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 Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier

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Message(#) Sujet: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:38




Oscar Sawatzky
Je crois que Dieu ce sont les hommes et qu'ils ne le savent pas.
PRÉNOM(S) ET NOM: écrire ici. SURNOMS: écrire ici. ÂGE: écrire ici. NATIONALITÉ: écrire ici. ORIENTATION SEXUELLE: écrire ici. STATUT CIVIL: écrire ici. EMPLOI/ÉTUDES: écrire ici. SITUATION FINANCIÈRE: écrire ici.  AVATAR: écrire ici. CRÉDIT: écrire ici.

   ~ À QUOI RESSEMBLAIT TA VIE AU LYCÉE?
la réponse à cette question devra être d'au moins trois lignes, mais n'hésitez donc pas à développer le plus possible. voici quelques questions qui pourraient vous aider à rédiger votre réponse, évidemment vous n'êtes pas forcés de répondre à chacune d'entre elles: comment étais-tu perçu par les autres élèves? comment te comportais-tu en cours, avais-tu de bons résultats scolaires? et ta relation avec tes parents? en général, en gardes-tu de bons souvenirs ou au contraire, tu es heureux que cette période soit terminée?

   ~ ES-TU HEUREUX PRÉSENTEMENT?
la réponse à cette question devra être d'au moins trois lignes, mais n'hésitez donc pas à développer le plus possible. voici quelques questions qui pourraient vous aider à rédiger votre réponse, évidemment vous n'êtes pas forcés de répondre à chacune d'entre elles: comment vis-tu cette nouvelle liberté? à quoi ressembles ta relation avec tes parents désormais? as-tu gardé contact avec tes anciens amis, ou au contraire as-tu complètement coupé les ponts?

   ~ OÙ TE VOIS-TU DANS DIX ANS?
la réponse à cette question devra être d'au moins trois lignes, mais n'hésitez donc pas à développer le plus possible. voici quelques questions qui pourraient vous aider à rédiger votre réponse, évidemment vous n'êtes pas forcés de répondre à chacune d'entre elles: quel emploi rêves-tu exercer? te vois-tu en couple ou crois-tu plutôt rester célibataire? aimerais-tu avoir des enfants? désires-tu rester à white oak station ou préférerais-tu plutôt découvrir de nouveaux endroits?
Pour la répartition des groupes

Ce questionnaire servira à déterminer à quel groupe vous appartiendrez. Vos réponses aux questions à développement influenceront également la décision, mais si vous croyez que le groupe choisi ne correspond pas à votre personnage, n'hésitez pas à le signaler au staff, il est possible de revoir cette décision ensemble. Pour indiquez votre réponse, il suffit de la mettre en italique ou de barrer celles qui ne correspondent pas.
Spoiler:
 



PRÉNOM ET/OU PSEUDO: Eve et Oscar (parfois Arensberg accolé à Oscar, pour le bonheur.) Et réciproquement. ÂGE: 17 balais. PAYS: France. PRÉSENCE: Souvent. Trop souvent pour ma vie sociale. COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? Mélactor.  PERSONNAGE INVENTÉ OU SCÉNARIO? Scenario, les pouleys.. AUTRE CHOSE À AJOUTER? Je crache sur les fascistes. Et j'aime l'art. C'est tout. :heart:


Dernière édition par Oscar Sawatzky le Dim 1 Sep - 13:04, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:38


