses hanches, l'appuyant ainsi contre notre fameuse table derrière pour prolonger ce baiser sans risquer de perdre pied. Elle en aura vu cette table ce soir dis donc. Résumons la situation. Je suis dans ma cuisine, bourré, torse nu, en train d'embrasser la fille que j'aime depuis des mois. Ok ok, je vais me réveiller non ? Et non non, je ne vais pas me réveiller, c'est le frisson qui vient de me traverser de part en part qui me le fait comprendre. Je suis bien vivant, bien réveillé et je profite au maximum de ce moment avec elle. De sa douceur, de sa tendresse, de tout l'amour qu'elle met dans ce baiser. Ses doigts sur ma peau me donnent l'impression que je lui appartiens, qu'elle ne partira plus, qu'elle va rester là avec moi.

Malheureusement, ses lèvres finissent par quitter les miennes, question de survie en fait. C'est vrai qu'on a quand même besoin de respirer mais pour tout vous dire, j'étais tellement bien que j'en ai presque oublier ce détail. Je ne sais pas si mon estomac était noué ou rempli de papillons mais il était dans un sale état, tout comme mon coeur qui ne cessait de s'accèlérer et ma respiration qui se bloquait comme si je tentais de me remettre d'une apné. Bon certes elle s'est reculé mais mes mains restent posé sur elle, et nos lèvres restent très proches, à quelques centimètres de se retrouver. Je sens son souffle sur moi, sa tête relevée vers la mienne, nos regards qui se croisent. Ils sont tellement puissants, perçants, comme s'ils nous permettaient d'être enfermé dans notre bulle. Le monde aurait pu s'écrouler sous nos pieds à cet instant précis que nous n'aurions pas bouger. Mais elle n'en oublie pas le jeu, du moins elle s'en sert pour avoir ce qu'elle veut. J'esquisse un petit sourire et lui réponds " Je t'aime Mila.. " dans un autre murmure. Et puis je réalise que je ne veux pas qu'elle croit que c'est juste pour le jeu, tout comme j'ose espérer que ce baiser n'était pas juste un gage. Mais à en voir tout l'amour elle y a mis je n'ai aucun doute. " Et ne me forces pas à boire pour te prouver que c'est sincère, ça serait une très très mauvaise idée je crois.. J'ai assez bu pour ce soir "   Autrement dis, ne me fais pas boire pour confirmer sinon on risque de finir la soirée étalés sur le sol ou aux toilettes. Ca casse le romantisme hein. Et puis, je lui dis ça avec un petit sourire aux lèvres, des yeux brillants, reflétant mon bonheur. Elle va forcément comprendre que c'est sincère, que j'avais aussi envie de le dire.

Et puis tant pis pour le jeu, je lui vole de nouveau un baiser, la soulevant à peine pour atteindre ses lèvres avec les miennes. C'est court, je me recule assez vite, mais j'en avais envie. Ses lèvres étaient trop proches de moi pour que je puisse résister. Pour éviter de craquer une fois de plus, même si je me demande si c'est vraiment grave, je me recule. Enfin je me recule, c'est un bien grand mot. Je fais un petit pas en arrière de manière à avoir une distance de sécurité entre nos bouches mais de pouvoir en même temps garder mes mains sur ses hanches. " Hm.. " Oui profond Lucas, continues et tu vas réussir à faire une phrase. " Action. Ne t'enfuis pas.. " Changement de contexte, changement d'ambiance. Nos regards se défient toujours, ils sont sincères. Je ne veux pas la perdre. " Pas encore une fois.. " Oui je me rappelle de la fois où t'es parti, oui je l'ai toujours en tête, oui je t'en veux et non je ne veux pas que ça recommence. " Et tu ferai mieux d'éviter de boire toi aussi " lançais je toujours avec une voix plus douce mais un peu ton d'humour, juste pour lui faire comprendre qu'elle n'a pas vraiment le choix. Oui je suis un peu, beaucoup, sous l'emprise de l'alcool mais avec son baiser elle a au moins fait refonctionner mon coeur normalement et lui il sait ce qu'il veut, même si je ne suis pas vraiment capable de le décripter.




