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 Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha)

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Message(#) Sujet: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 2:54




lyokha merle gandhi
on a pas besoin de maison quand on a l'horizon. (saez)
PRÉNOM(S) ET NOM: De mes lèvres s'échappe Lyokha. Lyokha, lancé à la va vite.  Maman n'aurait jamais eu l'imagination de m'appeler comme ça. Elle s'est contentée de siffler Merle aux infirmières. Mais c'était trop douloureux à porter. Le son de sa voix résonnait à chaque fois qu'on le prononçait. Dans les foyers, j'étais le jeune Gandhi, bien plus pitoyable que le vrai, le grand. Heureusement, aujourd'hui, je ne suis plus que le gamin Lyokha. L'enfant sans famille, sans amis. Seul. Lyokha, cet oiseau. SURNOMS: J'ai pas de plumes, je ne sais pas voler sous la pluie, non plus. Une partie du ciel est pourtant dans mon cœur, les nuages, eux, restent coincés dans ma tête. Ce doit être pour ça, d'ailleurs, que l'on m'appelle l'oiseau : toujours les yeux rivés vers les étoiles. ÂGE: dix neuf ans, ou peut-être vingt, dans ces eaux là. NATIONALITÉ: Je ne sais pas qui je suis, d'où je viens. Je suis un fugitif à la poursuite de ses rêves, avide de liberté. Il n'est plus question de frontières ou de papiers, la terre entière m'appartient. ORIENTATION SEXUELLE: les filles sont jolies avec leurs yeux de biche qui vous fixent, trop plein d'amour et de vie. Elles ont de longs cheveux qui dansent au vent, toujours propres et brillants. Je ne sais pas comment elles font, les belles, pour toujours sentir le printemps. De toute façon, je n'ai pas le droit de les toucher de mes mains crasseuses. Les garçons, eux, ils sont aussi sales que moi. Ce doit être pour ça, d'ailleurs, que j'aime leur sourire. STATUT CIVIL: Aimer serait comme me brûler moi-même les ailes. Ce serait comme m'enfoncer des lames dans les veines. M'enfermer dans une cage. Me priver de liberté. Oh, douce amie. L'amour effraie. Pourtant, j'aime l'amour. EMPLOI/ÉTUDES: Je suis la main dans votre sac. L'âme volante au dessus de vos têtes. Voleur. SITUATION FINANCIÈRE: Plus que ridicule mais on a pas besoin d'argent quand le ciel nous appartient.  AVATAR: Alex Stoddard. CRÉDIT: tumblr.

   ~ À QUOI RESSEMBLAIT TA VIE AU LYCÉE?
J'ai pas connu les joies du lycée, ou même de l'école en général. J'ai peut-être fait une maternelle mais je m'en souviens plus. C'est à peine si je sais écrire mon prénom, de toute façon. Si je l'avais connu, j'aurais été un de ces pauvres gamins que l'on violente entre les cours. Celui qu'on raquette. Qui fait les devoirs des autres, même s'il ne les aime pas. Juste parce qu'il n'ose pas ouvrir la bouche pour hurler sa haine. L'intello de la classe, qui fait dans sa culotte. La petite perle de Maman. La fierté de Papa.
Mais j'ai rien eu de tout ça.
Juste la vie devant moi, et personne pour me tenir la main.


   ~ ES-TU HEUREUX PRÉSENTEMENT?
Caché au bord du lac, je respire dans mes vêtements trop grands. J'ai les cheveux en bataille, souvent. J'oublie parfois quel jour nous sommes, quelle heure il peut être. De toute façon, ici, la notion du temps n'a plus d'importance, du moment que je respire.
J'aime me réveiller chaque matin dans un lit trop petit pour trois. J'aime lorsque Isidore me murmure des mots que j'ai toujours rêvé d'entendre. J'aime sentir mes doigts caresser la peau brûlante de Lysandre. J'aime quand nous rions aux éclats, tous ensemble. J'aime les obliger à venir regarder les poissons du lac, pendant des heures, avec moi, alors que nous n'avons même pas de canne à pêche. J'aime les avoir dans ma vie. J'aime leur dire que je les aime.
J'aime ma vie avec eux. Parce que ma vie avant ça n'était pas la même, elle était trop vide et sans importance.
Alors oui, la main sur le cœur, je décrète : je suis heureux.