Crier sans bruit.
Il reste toujours quelque chose de l'enfance, toujours...
Je suis dans le cœur des hommes l'image de ce qui est beau dehors, mais putassièrement laid dedans. Je suis le fils gâté, l'enfant raté, celui que personne ne rêve d'avoir. Je suis le môme pourri, le môme troué, le môme incapable de vivre juste avec lui même. Je suis le marmot de merde sur lequel on crache parce qu'il fait du bruit dans le bus. Parce qu’il court en zigzag dans la rue, les bras écartés pour faire comme les avions, ceux qui volent haut. Parce qu’il sait pas se tenir à table, parce qu’il ne connaît pas les bonnes manières. Parce qu’il vit le nez perdu dans les nuages et les yeux posés délicatement sur la lune. Parce qu’il compte les étoiles et qu’il recommence, inlassablement, dès qu’il a perdu le compte. Je n’y peux pas grand chose, vous savez. Ce n’est pas que je ne veux pas, loin de là. C’est juste… C’est juste qu’on ne m’a jamais appris. On fermait les yeux sur mes conneries. Je vous jure, ce n’est pas vraiment comme ça que j’aurais voulu grandir. Mais qui suis-je pour en vouloir à papa ? Et puis, je crois que même si je me forçais, j’en serais incapable. Sans papa avec moi, je ne suis plus capable de rien. Plus jamais. Autant partir, dormir longtemps. Roulé en boule, comme un gosse. Position fœtale. Absurdité commune. Me prendre dans mes propre bras, à attendre que le temps passe. Mais le temps ne passe pas. Avec moi, il n’a jamais passé, le temps. Un petit caillou qui bloque le sablier. Certains grains de sable ont pu passer, jadis, mais cela c’est le passé. Le courant s’est épuisé. Pas qu’il n’y ait plus rien, non, loin de là. Je suis un cours d’eau que les hommes, de leurs mains calleuses, leurs mains plus vieilles qu’eux, ont empêché de couler. Je me goberge dans mon propre sable, celui qui a coulé. Au monde entier, je voudrais crier ma jeunesse, les ailes dans mon dos, fabuleux reflet de mon imagination. Parce que moi, contrairement à vous, contrairement à vous tous, je sais m’envoler haut, bien plus haut que le monde. La cime des arbres, j’y vivrai, moi, plus tard. Je suis un visionnaire, un enfant aux grands yeux, au regard avide de tout connaître. Je découvre par les yeux. Mais j’ai peur de chuter. Que je sois fils d’Icare, sa réincarnation, et qu’à vouloir toucher le soleil, je ne laisse fondre mes ailes de cire. Avec un peu de chance, je retomberai dans le ciel. Icare n’a pas réussi. Icare a chu dans l’eau. Icare, trop lourd de sa propre ambition, est mort noyé. J’ai peur de tomber dans l’eau et de mourir noyé. Je suis trop jeune pour mourir. Je serai toujours trop jeune pour cela. La mort, c’est pour les vieux, les malades et les cons. Papa était vieux. Maman était malade. J’ai peur moi d’être un con. Tout ce que je veux c’est voler, voler haut dans le ciel et en tendant la main toucher la peau de ces hommes qui peuplent ma bibliothèque, les murs de ma chambre, le creux de mon cœur, un peu de mes souvenirs aussi, et le fond des tiroirs. Duchamp. Artaud. Truffaut. Godard. Resnais. Eluart. Ray. Westwood. Joyce. Poussin. Anouilh. Prévert. Carné. Céline. Fortin. Cantat. Camus. Sartre. Ces noms bien trop grands pour être prononcés à voix hautes puisque les autres ne veulent pas comprendre. Les autres ne veulent jamais rien comprendre. Ils se pavanent dans leur ignorance. Ils disent connaître la vie et me méprise un peu. Je prétends connaître l’art et leur crache au visage. Ils ne savent rien de moi. Ne saurons jamais rien. Ils ne peuvent voir de mon visage que ce qui est en noir et blanc. La couleur, elle est dans mon pays imaginaire, loin de leur folie en verre, loin de leurs buildings, loin de leur imagination morne, loin de tout ce que je ne parvient pas à concevoir. De tout ça, je ne veux rien voir. Chaque jour un pas en plus, mais dans le mauvais sens. Je tourne le dos à leur société. Je tends les bras pour qu’un môme des rues, pour qu’un enfant perdu se décide à attraper ma main. Mais seul, toujours seul à faire la route en sens inverse. Les gosses comprennent trop vite la vérité. Leur vérité. Leur vérité à tous, à tous mais pas à moi. Je sais d’où je viens sans savoir où je vais. Et cela me fait peur. Je ne voulais pas, je vous jure. Je voulais pas m’asseoir sur le trottoir de ma vie et patienter toujours. Je vous le jure que je n’ai rien choisi. Que tout c’est fait comme ça. J’ai trop peur de grandir. Médicalement parlant, je crois que je suis atteint par le syndrome de Peter.



    « CHANGE PAS, GAMIN. NE CHANGE PAS. JAMAIS. »