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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Mar 17 Juin - 0:45

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lucila
         « Je t'aime Mila... » Mes lèvres s'étirent en un sourire lorsqu'il répond à mon action murmurée par un autre murmure. Parce que ça m'amuse, moi, cette situation. Enfin, non, au fond du fond ça m'horrifie, mais l'alcool la traduit en amusement. Une grande dame, l'alcool. Ouais, c'est une dame, je viens de décider. Si je suis contente de moi ? Ouais, bah ouais, j'ai eu le droit à un « je t'aime » alors je suis contente. Mon cœur a pu s'accélérer à l'entente de ces trois petits mots prononcés par Lucas et si j'ai le chic de m'en souvenir je pourrais me les répéter plusieurs fois avant de m'endormir, avant de me fragiliser en me disant que c'est mal. « Et ne me force pas à boire pour te prouver que c'est sincère, ça serait une très très mauvaise idée je crois... J'ai assez bu pour ce soir. » C'est de sa faute, aussi, s'il a assez bu. Il n'avait qu'à pas se finir la bouteille de vodka et... Quoi ? QUOI ? Non, mais vraiment, quoi. Est-ce que j'ai véritablement entendu ou bien est-ce que ses paroles je les ai fantasmé ? Pourquoi il me dit que c'est sincère, bien sûr que ça ne l'est pas. Non, non, je sais que ça ne l'est pas. C'est une blague, c'est ça ? Lui et son humour pourri, parce qu'il se croit drôle ? Je le vois, son petit sourire, je ne suis pas aveugle non plus. Je relève les yeux pour croiser les siens, plus confuse qu'énervée. Mais de ce point de vue, il n'a pas l'air de rire ou de se moquer ou quoi que ce soit. Il a l'air simplement heureux. Oui, oui, heureux. Et, comme il l'a dit, sincère. Merde. « Tu... » Oui Mila ? « Je... » Mais encore ? « Non ! » Je fais, hésitante et indignée en même temps. C'est très clair, tout ça, oui. Mais je suis choquée, d'accord ? Lucas m'aime. Je n'y crois pas. « Tu peux pas... » Hey, trois mots alignés, un début de phrase ! Je pousse un mince soupir. Non, non il ne peut pas être amoureux de moi. J'ai passé trop de temps à me convaincre qu'il ne l'était pas, et que je me faisais des idées parce que c'était une sorte de fantasme d'adolescente. Bon bah voilà Lucas, ton amour tu peux te le reprendre. Et puis, comme pour me faire taire alors que j'étais silencieuse, ses lèvres se posent contre les miennes rapidement, et l'instant d'après ce n'est pas seulement son visage mais son corps entier qui se décale de moi. Sauf que si lui a les bras assez long pour garder ses mains contre mes hanches, moi pas et je ne peux plus atteindre son dos, c'est pourquoi je vais poser mes mains contre les siennes avant de relever la tête alors qu'il prend la parole.
         « Hm... » Il commence. Je suis censée dire quelque chose ? Pardon, je suis désolée, si okay tu peux m'aimer ça ne me dérange pas en fait, il faut juste que j'encaisse ? « Action. Ne t'enfuis pas. » Est-ce qu'on est encore en train de jouer ? Je ne suis pas sûre. Mais je pense qu'on a arrêté de jouer à partir du moment où je lui ai avoué que je l'aimais. Du moins, les règles ont un peu changé. « Pas encore une fois... » Je pousse un soupir, un élan de peine s'éprenant de moi. Oui, parce que la dernière fois j'ai fait l'idiote, et si j'en ai souffert lui aussi. Je le voyais, bien sûr, mais mon égoïsme naturel m'a poussé à l'ignorer et maintenant je m'en veux. « Et tu ferais mieux d'éviter de boire toi aussi. » J'esquisse un sourire, décelant une note d'humour dans sa voix douce. « Chut. » Je fais, sans doute très menaçante. C'est lui qui a voulu fêter ses deux ans comme il se doit, moi je ne suis que soumise. Et puis bon, il est mignon de vouloir m'empêcher de boire, de toute façon il a fini la vodka, pff.