   ~ OÙ TE VOIS-TU DANS DIX ANS?
Toujours dans leurs bras, peut-être ailleurs. J'en sais rien. Ou bien avec Maman. Maman et son amour que je réclame depuis toujours. Qui sait, elle me ferait peut-être des tartes. J'ai pas envie de vieillir. J'ai peur de grandir, que l'on me brûle les ailes.
Parce que les adultes, ils sont comme ça, un peu trop tristes, un peu trop détruits. On pourrait croire qu'ils contrôlent la vie mais c'est faux. Ils sont aussi paumés que nous. Ils ont pas de plan à suivre. Rien du tout.
J'ai peur du futur, voilà tout.
Pour la répartition des groupes

Ce questionnaire servira à déterminer à quel groupe vous appartiendrez. Vos réponses aux questions à développement influenceront également la décision, mais si vous croyez que le groupe choisi ne correspond pas à votre personnage, n'hésitez pas à le signaler au staff, il est possible de revoir cette décision ensemble. Pour indiquez votre réponse, il suffit de la mettre en italique ou de barrer celles qui ne correspondent pas.
Spoiler:
 



PRÉNOM ET/OU PSEUDO: l'enfant sauvage (amandine) ÂGE: dix huit. PAYS: france. PRÉSENCE: sept sur sept. COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM? arse :heart3: .  PERSONNAGE INVENTÉ OU SCÉNARIO? inventé. AUTRE CHOSE À AJOUTER? amour, gloire et beauté.


Dernière édition par Lyokha Gandhi le Dim 25 Aoû - 0:28, édité 7 fois
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 2:54


souvenirs d'un autre monde.
la mécanique du cœur.



partie une : le nid.

Je doute, Merle, que ces mots n'arrivent un jour à toi. Je crains, qu'au fond, mes efforts ne soient envoyés à la poubelle. Mes doigts se referment sur le papier, manquent de le déchirer. Le cœur pleure déjà. À l'heure actuelle, tu dois très certainement m'en vouloir. Détester mon fantôme, cette absence que j'ai laissé derrière moi. Les yeux qui brûlent. L'envie de répondre dans le vide, de s'exclamer plus fort que cette lettre. Le besoin presque maladif de se faire entendre, enfin. La première goutte salée tombe sur l'encre, l'efface dans un cercle bien dessiné. Une partie d'elle se dissout en même temps que cette larme. Je suis désolé, Maman, de t'effacer si facilement. Je veux que tu saches à quel point je t'aime. Elle m'aime. Te laisser sur les marches de l'église fut pour moi l'une des plus difficiles décisions à prendre. Je savais ne pas être à la hauteur de ta grandeur. Quelle grandeur ? Quelle hauteur ? J'ai toujours été le plus petit de l'orphelinat. Mon geste peut paraître lâche et déplacé. Pourtant, il respire l'amour. N'entends-tu pas l'écho de mon cœur ? Ferme les yeux. Je pense encore à toi, à cette heure-ci. Où que je sois, mon âme se retourne vers toi. Tu dois être grand et fort à présent. Je refuse encore de fermer les paupières. C'est à peine si je respire, par peur que les mots ne disparaissent. Mon corps se recroqueville un peu plus dans le coin de cette chambre trop vaste. Les cris résonnent, c'est à peine si je les entends. Je ne suis pas grand, ni fort. Je suis rien de plus d'un gamin de treize ans sur qui la vie s'éclaire enfin. J'espère que tu es heureux. Qu'un jour tu pardonneras mes actes. C'est déjà pardonné, reviens moi, je t'en supplie. Je t'aime, Maman. Le mot froissé se perd timidement dans mes poches. Les dernières larmes coulent en silence, face à cette unique rencontre avec ma mère. Je ne connais même pas son nom. Les traits de son visage me sont inconnus. J'ai des étoiles dans la tête, l'espoir naïf de la retrouver un jour.
Puis un enfant me bouscule. Les larmes dégringolent contre le mur blanc.
Il sourit. Je souris. Il se fout de moi. Je ne le vois même pas.
Mon corps trop mince rejoint mon lit défait. Les lumières de la pièce s'éteignent lorsqu'une femme au visage froid appuie nerveusement sur l'interrupteur.
Il fait trop sombre ici, pour respirer.
Nous sommes tous trop agonisants pour vivre.
Je suffoque.