Papa me prend par la main. Il vient de rentrer du travail. Il a l’air fatigué, et puis les cernes sous ses yeux, il paraît que ce n’est pas normal. Je me tais. Papa est beau, même avec ses cernes, alors même si ils les garde, moi je ne lui en veux pas. Je me tais, parce que je sais qu’il est fatigué. Qu’il veut se reposer un peu. Je lui prête de mon silence mêlé à mon absence de voix. Je me laisse guider sur les quelques mètres qui nous séparent de la salle de bain. Quelques secondes encore. Je sais ce qu’il veut faire. Parfois quand on peut lire le triste dans les yeux de papa, juste comme ce soir, il me tient par la main, et il m’emmène à la salle de bain. Avant, quand j’étais plus petit, il me portait même dans ses bras. Mais papa a vieilli et puis moi j’ai grandi. Ô, j’aurais voulu ne jamais grandir, pour que papa puisse continuer à me porter, à me porter toujours. Que je me creuse une petite place, juste là, entre ses bras, l’oreille collée a sa poitrine pour entendre battre son cœur, pour entendre chanter sa vie. Papa sourit de moins en moins. J’ai peur que ce soit de ma faute. J’ai peur de grandir trop vite et de perdre de mes traits la douceur de ceux de maman. Peut-être que papa ne m’aime plus. Peut-être que je suis devenu laid. Peut-être que maintenant que je suis un peu vieux, moi aussi – j’ai déjà neuf ans – maman est tout à fait morte. Je tremble un peu quand papa s’agenouille pour se mettre à ma hauteur. Et soudain le sourire renait. Je souffle un peu, du soulagement, mais le plus discrètement possible. Papa ne doit pas savoir que j’ai eu peur. Il ne comprendrait pas. Papa doit croire que je suis très fort en dedans, toujours. Comme ça, quand je serai grand moi aussi, il pourra compter sur moi aussi bien que j’ai pu compter sur lui. Papa rigole un peu, tout bas et tout rauque. Il a toutes ses cigarettes dans la gorge, papa, alors sa voix a bien du mal à passer. Il me dit pourtant, il me dit comme à chaque fois. Il répète, inlassablement. Mon papa, c’est une boite à musique, et sa musique à lui ce sont des mots. « Oscar, mon chéri, ne change pas, gamin. Ne change pas. Jamais. Tu as les yeux de ta mère, tu sais, et puis le nez aussi. Tes traits fins. Oui, tu es son portrait craché. Les traits moins arrondis, peut-être parce que tu es un garçon. Mais tu lui ressembles tant. Elle serait fière de te voir, maman, sois en sûr. Dieu sait que de là où elle est, elle doit te trouver beau. N’en doute jamais, Oscar. Ne doute jamais de l’amour que t’aurais porté ta mère, si elle en avait eu le temps. L’amour que je te porte, Oscar, je te le porte pour nous deux. N’oublie jamais ça. » Et il se lève et il s’en va. Et moi je reste, parce que je veux voir maman, encore, maman perdue dans mes traits à moi. Il n’y a pas beaucoup de photos, à la maison. Elles ont toute fondu, les unes après les autres, après le départ de Victor et puis celui d’Heath. Elles se sont envolées pour rejoindre maman, dans cet endroit trop grand où je ne les retrouverai pas. Seule photo encore vivant dans cette maison trop grande pour moi : celle du portefeuille de papa. Parfois, je lui emprunte quand il ne regarde pas – parce qu’il n’aime pas vraiment ça – et je regarde la photo un moment. Juste un petit moment. Elle est jolie. C’est comme dans les vieux films, en noir et blanc. Comme je suis dessus, dans les bras de maman et papa à côté, et Heath et Victor devant, j’ai l’impression qu’on fait tous parti d’un vieux film. Dans les films, je trouve que souvent les fins sont heureuses. Alors je prie un peu Dieu, le soir, pour que la fin de mon film à moi aussi soit belle, une fin où il me rendrait maman, une fin où papa arrêterait de vieillir. Une fin où Heath et Victor reviendraient à la maison. Parfois, quand je ferme les yeux assez fort, j’arrive à voir les images de la fin de mon film. Et parfois, quand je ferme les yeux assez longtemps, j’arrive à rêver que ce n’est rien d’autre qu’une douce réalité.



    « TU VAUX PAS MIEUX QU'UN AUTRE, OSCAR. PAS MIEUX QU'LA MERDE D'UN AUTRE. »