« Hé. » Je fais pour capter son attention, comme si j'en avais réellement besoin. « Je m'enfuirai pas, j'te jure. » Je lui promets en entremêlant mes doigts aux siens et en le regardant droit dans les yeux. Je ne m'enfuirai pas cette fois. Sauf s'il le veut. Que ce soit demain, la semaine prochaine, l'année prochaine, dans dix ans... Parce que je suis encore un peu lucide, et assez sadique pour gâcher mon propre bonheur en pensant à Azel. La copine de Lucas. Et je me sens même un peu conne à penser à elle, parce que c'est là que je devrais être égoïste mais non, je sais qu'elle est là, qu'elle existe et que la vie c'est pas une chanson de James Blunt mais une chanson d'Imagine Dragons et c'est putain de compliqué mais pour l'instant je ne dirais rien, parce que je viens de lui promettre que je ne m'enfuirai pas. Et pourtant.
        Je lâche une de ses mains pour pouvoir la poser contre sa joue, puis je me mets sur la pointe des pieds pour embrasser furtivement ses lèvres comme pour sceller notre accord à sens unique. « Viens, je veux être un oiseau. » Je lui dis ensuite avant de l'entraîner à ma suite direction le jardin, sans vraiment lui laisser le temps de comprendre ou de refuser. Je frissonne légèrement lorsque le vent de la nuit m'accueille mais me laisse vite prendre par la chaleur ambiante : il fait toujours bon de sortir dehors en été. Et puis en fait, je suis trop flemmarde fatiguée pour être un oiseau et me mettre à danser et courir en chantant alors je lâche sa main pour aller prendre place sur un transat, lui laissant le loisir de s'allonger dans celui d'à côté. « Désolée si tu as froid. » Je chuchote, les yeux concentrés sur les étoiles dans le ciel, en pensant au fait qu'il est torse nu par ma faute et qu'il peut éventuellement avoir froid. Ce que j'essaie de faire ? De surprendre la nuit, bien sûr. De découvrir un autre monde dans ce ciel bleu presque noir, de comprendre le fonctionnement des étoiles et de trouver le moyen d'y accéder. De mémoriser chaque détails que je peux percevoir pour les peindre plus tard. Puis je pousse un soupir, parce que je suis désespérée de ne jamais reconnaître cette grande ourse et tous ses potes dont tout le monde parle, et aussi que je dois être d'une compagnie ennuyeuse. Je tourne la tête vers Lucas avec un sourire d'excuses sur les lèvres : « Je suis incapable de reconnaître une seule étoile. Juste la lune, là... » je fais en la montrant du doigt, bien que je ne suis pas sûre de la désigner de son point de vue « Mais c'est pas une étoile. C'est genre une planète bis ou un truc dans le genre, je sais pas je suis nulle. » En même temps, il n'y a que les intellos pour apprécier ce genre de truc, c'est bien connu non ? Si je suis venue là pour parler astronomie ? Non, bien sûr que non. Je me tourne donc vers lui, cette fois ci entièrement, et passe un bras sous l'oreiller posé sur le transat pour relever un peu ma tête pour pouvoir observer le bouclé plus facilement. Et je fais le truc préféré des adolescentes : je laisse mon autre bras traîner entre les deux transats, lui laissant le choix de prendre ma main dans la sienne ou non. Tu nous entends l'amour ? Tu nous entends ? Si tu nous entends il faut que tu reviennes parce qu'on est prêt maintenant, ça y est, on a bien déconné c'est vrai mais depuis on a compris.
        « Qu'est-ce qu'on va faire ? » Je pose finalement la question qui me brûle les lèvres dans un chuchotement. Et je ne parle pas du reste de la soirée, bien que ça aussi ça m'intéresse. Je parle de la situation dans laquelle nous sommes... Dans laquelle il est, en fait. Mais je me suis permis de me sentir concernée cette fois et d'utiliser un « on », oui.
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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila Mar 17 Juin - 11:56


j'étais prêt à tourner la page.
C'est la page qui ne veut pas se tourner.