La grande porte du bâtiment en ruine claque derrière moi. La nuit s'écrase sur la ville. Il fait froid. Plus froid que je ne le pensais. Mes doigts gelés se perdent dans mes poches pour y trouver un semblant de chaleur. J'entends déjà derrière moi le grognement des gardiennes. Encore une fois, Merle se fait la malle. Encore une fois, le gamin espère retrouver sa mère. Il fuit l'orphelinat, le sac plein de gâteaux et de vêtements. À peine de quoi survivre trois jours. Ce soir, la neige est tombée. Elle recouvre le monde de son léger voile. Mes chaussures sont déjà trempes. De ma bouche s'échappe un léger nuage de fumée. Les oreilles gelées, mes doigts se posent sur celle-ci pour les réchauffer. La minute d'après, ceux-ci sont déjà aussi glacés que la nuit. Tous les efforts du monde ne suffisent pas à chasser le froid. Mes larmes semblent même se cristalliser lorsqu'elles rencontrent mes joues. Fatigué et épuisé, je ne compte plus depuis combien de temps mes pieds s'enfoncent dans la neige. Le craquement de la glace sous ma semelle reste mon unique réconfort. La tendre mélodie d'une liberté palpable. Quatorze ans et on se retrouve au même stade qu'un nouveau né. Seul et perdu, livré à lui-même.
Pas sur les escaliers d'une église cette fois.
En pleine nature, couché sur une botte de foin au milieu des moutons puants.
Demain tout ira mieux, Maman m'ouvrira ses bras et nous partirons, heureux.

J'ai parcouru le pays pour te retrouver, douce mère. J'ai affronté le froid d'Alaska. Je n'ai jamais cessé de chercher, pendant toutes ces années. Dans les bars aux lumières tamisées. Dans les recoins des rues malfamées. J'ai hurlé à qui voulait l'entendre combien tu pouvais me manquer. Je t'ai appelée entre les poubelles vertes, dans les regards de ces personnes sans promesses, derrière les bancs des parcs, dans les larmes des hommes. J'ai cherché ta silhouette sans rien dans les mains, sans aucunes armes. J'ai volé pour survivre. Mon plus bel espoir était de voir ton visage se dessiner un jour, là, à quelques centimètres du mien. J'ai cru te voir parmi les étoiles brisées, dans le courant d'un parfum lavande. Je n'ai fait qu'embrasser le vide. Tu restes introuvable mais je suis sûr que tu es là pourtant. Qui sait, peut-être même ai-je croisé ton regard sans le savoir. Je sais que tu es quelque part et c'est ce qui me donne encore envie de continuer. J'ai tellement de choses à te raconter, si tu savais.

partie deux : les ailes.

Le livre tombe au sol, brise le silence de la bibliothèque. Quelques regards se posent sur moi, caressent mon corps à l'abandon. L'épaisse couche de tissu qui me recouvre est aussi sale que mon visage. Aussi sale que mon âme. Lorsque je me penche, ma colonne vertébrale craque, mes os semblent se briser. Les mois passés dehors, perdu à ma propre solitude me dévorent. Ils embrasent mon cœur dans une douleur sourde. C'est à peine si je parviens à relever le regard vers la foule silencieuse. Ils se moquent tous, tout bas. Ils rient de mon état. De mon ridicule. Et tout con, je leur souris, dissimulant au passage une pauvreté évidente. Les cheveux en bataille, mes phalanges se posent sur le livre ouvert. D'autres doigts le rejoignent. Bien plus imposants et usés que les miens. Ils ramassent bien plus vite que moi l'objet tombé au sol. Mon sourire s'efface lorsque de grands yeux bleus me fixent. Le ciel semble refléter dans l'iris de ce regard brillant. Le teint pâle qui l'accompagne est aussi clair qu'un nuage. Aussi lumineux et intense qu'un rayon de soleil.

Symeon, un mètre quatre vingt dix de rêves. Bientôt trente ans. Marié. Heureux. Pilote d'avion. Rencontre avec un nouveau monde : l'air.