Victor crie des mots dans mon oreille que je ne comprends pas. Il pleure un peu aussi. Il pleure souvent. Je crois que c’est à cause de papa, mais je ne comprends pas tout. Ils ne veulent jamais m’expliquer. « T’es trop jeune », qu’il me dit, Heath, quand je lui demande de tout m’expliquer clairement. Je voudrais bien lui dire à lui qu’il est bien trop vieux mais je ne suis pas sûr qu’il apprécierait. Victor n’arrête pas. Il dit que c’est de ma faute. Il m’en veut et je ne comprends pas pourquoi. Il me fait peur. Un peu plus même. Victor n’est pas violent. Mais ses taches bleues, partout sur son corps, je crois que c’est ça qui me terrorise. Je l’aime un peu Victor. Mais il fait boire papa et je crois que ce n’est pas très bien, pas très. Alors je lui en veux, aussi, les deux tout en même temps. Victor, il a le même sourire que Heath et que papa. Leur sourire à tous les trois, il est sublime, quand on arrive à l’entrevoir au détour d’une idée noir. Il faut attendre longtemps pour le sourire de l’un des trois alors qu’ils ont le plus beau du monde. Ce sourire un peu brisé des gens qui ont connu la pire détresse du monde. De ceux qui n’ont plus rien à perdre parce qu’ils ont déjà tout perdu. De ceux qui, peut-être, j’en ai peur, n’ont plus la foi, pour tout recommencer. Et ces sourires, qui se font bien rares, finissent toujours par disparaître. Un jour, Heath passe par le pas de la porte. Le sac sur son dos. Pas un mot. Il ne dit pas grand chose, Heath, ou bien je n’ai pas l’oreille assez exigeante pour l’entendre. Il n’y a pas de grands adieux. Pas à la maison. Papa ne dit rien. Demain matin, pourtant, j verrai. Les bleus plus grands, plus nombreux sur le corps de Victor. Le verre de papa posé plus tôt sur la table du salon, et un peu plus rempli. Son sourire un peu plus tiré vers le bas. Celui de Victor, il me semble, n’existera plus. De toute façon, quoique je fasse, bientôt, ce sera lui qui sera prêt à suivre les traces d’Heath. Lui qui disparaitra, emportant avec lui la tendresse de ce sourire incertain, de ce sourire qui vaut le monde. Celui qui se peignait sur leur visage du fait d’un bruissement de feuille, de l’envol d’un oiseau. Du café à la bonne température, de la mer plus chaude que ce qu’on ne croyait. De la photo floue d’une femme un peu trop maigre. D’une main tendue. De cette main maternelle, de cette main paternelle. De ces deux mains qui pour les deux marmots, pour les deux disparus, jamais plus ne se tendront. Seul moi. Seul moi, éternel braillard, encore présent pour en profiter. Et j’en profiterai trop et je ne m’en rendrai pas compte. Ne me rendrai compte de rien. Mais comment se rendre compte si personne n’est là pour dire. Vous auriez été comme moi. Quoique vous disiez, quoique vous puissiez croire, vous auriez agi de la même manière, exactement. Pas une once de changement. Chaque même geste, à chaque même moment. Et les mêmes pleurs aux mots de Victor. Ces mots qui me reviennent, doucement, sournoisement. Violemment. « Tout ce qu’il a pu me faire, c’est de ta faute. Avec tes beaux yeaux à la con. Mais tu vaux pas mieux qu’un autre, Oscar. Pas mieux qu’la merde d’un autre. Tu fais pitié, à chialer tout le temps. Tout a toujours été de ta faute. » Ce qu’il croit vraiment, je n’en sais rien. Ses mots, s’ils sont porteur de sa vérité à lui, je suis incapable de le dire. La seule chose importante, pour moi, c’est qu’ils blessent, c’est qu’ils tuent. Aujourd’hui mon frère m’a tué de huit mots dans le cœur. Pas mieux qu’la merde d’un autre. Raisonne inlassablement dans ma tête. Je veux oublier. Je veux juste tout oublier. Me réveiller et être déjà plus loi, être déjà bien plus loin et ne plus me souvenir. Mais c’est compliqué, n’est-ce pas, que d’oublier. J’y arriverai un jour parce que les mots hideux n’auront plus assez de place dans mon cœur pour y rester. Un jour, ils seront remplacés par le simple souvenir de deux frères trop flous, de deux frères oubliés. Deux frères, simple rappel d’un passé qui n’a de cesse de s’envoler.



    « J’AI PAS LA FORCE POUR CES CONNERIES. »