Dans la catégorie "handicapés des sentiments", je voudrais Mila et Lucas, qui se tournent autour pendant des mois et qui ne sont capables de s'avouer leurs sentiments que pendant un jeu après une bouteille de vodka. Youhou, on est trop forts. Je tourne tout ça à la dérision, mais je bous intérieurement. Du moins, je suis sur que si je n'étais pas alcoolisé, ça m'énerverait et donc demain ça m'énervera. Se donner autant de mal pour refouler ce que mon coeur désire pour en fait me rendre compte qu'elle n'assumait juste pas. En même temps, elle n'est pas la seule fautive je sais. J'aurai du prendre les devants, j'aurai du être plus expressif, ne pas le chercher mais clairement lui montrer ce que je ressens. j'ai agit comme un ado prépubère qui craint de se faire remballer. Incapable d'aller vers elle, de l'embrasser et de me préparer à recevoir une claque. Elle me paralysait beaucoup trop du haut de son mètre soixante. Mais là ça y est, j'ai craqué, elle a craqué, on a craqué et qu'est-ce que ça fait bizarre. Je ne sais pas encore si ça fait bizarre en bien ou pas mais ça fait bizarre. Je me sens différent. Je me sens à la fois vide, sans ce poids qui me pourrissait la vie, mais en même temps rempli d'une tonne de sensation que je ne connaissais pas. Et ça ne s'arrange pas quand elle me dit, quand elle me promet en fait qu'elle ne s'enfuiera pas. Elle ne joue pas, elle ne rit pas, elle croise ses doigts avec les miens et me fixe pour bien me faire comprendre le fond de sa pensée. J'ai compris Mila, je sais qu'on n'est plus dans le jeu, je sais qu'on a dépassé tout ça et qu'on ouvre tout simplement nos coeurs. Mais je suis paralysé, comme un enfant qui a peur, comme un adolescent lors de sa première fois, comme un adulte lors de son mariage. Paralysé. Incapable de réagir. J'aime Mila, Mila m'aime, Azel m'aime, j'aime Azel. Trop d'amour pour mon petit coeur. Une partie de mon cerveau veut se concentrer sur Mila, sur le moment présent, et l'autre, appelé conscience il parait, me rappelle que je suis engagé ailleurs, qu'Azel m'attend, avec sa petite Malia et qu'elle m'aime. Comment je peux être ce genre d'hommes ? Encore une fois, elle met fin à toutes ses réflexions en posant ses lèvres sur les miennes. Comme pour rattraper le temps perdu. Elle fait juste ce dont elle a envie, ce qu'elle n'osait pas faire avant et j'aime tellement ça. Je tente de prolonger mais elle se recule doucement, me disant de la suivre parce qu'elle veut faire l'oiseau. Je fronce les sourcils et esquisse un petit sourire. Elle est géniale cette fille; elle est vraiment extraordinaire. Et puis ça ne sert à rien de demander ce qu'elle entend par oiseau, elle est bien trop dans son délire pour me répondre.