Symeon me parle d'avion. Je lui parle de liberté. Symeon me donne des leçons, l'air passionné. Je gobe ses paroles, sans jamais rien ne laisser s'échapper. Installé dans un avion minuscule, casque sur la tête, il sourit. Heureux de me faire découvrir sa passion, l'engin gronde un peu plus fort. Mon regard reste posé sur les manettes. Le cerveau enregistre, en plus de ce qu'il sait déjà. Quinze ans et toute une armée de pulsions dans la tête, l'avion s'élance dans les airs. Le cœur bat. Les oreilles se bouchent. Le cerveau se compresse. L'admiration ne diminue pas. J'aime Symeon lorsqu'il me parle de la vie. De sa femme, qu'il a cessé d'aimer, par lassitude. Des pays qu'il aimerait découvrir. De son voyage en Australie.
Je souris à sa façon d'aimer la vie.
J'aime Symeon et sa barbe mal rasée, ses traits fatigués et le bleu de ses yeux infini.
Il m'a fait aimer le bleu. L'air. Et la liberté. C'est de lui que me vient cet amour pour le ciel. Peut-être parce qu'à chaque fois que je lève les yeux je pense à son sourire.

Le retour sur terre est difficile. Mon âme est encore coincée sur un bout de nuage blanc. Le téléphone du grand sonne. Mon cœur se serre tandis que je me recule, sans préavis. Mes chaussures usées rencontrent le sol terreux. Je me retourne, sans question, sans explication, les joues toujours rouges d'émotion. L'expérience dans les airs était magnifique. Encore plus avec Symeon. Mon cœur bat avec acharnement sous ma cage thoracique. Il bat d'amour fou. Tellement que la main de l'homme se referme sur mon bras. Il ne sert à rien de s'en défaire, ses lèvres sont déjà contre les miennes. Désespéré par l'attente, mes doigts s'accrochent à sa nuque. Sa peau rugueuse irrite mon âme dans une caresse addictive. Un je t'aime glisse dans un souffle. Symeon me le vole, le garde, là, quelque part dans son cœur. Il ne me le rendra jamais. De toute façon, je n'en veux plus. Qu'il me vole ma virginité si c'est ce qu'il désire.
Vivons de notre amour, c'est ce que j'ai envie de lui dire. Mais il est trop occupé à me déshabiller pour ça.
Trop occupé à me briser le cœur.

Symeon retournera avec sa femme qu'il n'aime plus parce qu'au fond, il est comme tous les autres : dévoré par la peur. Ce baiser contre mes lèvres sonne un adieu.
À Dieu l'amour. À moi l'absence.

partie trois : l'envol.

Les villes sont minuscules. L'oiseau de fer entre en collision avec un nuage. Le sourire s'intensifie sur mon visage pâle. Pour la troisième fois en l'espace de quelques mois, le vagabond de seize ans est à bord d'un avion. La police doit s'activer, si bas, sur terre. Je les entends presque agoniser dans l'incompréhension. Grugé par un gamin, c'est tellement honteux. Tellement magnifique. Le brigand, c'est ce que l'on peut voir, écrit en grand sur les journaux. Je suppose qu'ils manquent juste d'imagination et d'ouverture d'esprit pour me trouver un autre surnom. Les journalistes les plus poétiques me nomment l'oiseau. L'enfant ailé. Qu'importe la prononciation, je reste le même : à bord d'un avion, à découvrir le monde. La troisième fois est toujours aussi belle, peut-être pas aussi impressionnante que la première. Mais il reste toujours un goût d'adrénaline auquel on devient accro. Le risque de s'écraser, frôler la mort et prendre son pied en même temps. Ne plus être attaché à cette terrible terre. C'est ce que j'ai toujours cherché, au fond, oublier le massacre de l'humanité. Fin non, on ne peut même pas appeler ça de l'humanité. Quand je vois les hommes se battre, les soldats tuer nos familles et nos enfants j'ai comme un goût acide qui me remonte des entrailles. Quelque chose de douloureux. Douloureusement réel.
Mais en bas, les mortels ne comprennent pas cette peur du monde. Ce besoin d'évasion.
Ils se perdent dans la société, s'arrachent la tronche pour un boulot et en oublient l'essentiel.

Les Hommes ne savent pas comme voler est bien plus beau que tous les salaires. Bien plus agréable qu'une cravate autour du cou. C'est une corde déguisée, de toute façon.
J'ai envie de leur hurler 'venez venez ! Qu'est-ce que vous attendez ?' mais ils ne pensent qu'à me punir, eux.
Me mettre derrière les barreaux et me brûler les ailes.
Je suis né pour les cieux, Symeon me l'a dit. On ne peut m'enfermer.
Comprenez le, Ô doux peuple de Gaïa. Venez voir comme Zeus est beau. Laissez vous porter.
Vous n'en sortirez que plus beau.