J’attends. J’attends dans ma chambre que la lumière daigne s’éteindre seule. Que l’ampoule éclate. Plusieurs semaines de suite qu’elle reste allumée, ça ne devrait plus tarder. J’attends dans un creux de mon lit que la nuit s’empare de mon corps, qu’elle m’enlace et qu’elle me viole un peu car je ne veux pas d’elle. Au mur l’idée de ce que je suis devenu, au fil des ans, sans même m’en rendre compte, sans même le vouloir. Je ne regrette pas. Des photos développées il y a plusieurs mois de ça, déjà. Plusieurs années peut-être. Il y a bien longtemps que dans ma tête, le temps ne passe plus. Un urinoir renversé, une roue de vélo sur un tabouret. Des corps nus de ces hommes qui ne savent pas comme ils sont artistiques. Des marmots qui se tiennent la main et qui courent dans la rue, ou assis dans une salle de classe. Une française habillée en infirmière et juste derrière elle l’esquisse du visage d’un japonais. Ils sont à Hiroshima, mon amour. Les miennes sont ces photos. A ma droite, un mur entier de portrait de tous ces hommes dingues qui hantent mon esprit, jour et nuit, qui ont pris place dans ma cage thoracique, qui me pousseront demain à mettre les pieds au sol. Au dessus du lit : « Quelle musique, ce silence. » Beckett a parlé, et qui pour contredire Beckett ? Je me vanterais des murs de ma chambre si j’avais qui que ce soit avec qui en parler. Papa ne parle plus. Il parle avec les yeux. Et écouter est devenu trop dur, aussi. Papa faiblit de jour en jour. Papa vieillit. Moi, je ne vieillirai pas. Il me l’a demandé, il m’a fait jurer de rester comme ça toujours. Quoiqu’il arrive, pour toujours, je garderai en moi l’image de maman. Maman, collée sur ma gueule, où que j’aille, qu’importe le temps qu’il fait. Je doute, parfois, je doute de ma ressemblance avec elle. Ne s’agit-il pas des mots de papa, sortis uniquement pour me rassurer. J’ai peur, je crains l’idée. Je ne veux pas. Je ne veux pas n’être plus que moi. J’ai besoin de maman, maman pour me porter. Mes jambes sont trop fragiles pour se tenir seules. « Je suis un gosse, maman. Me laisse pas. Me laisse pas seul, j’ai pas la force pour ces conneries. J’suis un môme, maman. T’es partie trop tôt pour m’aimer comme il faut. » Je murmure, un peu trop haut, peut-être. Papa ne doit pas m’entendre. Papa n’a pas besoin de cela après sa journée de travail. C’est le seul répit que je lui donne, je crois. Je demande beaucoup, il m’accorde tout. Je me sers, comme le gosse pourri gâté que je suis. Il accepte, toujours. Jamais le moindre refus, la moindre négation, le moindre hochement tête si ce n’est pour dire oui. Je me sers, je prends, je vole. Mais je ne me plains jamais. C’est tout ce que j’ai à lui offrir. Je suis un môme qui ne sait pas pleurer. Les rares fois où l’eau salée cherche à bouffer mes yeux, je la renvoie dans es tripes, l’implore de se la fermer, de disparaître en moi, d’aller bouffer mes organes. Un fabuleux chagrin intérieur qui se plait à me dévorer. Mais toujours, toujours au matin, un sourire sur les lèvres quand je bois mon chocolat chaud. Un sourire qui s’effrite quand papa claque la porte pour partir au travail. Il est tôt. Encore une fois, je n’ai pas dormi assez. Il est tôt, mais je me suis levé pour manger avec papa. Je ne peux pas le laisser manger seul. Et qui me préparerait mon chocolat ? Qui mettrait des madeleines sur le bord de ma tasse ? Ce soir, ce soir quand j’irai me coucher je regretterai encore de n’avoir pas dormi. Je m’assiérai sur mon lit, et j’attendrai que la lumière s’éteigne. J’attendrai inlassablement jusqu’à tomber de fatigue. J’attendrai les pieds cachés sous mes draps. Je ne me lèverai pas pour appuyer sur l’interrupteur. Parce qu’une fois que je l’aurai fait, les monstres sous mon lit pourront sortir et me broyer dans leurs grandes mains effilées. Si j’éteins et que je dois aller jusqu’à mon lit, ils se débarrasseront de moi. Alors j’attendrai. Inlassablement, j’attendrai que l’ampoule se brise en des milliers, et des milliers de minuscules poussières lumineuses, cette lumière qui ne sera plus, un soir. Un soir, je pourrai dormir en paix. Mais pour le moment, l’ampoule est encore allumée. L’ampoule, ce soir encore, détruira mes yeux et moi, incapable de les fermer, je les laisserai se faire tuer.



    « C’EST CON MAIS JE CROIS QUE JE T’AIME. »