Je la suis donc, le sourire aux lèvres, jusqu'à dehors. Froid ? Ah je devrais avoir froid ? Ah oui c'est vrai, je suis torse nu dehors, en pleine nuit, mais à vrai dire j'ai plutot chaud. La présence de Mila ou de la vodka qui me fait cet effet ? Aucune idée, mais dans tous les cas j'ai chaud. " Non non ça va " répondis je gentiment, toujours ce sourire niais scotché à mes lèvres. Arrêtes Lucas tu vas finir par avoir l'air ridicule. Et puis elle s'allonge sur un transat, laissant celui d'à coté libre pour que je puisse y prendre place. Je ne sais donc toujours pas ce que signifiait être un oiseau. Le mystère de Mila reste entier. Un petit moment de silence s'installe, un moment calme, paisible, fixant tous les deux le ciel. Allez savoir à quoi elle pense, ce qu'elle veut, ce qu'elle ressent. Et si elle regrettait ? Et si elle ne voulait pas  de moi ? Si elle m'en voulait d'être avec Azel ? Et puis si.. Ah ben non, elle pense à la Lune. Mystère de Mila numéro deux. Je souris en l'écoutant faire avant de lever mon bras vers le ciel et dire " Là tu vois celle qui brille le plus, c'est l'étoile du berger. En fait c'est Venus mais on dit l'étoile du berger parce que les bergers la suivaient pour retrouver leur chemin. Et là, tu vois le truc qui ressemble à une casserole, c'est la grande ourse. " Et oui, Lulu s'y connait en astronomie. Enfin voilà ce qu'elle devait se dire. Nos regards se croisent de nouveau et je reprends avec un petit sourire aux lèvres " Voilà, t'apprends ces deux là et tu peux faire croire à pas mal de monde que tu t'y connais " Je finis avec un petit rire, pour lui montrer que non, rien n'a changé. Oui on s'est embrassé, oui on s'aime, mais quoi qu'il sepasse on ne changera pas.

Nos rires se mélangent, tels de jeunes insouciants et amoureux, avant de Mila vienne remettre les choses dans leur contexte et me demande ce que nous allons faire. Sauf qu'elle n'avait pas prévu que moi je n'ai pas envie d'être sérieux maintenant, que j'ai juste envie de profiter du moment avec elle, de profiter de toute cette complicité qu'on cache depuis des mois, qu'on tente d'oublier. On réfléchira demain, on pensera aux conséquences demain. Le mal est fait. Ou le bien, je ne sais pas encore. Alors autant en profiter un maximum. J'attrape sa main dans la mienne et rétorque avec mon fameux air joueur " Tu voulais faire l'oiseau non ? " Comment détourner habilement une question ? Démonstration. " Viens alors " repris je en tirant doucement sur la main de Mila pour qu'elle vienne vers moi. Je tends alors mes bras en l'air, paume des mains vers le ciel, n'attendant plus qu'elle se pose dessus. Vous voyez ce que je veux dire ? Comme quand les papas portent leur fille dans le ciel. Certains disent qu'ils font l'avion, Mila dira qu'elle fait l'oiseau D'abord surprise, elle se laisse prendre au jeu et passe au dessus de moi, me laissant ainsi attraper ses bras avec mes mains et soulever le reste de son corps avec mes jambes. Nos regards restent plongés l'un dans l'autre, innocents, heureux, jouant ensemble. Le bonheur quoi. Je n'ose pas briser ce moment en sortant ne serait ce qu'un mot, je préfère largement la regarder sourire, elle respire la joie. J'aime tellement la voir comme ça. Mais n'oublions quand même pas que quelques degrés d'alcool divaguent dans mes vaisseaux et m'empêchent de la laisser en l'air bien longtemps. Je la repose alors, évidemment sur moi et mon torse nu. J'aurai peut être du penser à cette proximité avant de faire mon superman. Tant pis hein.. " C'était pas mal comme projet non .. ? " Ne me dis pas que tu veux vraiment parler sérieusement s'il te plait, laisses nous profiter. Souris, profites, embrasses moi et demain on parlera des choses sérieuses. Ne nous enlève pas cet air niais qu'on a tous les deux encré sur le visage depuis une dizaine de minutes.


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Message(#) Sujet: Re: J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila

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J'étais prêt à tourner la page. C'est la page qui ne veut pas se tourner ~ Lucila
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