Mais ils sont sourds. Et moi je vis.

partie quatre : la beauté.

Voler des avions, c'est merveilleux. Être traqué comme un monstre, c'est épuisant. Je peux courir dans les rues, laisser défiler les paysages, me fondre dans la masse, rien ne change. Mon portrait robot est là. Omniprésent. Il ne me ressemble même pas. Je n'ai pas les traits du visage aussi durs. Ils sont doux, doux comme un coucher de soleil, apaisant comme les montagnes en fond d'une carte postale. J'ai cessé de dormir l'esprit tranquille. Je me retourne sans cesse, au moindre coup de vent. Au son d'une branche qui craque. Je meurs à l'idée de me retrouver enfermé en cage.

Je ne sais même pas pourquoi je suis là, encore une fois. Pourquoi je marche doucement vers le lieu du rendez-vous. Un de plus, depuis des mois. À la poursuite de phrases enivrantes, de mots doux. Des semaines à convoiter un fantôme. Un être presque fictif. J'ai marché sur un chemin de lettres les yeux fermés, sans songer une seconde à la fin de celui-ci. Comme si, soudainement, à partir d'encre, j'avais pris une confiance totale en l'inconnu qui se trouvait derrière ces mots. Une branche craque sous mon pied. Mes pensées redescendent sur terre lorsque deux visages me guettent. Ma première réaction est de reculer d'un pas. Puis de deux. Figé au milieu des broussailles.

Le cœur bat trop vite, me fait souffrir, là, perdu en pleine nature. Je me sens soudainement piégé. L'envie de partir me bouffe l'esprit. L'oiseau déploie ses ailes, prêt à fuir et s'envoler un peu plus loin. Le poids des plumes est lourd. Il manque de me faire tomber. Pourtant, impétueux, silencieux, le visage sale et les cheveux en bataille, je me rapproche d'eux. Mes pupilles les fixent, avalent le moindre mouvement. Comme un animal sauvage, le premier geste brusque me fera fuir. Mon âme se perdra une nouvelle fois dans les montagnes. Plus personne ne la retrouvera. Même pas les policiers qui poursuivent une ombre depuis des mois déjà. Mes yeux se relèvent vers le pont, à la recherche d'un échappatoire.

Une voix me supplie de m'en aller. Fuir cette situation détestable. Elle me murmure à l'oreille de m'éloigner. Et pourtant.
Un pas en avant. La distance se rétrécit.
Le sourire prend même place sur les lèvres. Je ne sais pas lequel d'entre eux est l'écrivain. Lequel m'émerveille par ses mots. Peut-être les deux. Je leur souris quand même. Les lettres reposent dans mon minuscule sac à dos, le même d'il y a quelques années en arrière. Rien n'a changé au fond. Tout s'est transformé. L'oiseau déploie d'avantage ses ailes face aux inconnus. Peut-être désire-t-il les prendre avec lui, pour voler, un peu plus haut.

La respiration se coupe. Mon prénom siffle entre mes lèvres. Lyokha. Le nom que portait l'avion de Symeon. Lyokha, en ces souvenirs heureux. Pour une nouvelle vie. Un nouveau départ. Main dans la main, avec Isidore et Lyssandre. Deux bouts de vie que l'on a juste envie de serrer dans ses bras. J'ai pu voir au fond de leurs yeux une mélancolie identique à la mienne. Un semblant d'humanité qui manquait jusqu'ici à mon existence. J'ai fermé les paupières pour m'échouer contre eux, sans même y réfléchir, une simple seconde. Quitte à en souffrir. J'ai besoin d'autre chose. De respirer mieux, ailleurs que dans les poubelles et ma solitude.

Allez, venez quoi. Partons main dans la main vers d'autres chemins. Perdons nous dans la sublime nature. Partons ailleurs. Dans les montagnes. Vers l'océan, à courir sur le sable encore chaud de la journée. N'importe où, quelque chose de beau. C'est pas fait pour nous, ici, de toute façon.
Partons.
Réchauffons-nous le cœur, les doigts tendus vers les crépitements d'un feu de bois.
Vivons mieux. Vivons heureux.
Aimons-nous, pour oublier qu'autour, tout est noir. Noir de haine.