On s’est rencontrés comme ça, un soir comme les autres. Je rentrais de la bibliothèque, ou du cinéma. Je ne me souviens plus, mais je n’ai pas d’autres raisons de sortir de chez moi. Je rentrais. Toi, tu as surgi, comme ça, à l’improviste. C’était fabuleusement inattendu. Je ne me souviens plus de ce qu’il s’est passé. On s’est rentrés dedans ? Tu as chuté, j’ai chuté, on s’est aidé à se relever ? Un truc à la con, dans cette idée là.  A moins que pas du tout. Toujours est-il qu’avant la fin de la semaine, on était ensemble à la terrasse d’un café. Je m’en souviens encore, tu sais ? Tu avais une bière au creux des mains, moi j’avais un chocolat chaud. Tu avais réussi à oublier de me faire culpabiliser. Parce qu’on était samedi et que j’avais laissé papa seul à la maison. Tu étais intelligente, belle, et puis plutôt gentille, aussi. On s’entendait bien, vraiment. Je m’excuse. Je m’excuse encore, si tu te souviens de moi. On s’est vu, longtemps, on a appris à se connaître. Je n’avais pas beaucoup de conditions, et celles que tu m’imposais, c’était juste pour mon bonheur à moi. Pas de rendez-vous le samedi. On évitait le soir aussi, plutôt les jours en semaine. Aux soirées bruyantes, on préférait les salles de cinéma. Peu d’alcool, jamais de drogue. Nos addictions communes, ce n’était pas la clope et le bitume, on les trouvait dans les bouquins, dans l’art. Je crois que t’étais un peu la fille parfaite. Une amie, dont j’avais toujours rêvé. Tu me faisais oublier l’entrave que mon père pouvait être, sans même qu’on s’en rende compte l’un l’autre. Tu étais cette lumière au bout du tunnel que les gens voient, juste avant de calancher. J’ai choisi tout seul de l’éteindre. Comme un con. J’ai pris ma tête entre mes bain, enrubannée dans ce qui était censé être des lambeaux de cœur, et je me suis noyé tout seul. Icare et le soleil, c’était ça. J’étais Icare, tu étais mes ailes, ma connerie mon soleil. J’ai coulé dans la mer de ma propre merde, mon propre crane. J’ai chu. Un con. Je m’en suis remis. Je me remets de mes conneries. Je n’aurais pas tenu bien longtemps sinon. Je me souviens de tout, sois en sûr. Mais surtout, je me souviens surtout du jour où tu es partie. Du jour où j’ai déconné. Du jour où je n’ai pas su comprendre. Je ne comprends pas souvent correctement. Ou un peu trop tard. Et je ne suis pas encore persuadé d’avoir tout compris. Alors voilà. Je prends toutes les excuses que j’ai à t’offrir, j’en fais un joli paquet cadeau, et je pose le tout à tes pieds. Moi-même, je me mets à genoux devant les ombres qu’il reste de toi au fin fond de mes souvenirs. Mais il n’y a qu’à ces ombres que je pourrais m’excuser. Je suis incapable de te revoir. Terriblement incapable de ce genre de choses. Pas que je m’en veux trop, encore qu’il y ait certainement un peu de cela. Mais je ne peux pas, tout simplement pas prendre le risque de vieillir. Pardonne-moi, pardonne ma philosophie de merde, pardonne mes idées de merde. Pardonne ces conneries en lesquelles je crois depuis que je suis gosse. Mais je dois penser à papa. Papa a besoin de moi, je ne peux pas me permettre de l’abandonner. Je ne peux pas me permettre de l’abandonner comme toi je t’ai abandonnée. Tu sais, tes mots résonnent encore dans mon esprit. Ceux qui m’ont cassé en deux. Ceux qui m’ont fait partir. Ceux qui parfois, dans le cœur de la nuit, me réveillent en sursaut alors qu’enfin j’avais réussi à m’endormir. « Eh, Oscar, j’ai quelque chose à te dire. Je sais que c’est con mais je crois que je t’aime. Est-ce que je peux t’embrasser ? » Lâcheté. Surprise. Dépit. Incompréhension. Peur, surtout, peur. Fuite, fuite en avant. La fuite conduit à la chute. Trop longue. Le vide. Peur du vide. Souvenirs. Les souvenirs ont tenté de me tirer vers le haut. C’était bien trop grand pour ma tête de gamin. L’amour, c’est bien trop grand, de toutes façons. Ce n’est pas une question d’âge. J’ai trop peur des rides pour aimer quelqu’un. Quelqu’un qui chaque jour me verrait vieillir.  Quelqu’un capable d’assez de concentration pour compter la moindre de mes rides. Le soleil brûle les ailes de cire. Et Icare ; et Oscar tombe dans l’eau. Ma première noyade. Je suis aquaphobe.



    « DIS ADIEU À DEMAIN. »