Dernière édition par Lyokha Gandhi le Jeu 22 Aoû - 11:56, édité 16 fois
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 2:59

rebienvenue. :heart: 
tu as seulement rempli la toute première partie et pourtant j'adore déjà, tu écris divinement bien. :eyes2: sans parler du pseudo, qui est carrément parfait... :**:
bref, bon courage pour ta fiche!

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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 3:03

mon bout de moitié :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 11:10

Ellie Cartwright a écrit:
rebienvenue. :heart: 
tu as seulement rempli la toute première partie et pourtant j'adore déjà, tu écris divinement bien. :eyes2: sans parler du pseudo, qui est carrément parfait... :**:
bref, bon courage pour ta fiche!
je plussoie à fond, c'est juste superbe :faint: :omg1: j'ai hâte de voir la suite, c'est fou :heart4:
rebienvenue avec ce personnage, en tout cas, il me tarde vraiment d'en voir davantage de ton perso, et puis tes rps aussi :eyes2:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 11:29

Ellie Cartwright a écrit:
rebienvenue. :heart: 
tu as seulement rempli la toute première partie et pourtant j'adore déjà, tu écris divinement bien. :eyes2: sans parler du pseudo, qui est carrément parfait... :**:
bref, bon courage pour ta fiche!
Oh oui! Je rejoins leur avis également, c'est juste superbe :omg1: 
J'ai hâte de découvrir ce que ton personnage nous réserve, bon courage pour ta fiche :**: :heart3:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 11:39

Si on enlève le fait que je suis pratiquement phobique des masques à oxygène de guerre... :arrow: 
Bref ! Excellents choix, j'ai vraiment super hâte de voir vos liens à tous les trois :omg1: J'adore tellement comment tu écris c'est injuste :faint: :mdr: Bref, je plussoie mes vdds en disant que j'adore aussi ce que tu as déjà écris, hâte de voir la suite ! :omg2: :pray: 
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 12:42

Ce pseudo :bave: 

Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche :**: 
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 18:53

HEY MONSIEUR, t'es canon, ça te dirait un sorbet citron ?
Au cas où tu l'aurais pas remarqué, je tiens à te préciser que ceci est une parodie de parle à ma main ok ?
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 20:13

oh, merci tout le monde :faint: 
Lu, parle à ma main. ok ?
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Mer 21 Aoû - 21:49

Bienvenue jeune homme :) Bonne chance pour ta fiche x)
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 3:15

sache que je t'aime toi :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 8:57

Ton histoire est tellement touchante et prenante :**: Je l'ai lu d'une traite, je suis vraiment fan :heart:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 11:59

merci aubree ♥
isi, tout plein d'amour pour toi. :hehe2: (et un joli perv en plus)
oh, hassan, ça fait plaisir à entendre, merci beaucoup :heart: 
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 11:59

Hassan Al-Katib a écrit:
Ton histoire est tellement touchante et prenante :**: Je l'ai lu d'une traite, je suis vraiment fan :heart:
je plussoie :omg1:
est-ce que ta fiche est terminée ? :cara:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 12:10

Félicitations, tu es officiellement validé(e)!
Tu es validé avec grand, grand plaisir. :heart: tu écris divinement bien, et l'histoire de Lyokha est vraiment très belle. :eyes2:

Selon le questionnaire, tu te retrouves dans le groupe Seize the day, mais je pense que Memories don't go pourrait aussi correspondre. Tu préférerais lequel ? :cute:
Tu peux désormais te rendre dans la catégorie Gestion du personnage, où tu pourras faire toutes les demandes nécessaires et créer ta fiche de liens. Ensuite, tu peux aussi aller créer un ou plusieurs scénarios ici.

Bref, tout le staff te souhaite la bienvenue sur Feels Like Tonight!
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 12:51

le groupe seize the day va parfaitement à Lyokha. :cara: 
et merci :heart: 
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha) Jeu 22 Aoû - 13:13

je t'y ajoute alors. :eyes: avec plaisir :heart3:
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Message(#) Sujet: Re: Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha)

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Il y a dans mon cœur un oiseau bleu, qui veut sortir. (lyokha)
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