Je m’appelle Oscar Sawatzky. J’ai quatre ans. J’ai dix ans aussi, et puis un peu douze. En fait, j’ai tous les âges jusqu’à… Disons treize ans. C’est un bel âge, treize ans. Après c’est trop, c’est beaucoup trop. Enchanté, je m’appelle Oscar et je suis passionné par l’art. Pas un art, juste. Tous les arts. L’art m’a donné un jour mon humanité. Je l’ai prise et tant qu’elle ne souhaitera pas me la reprendre, je lui en serai terriblement reconnaissant. Je n’ai rien d’autre à offrir, de toute manière, que connaissance et reconnaissance. Les autres, tout autour, auront à s’en contenter. J’ai grandi au milieu d’œuvres d’art et papa lui-même m’a élevé en tant que tel. L’absurdité du geste m’a plu, je crois. Une œuvre d’art, quand elle est réussie, est soit éphémère soit ne vieillie jamais. Soit je mourrai demain, soit je ne mourrai pas. Il faut que je me décide. Peut-être, demain, jouerai-je à pile ou face. Le hasard, le bienheureux, se goberge joyeusement au sein même de mes veines, au sein même de mes tripes. On s’est plutôt bien entendus, lui et moi, jusqu’à présent. De ces ententes cordiales auxquelles on ne s’attend pas forcément parce qu’il y avait tout, absolument tout pour que naisse en moi, à l’instant même de la mort de maman, une haine viscérale pour ce connard de hasard. J’ai mis mon ressentiment de côté et nous avons sympathisé. Nous jouons ensemble parfois et nous avons su nous accorder pour être chaque fois tous deux un peu gagnants. Un élégant couple n’ayant plus rien à perdre, ayant tout à gagner. N’aimant pas perdre ou ne voulant pas perdre. C’était dur parfois parce qu’il fallait s’y tenir même quand l’envie se dispersait. Alors il faut admettre que cela arrivait souvent. Mais dans le doute, on continuait à jouer le jeu, à faire semblant, toujours. C’est doux de faire semblant. C’est simple surtout. Avec papa, on y gagnait tous deux, à faire semblant. Il faisait semblant de m’aimer pour autre chose que ma ressemblance avec maman quand moi de mon côté je faisais semblant d’y croire. Qu’est-ce qu’on s’entendait comme il faut avec papa. On savait se complaire dans un silence mutuel, à se noyer dedans, merde. Papa n’était pas un homme vieux, papa était un homme muet. Il ne disait que l’essentiel et l’essentiel, c’était les traits de maman dans le reflet parfait du miroir. Pour le reste, les mots, c’était bien surfait pour se comprendre. Ça n’avait que du faux à exprimer. Si nous avions parlé, nous n’aurions fait que vivre une parodie de mensonge. Nous avons préféré nous y enfoncer totalement. Même nos yeux, finalement, étaient voilés par le mensonge. Ce blanc laiteux dans les yeux que se plait à déposer délicatement l’absence de vérité. D’apparence commune, papa et moi nous complaisions dans une terrible souffrance, cette lâche souffrance qui lie le veuf et l’orphelin. Nous savions mieux souffrir à deux que seuls. Quel talent pour cela ! Nous étions beaux malgré les traits noirs sous les yeux que la nuit nous léguait. De ce noir excentrique, aux tendances absconses, qu’ils appelaient des cernes, que j’appelais cauchemars. Ah ! ils savaient eux aussi comment m’accompagner où que j’aille, quoique je veuille. Quoique je demande, aussi. Une immense esplanade noircie de mes cauchemars dans l’un des coins sombres de mon crane charbonneux. Ce n’est pas que j’avais envie de pleurer quand je songeais à eux. C’est que je pleurais à l’intérieur, que mes larmes du dedans noyaient mes tripes tant ils étaient omniprésents. Je crois que ce sont eux qui ont tué mon futur. Très ouvertement, sans se cacher de rien. Comme si c’était tout exprès. À en fermer à clé la seule porte de sortie que l’on daignait m’autoriser. Le cauchemar, ce fourbe. Cette chose minuscule qui nait en même temps que ton sommeil et qui s’insère au sein même de ton être et qui se déplace silencieusement en dégoulinant de laideur. Et qui s’approche du creux de l’oreille et qui chuchote : « Eh ! Oscar, ça y est, je suis là. Dis adieu à demain. Avec moi dans le coin, tu ne pourras plus vivre qu’aujourd’hui. Ne t’en fais pas, je partirai un jour. Demain. » Si vous vous posez la question, ils sont dans une forme fabuleuse, mes cauchemars. Ils se tiennent debout, bien droits, ils tentent de dépasser de l’ombre de la foule qu’ils ont eux-mêmes créée. Ils donnent des coups, parfois, des coups à l’âme ou des coups à l’esprit. D’où les hématomes d’en dedans. Mes organes bleu sombre hurlent bien ma douleur. Déchirés qu’ils sont. Lapidés. Pauvres d’eux et pauvre, un peu, de moi aussi. Le pire, peut-être, c’est de savoir qu’ils ne partiront pas de sitôt. Ils auraient pu, sûrement. Mais plus maintenant. Maintenant c’est bien trop tard. Je n’y crois plus. Je ne crois plus en rien, de toute manière, depuis que papa a calanché.


Dernière édition par Oscar Sawatzky le Mar 24 Sep - 15:55, édité 10 fois
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:39

Au cas où.
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Maxine Fields

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:40

Bienvenue ! :heart:

Je crois bien que c'est la première fois que je vois Benjamin sur un forum :bave:, par conséquent, excellent choix de scénario. :cute:

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:43

bienvenue ici, petit moche :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 0:55

bébé sawatzky, tu es beau, contente de te voir enfin :faint: 
bienvenue :heart: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 2:37

Cassie Wilhelmsson a écrit:
Bienvenue ! :heart:

Je crois bien que c'est la première fois que je vois Benjamin sur un forum :bave:, par conséquent, excellent choix de scénario. :cute:
Et bien j'le connaissais pas (pour changer) alors faut remercier Mel (pour changer). Merci !

Victor Sawatzky a écrit:
bienvenue ici, petit moche :heart:
Parait que c'est d'famille la mocheté :heart:

Julian Novotny a écrit:
bébé sawatzky, tu es beau, contente de te voir enfin :faint: 
bienvenue :heart: 
Huhu, merci beaucoup à toi ! :heart2: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 2:46

bienvenue p'tit sawarzky ... **
sois sage (a)

... prout vic. j'lui dis bonjour parce que j'suis gentil, pas pour t'obéir d'abord !
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 5:19

Oh fuck, pas un troisième. :arrow::mdr:

Bienvenue :)
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 10:59

benjamin est un excellent choix! bienvenue. :heart4: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 13:25

M. Arseniy Litovski a écrit:
bienvenue p'tit sawarzky ... **
sois sage (a)

... prout vic. j'lui dis bonjour parce que j'suis gentil, pas pour t'obéir d'abord !
Moarchi :heart: Sage ? Tout le temps, promis juré :angel: 

Aubree S. Kershaw a écrit:
Oh fuck, pas un troisième. :arrow::mdr:

Bienvenue :)
Ouais, mais c'est le plus beau que voilà !Merci :heart:

Cloé Hill a écrit:
benjamin est un excellent choix! bienvenue. :heart4: 
C'est ce qu'on m'a dit, alors je l'ai pris ! Merci :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:14

Super choix de scéna et d'avatar :heart: Bienvenue et bonne chance pour ta fiche, si tu as la moindre question le staff est là :heart3: Et je t'ai réservé Benjamin pour une semaine :love: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:22

ooooh tout est tellement joli jusque là :**: :heart3: :cara: l'écriture, les photos, benjamin. :faint: :pray: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:35

Milo \"Cook" Payne a écrit:
Super choix de scéna et d'avatar :heart: Bienvenue et bonne chance pour ta fiche, si tu as la moindre question le staff est là :heart3: Et je t'ai réservé Benjamin pour une semaine :love: 
Choix est un grand mot. Mel me l'a collé sous le nez en me disant qu'il s'appelait Oscar. Elle sait que je sais pas refuser. C'est pas un choix, c'est un complot. Merci, en tous cas ! :heart:

Camille Cholmondeley a écrit:
ooooh tout est tellement joli jusque là :**: :heart3: :cara: l'écriture, les photos, benjamin. :faint: :pray: 
Merci beaucouuuuup ! :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:38

Haha :mdr: En tout cas c'est cool que tu es accepté :heart: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:49

Hoho, je suis bien trop faible pour dire non !
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:54

Bienvenu gamin \o
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 14:56

Merci vieux gars :heart:
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Azel Novak

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 15:23

bienvenue :eyes: :eyes:
très très bon choix complot de scénario. :heart: et puis il faudra que je prenne le temps de commencer à lire ta fiche, ça m'a l'air superbe. :cara:

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptySam 31 Aoû - 21:53

bienvenue parmi nous. :eyes:
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptyDim 1 Sep - 16:35

Ezra R. Siskind a écrit:
bienvenue :eyes::eyes:
très très bon choix complot de scénario. :heart:et puis il faudra que je prenne le temps de commencer à lire ta fiche, ça m'a l'air superbe. :cara:
Les scenarii de .Neo sont toujours koolos, faut dire. Merci beaucoup, en tous cas. :heart:

L-J. \"Koda" B. Harper a écrit:
bienvenue parmi nous. :eyes:
Merci à toi :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptyDim 1 Sep - 17:01

Bienvenue à bord :smile: 
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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptyDim 1 Sep - 17:06

Thanks capitaine :heart:
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Abigail Woods

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptyMer 4 Sep - 20:11

bienvenue sur flt. :heart2: 
j'espère que tu vas te plaire parmi nous et bon courage pour ta fiche! :eyes:

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Message(#) Sujet: Re: Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier Oscar - On peut être artiste sans être rien de particulier EmptyVen 13 Sep - 2:40

Coucou. :eyes2: Cela fait maintenant plus d'une semaine que ta fiche est commencée, elle se retrouve donc en danger. Si tu as besoin d'un délai supplémentaire pour la compléter, n'hésite pas à nous le signaler, sinon, d'ici une semaine sans nouvelles de ta part, nous devrons malheureusement supprimer ton compte.

En espérant que tu restes parmi nous. :heart2: 

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